QUATUOR
ABOUL-IIASSAN , à Ali-Baba.
Enfin voici l'heureux instant Qui va couronner ma tendresse ; 3e suis fidèle à ma promesse, Et viens réclamer ton serment.
DÉLIE, à part.
De crainle à peine je respire.
ALI-BABA, basa Nadir.
0 ciel ! que dois je ici lui dire?
0 Mahomet ! protége-moi !
Mon autre «cendre , hélas ! me fait trembler d'effroi.
NADIU , bas à Ali-Baba, avec colère.
Allons donc!
ALI-BABA, licsitant, elà Aboui-Hassan.
J'ai toujours estimé dans mon ame Les vertus , les tré.sors qu'en vous l'on voit briller.
ABOUL-HASSAN
Je viens ici...
(montrant Délie.)
Chercher ma femme.
ALI-BABA, recardanl Nadir.
Je le .sais bien,
NADIR , basa Ali -Baba.
Allons , il faut parler.
ALI-BABA , liaul à Aboul-Hassan.
Un bon père dans tous les temps Doit s'immoler à sa famille ,
a4 ALI-BABA,
Et pour le bonheur de ma fille Je ne puis tenir mes sermens.
A B ou L- HASSAN.
Par Mahomet, qu'enlends-je?
ALI-BABA
Un cœur tel que le vôtre Comprendra ma douleur, mais elle en aime un autre.
ABOUL-HASSAN
J'ai reçu ta promesse.
ALI-BABA, montrant sa fille.
Elle a donné sa foi ; Puis-je contraindre un cœur?
ABOUL-HASSAN , furieux.
Eh! que m'importe à moi ?
ENSEMBLE