‹ Les vieux péchés; comédie-vaudeville en un acteChapitre 47 sur 403 · SCÈNE XIII ET DËRNtÉïlÉ · texte numérisé non relu

SCÈNE XIII ET DËRNtÉïlÉ

Les Mêmes , PAULINE , COLAS j ^ift RÎNGTON. ( jf^ oiii paru au fond et ont êhtendd lès derniers mots. )

pàvline, s'aVATtçant.

Maisi ad tout, Moneieur^^ tiie tollà!

toitfe *.

Pauline ! . .

LE COMTE, stupéfait.

A l'autre, à présent !

pacliNé.

Qu'ai-je entendu ? on ose accusef le prince ^ te calomnier ! moi , qui sais mieux que pershfnrie combien sa conduite fut noble et désintéressée. . .

sotiBisiB, dparl.

Hum ' qu'ést-tè qu'elle dit... j*ai bien envié de in'en aller.

PittLINE.

Ni; détbiilncz pas là tête , ittonsèigheuf".. . il né fout pas rougir d'éntcndrè là vérité !

SOUBiSE.

C'est bien ! c'est bien ' eh vôiLli àsâez ma petite !.

LE COMTE

MaiSj enfin, qu'a-t-il donc fait?

Ce qu'il a fait?... pour moi, pauvre orpheline, qui n'avais d'autres titres à sa protection que le souvenir dé mon père... Ah! je ne l'oublierai jamais !.. il est devenu mon guide , mon appui... il a Toulu m'aSsurer un avenir, une fortuné [baissant tes yeaé'^) 11 avait deviné que j'aimais quelqu'un, en secret. bOi'BiSE , fronçant le sourcil.

tîein ?.

LE COMTE, LA BARONNE et JVL1Z.

Comment?..

FAVLiNC , continuant.

Oui... lin jeune homme, pauvre, sans place... mais plein dfe mérite et de talens... Eh bien ! monseigneur a été le chercher dans la foule , pour le pousser , le protéger... souBisE , regardant Colas.

Ah ! je commence à comprendre ..

* SirKington, l'Abbé, la Présidente , Colas, Soubise , Pauline le Comte , la Baronne , Julie.

PAULINE. 55

PiVLikfa.

II n'a pas eu un moment de repos (iii'il ne l'ait fait arrivée i\iijt premiers emplois .. et tout-à-l'heiirB encore > quand vous Taccusiet. . . il s'occupait de moi, de raoïi bonheur... c'était lui t|ui favorisait mon mariage. . . qui levait toutes les difficultés. . . jusqu'à sa voiture qu'il avait envoyée pour nous conduire à l'église .. ( Mouvement des autres.) car nous en arrivons à l'instant, et j'ai le plaisir de vous présenter mon mari, M. Uozier...

socBisE, regardant Colas ffai s'incline.

Son mari !

PAVLiifB, eus.

Ab ! vous ne me démentirez pas, Monseigneur L. j'ai fait vôlrc éloge !. . .

TOUS

Son mari !..

LE COMTE

Vous êtes marié:» .'

rAi'LinB, timidement.

II l'a bien fallu , Monsieur. . . Vous m'aviez dil ^quc , si je n'avais pas l'esprit de trouver un mari, j'irais au couvent '... Je connaissais déjà le coùVeht , et je ne connaissais pas le mariage.

LE COMTE

Et comment êtès-vous lïiâiîês ?

Sln fclNCTON.

Oh! très-biçn..

A l'égli'^e St.-Louiî

COLAS

SIB KINGTOM.

Le mariage préparé pour môî... il avait servi pour eux... et je avMs Vôùlii servil" dé temom... aviaiil de partir !

sotBiSE , bas d Pauline , en la menaçaM du âôîgt. Petit serpent !.. . et cette visite promise ?..

PAULINE , bas.

Je l'ai faite, Monseigneur. .. àtcc mon mari... Vous trouverez, nos deux oorrts !

SOIIBISE^ pi^tté.

Ah ! une visite de noce... très-bien !.. tu Fera» une bonne J)etile ambassadrice ■

LE COMTE , qui parlait bas d ta barJÔHni.

C'est égal !. . comme tuteur ^ je ne peux pas permettre. . . et , foi de Polydore Courtemanclie de Yermenlon^ fe ferti caslCb le jnariage !

COLAS

Comment , Monsieur ?

LE COMTE , le montrant.

cUn petit employé !. . .

56 PAULINE

PACLIME.

Il est ambassadeur près rElecteur de Saxe... (Au prince.) N'est-ce pas , Monseigneur?

sooBiSE , d'un air contraint.

Il a été nommé en conseil...

LE COMTE

La place que je demandais !.. un homme sans naissance...

PAttlNE

II a des lettres de noblesse... n'est-ce pas , Monseigneur ? .

sotJBisE , de même.

Oui... oui...

LE COMTE

Tudieu ■' quel parvenu !

PAULIHE.

Et tout cela sans intrigue... sans passe-droits.... c'est le mérite seul... n'est-ce pas, Monseigneur?

SOTJBISE , d part.

Ah .' par exemple • c'est trop fort ■'

LE COMTE

Allons, il n'y a pas moyen d'empêcher... sotiBiSE , bas d Paulme.

N'importe !. . nous nous reverrons.. . je te suivrai !

PAULINE , souriant f et un peu bas.

Nous n'allons pas du même côté, mon prince... (haut) car j'ai le plai-sir de vous annoncer que vous avez le commandement de l'armée d'Hanovre.

souBiSE , avec joie.

Est-il possible?,.

COLAS

Oui, Monseigneur. .. la gloire vous attend, avec vingt-quatre mille hommes. ( Il passe d côté de Pauline qui s'avance. )

SOrBISE.

Ah ! parbleu ' Messieurs les Anglais , nous allons voir '. .

LE COMTE

Dieux •' que d'événemens ■' l'Europe bouleversée !

LA BARONNE

La guerre déclarée '

SOCBISE.

J'ai un corps d'armée ■'

COLAS

Moi, une ambassade .'

Moi, un mari •'

LB COMTE

Moi, je n'ai rien '

PAULINE. 5

socBisB , regardant Pauline.

El tout cela pourquoi :'. . . je vous le demande !

PAULINE, montrant la fenêtre, et regardant Colas

Parce qu'une petite fille regardait tous les matios ù celte fenêtre; mais, sait-on q»'cot o%qui gouverne?

CUQECK.

AiB de la Semaine des Amours, (de M. DoUt*. Qaels prodiges l'amour Noua fait faire Sur la terre!

A la ville, à la cour, Oui , tout cède it l'amour.

PAVLINE, au public.

Air du Vaud. de l'Héritière.

Auprès de vous, ambassadrice, Je tremble de me présenter; Par votre bouté protectrice, D&ignez, Messieurs, m'accréditer; Pour Colas si j'ai fait la guerre, Ce matin, contre les Anglais, Pour l'auteur, ]« voudrais bien faire Avec vous un traité de paix.

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