SCÈNE XIII ET DËRNtÉïlÉ
Les Mêmes , PAULINE , COLAS j ^ift RÎNGTON. ( jf^ oiii paru au fond et ont êhtendd lès derniers mots. )
pàvline, s'aVATtçant.
Maisi ad tout, Moneieur^^ tiie tollà!
toitfe *.
Pauline ! . .
LE COMTE, stupéfait.
A l'autre, à présent !
pacliNé.
Qu'ai-je entendu ? on ose accusef le prince ^ te calomnier ! moi , qui sais mieux que pershfnrie combien sa conduite fut noble et désintéressée. . .
sotiBisiB, dparl.
Hum ' qu'ést-tè qu'elle dit... j*ai bien envié de in'en aller.
PittLINE.
Ni; détbiilncz pas là tête , ittonsèigheuf".. . il né fout pas rougir d'éntcndrè là vérité !
SOUBiSE.
C'est bien ! c'est bien ' eh vôiLli àsâez ma petite !.
LE COMTE
MaiSj enfin, qu'a-t-il donc fait?
Ce qu'il a fait?... pour moi, pauvre orpheline, qui n'avais d'autres titres à sa protection que le souvenir dé mon père... Ah! je ne l'oublierai jamais !.. il est devenu mon guide , mon appui... il a Toulu m'aSsurer un avenir, une fortuné [baissant tes yeaé'^) 11 avait deviné que j'aimais quelqu'un, en secret. bOi'BiSE , fronçant le sourcil.
tîein ?.
LE COMTE, LA BARONNE et JVL1Z.
Comment?..
FAVLiNC , continuant.
Oui... lin jeune homme, pauvre, sans place... mais plein dfe mérite et de talens... Eh bien ! monseigneur a été le chercher dans la foule , pour le pousser , le protéger... souBisE , regardant Colas.
Ah ! je commence à comprendre ..
* SirKington, l'Abbé, la Présidente , Colas, Soubise , Pauline le Comte , la Baronne , Julie.
PAULINE. 55
PiVLikfa.
II n'a pas eu un moment de repos (iii'il ne l'ait fait arrivée i\iijt premiers emplois .. et tout-à-l'heiirB encore > quand vous Taccusiet. . . il s'occupait de moi, de raoïi bonheur... c'était lui t|ui favorisait mon mariage. . . qui levait toutes les difficultés. . . jusqu'à sa voiture qu'il avait envoyée pour nous conduire à l'église .. ( Mouvement des autres.) car nous en arrivons à l'instant, et j'ai le plaisir de vous présenter mon mari, M. Uozier...
socBisE, regardant Colas ffai s'incline.
Son mari !
PAVLiifB, eus.
Ab ! vous ne me démentirez pas, Monseigneur L. j'ai fait vôlrc éloge !. . .
TOUS
Son mari !..
LE COMTE
Vous êtes marié:» .'
rAi'LinB, timidement.
II l'a bien fallu , Monsieur. . . Vous m'aviez dil ^quc , si je n'avais pas l'esprit de trouver un mari, j'irais au couvent '... Je connaissais déjà le coùVeht , et je ne connaissais pas le mariage.
LE COMTE
Et comment êtès-vous lïiâiîês ?
Sln fclNCTON.
Oh! très-biçn..
A l'égli'^e St.-Louiî
COLAS
SIB KINGTOM.
Le mariage préparé pour môî... il avait servi pour eux... et je avMs Vôùlii servil" dé temom... aviaiil de partir !
sotBiSE , bas d Pauline , en la menaçaM du âôîgt. Petit serpent !.. . et cette visite promise ?..
PAULINE , bas.
Je l'ai faite, Monseigneur. .. àtcc mon mari... Vous trouverez, nos deux oorrts !
SOIIBISE^ pi^tté.
Ah ! une visite de noce... très-bien !.. tu Fera» une bonne J)etile ambassadrice ■
LE COMTE , qui parlait bas d ta barJÔHni.
C'est égal !. . comme tuteur ^ je ne peux pas permettre. . . et , foi de Polydore Courtemanclie de Yermenlon^ fe ferti caslCb le jnariage !
COLAS
Comment , Monsieur ?
LE COMTE , le montrant.
cUn petit employé !. . .
56 PAULINE
PACLIME.
Il est ambassadeur près rElecteur de Saxe... (Au prince.) N'est-ce pas , Monseigneur?
sooBiSE , d'un air contraint.
Il a été nommé en conseil...
LE COMTE
La place que je demandais !.. un homme sans naissance...
PAttlNE
II a des lettres de noblesse... n'est-ce pas , Monseigneur ? .
sotJBisE , de même.
Oui... oui...
LE COMTE
Tudieu ■' quel parvenu !
PAULIHE.
Et tout cela sans intrigue... sans passe-droits.... c'est le mérite seul... n'est-ce pas, Monseigneur?
SOTJBISE , d part.
Ah .' par exemple • c'est trop fort ■'
LE COMTE
Allons, il n'y a pas moyen d'empêcher... sotiBiSE , bas d Paulme.
N'importe !. . nous nous reverrons.. . je te suivrai !
PAULINE , souriant f et un peu bas.
Nous n'allons pas du même côté, mon prince... (haut) car j'ai le plai-sir de vous annoncer que vous avez le commandement de l'armée d'Hanovre.
souBiSE , avec joie.
Est-il possible?,.
COLAS
Oui, Monseigneur. .. la gloire vous attend, avec vingt-quatre mille hommes. ( Il passe d côté de Pauline qui s'avance. )
SOrBISE.
Ah ! parbleu ' Messieurs les Anglais , nous allons voir '. .
LE COMTE
Dieux •' que d'événemens ■' l'Europe bouleversée !
LA BARONNE
La guerre déclarée '
SOCBISE.
J'ai un corps d'armée ■'
COLAS
Moi, une ambassade .'
Moi, un mari •'
LB COMTE
Moi, je n'ai rien '
PAULINE. 5
socBisB , regardant Pauline.
El tout cela pourquoi :'. . . je vous le demande !
PAULINE, montrant la fenêtre, et regardant Colas
Parce qu'une petite fille regardait tous les matios ù celte fenêtre; mais, sait-on q»'cot o%qui gouverne?
CUQECK.
AiB de la Semaine des Amours, (de M. DoUt*. Qaels prodiges l'amour Noua fait faire Sur la terre!
A la ville, à la cour, Oui , tout cède it l'amour.
PAVLINE, au public.
Air du Vaud. de l'Héritière.
Auprès de vous, ambassadrice, Je tremble de me présenter; Par votre bouté protectrice, D&ignez, Messieurs, m'accréditer; Pour Colas si j'ai fait la guerre, Ce matin, contre les Anglais, Pour l'auteur, ]« voudrais bien faire Avec vous un traité de paix.
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