‹ Les vieux péchés; comédie-vaudeville en un acteChapitre 89 sur 403 · QUATUOR · texte numérisé non relu

QUATUOR

ABOUL-IIASSAN , à Ali-Baba.

Enfin voici l'heureux instant Qui va couronner ma tendresse ; 3e suis fidèle à ma promesse, Et viens réclamer ton serment.

DÉLIE, à part.

De crainle à peine je respire.

ALI-BABA, basa Nadir.

0 ciel ! que dois je ici lui dire?

0 Mahomet ! protége-moi !

Mon autre «cendre , hélas ! me fait trembler d'effroi.

NADIU , bas à Ali-Baba, avec colère.

Allons donc!

ALI-BABA, licsitant, elà Aboui-Hassan.

J'ai toujours estimé dans mon ame Les vertus , les tré.sors qu'en vous l'on voit briller.

ABOUL-HASSAN

Je viens ici...

(montrant Délie.)

Chercher ma femme.

ALI-BABA, recardanl Nadir.

Je le .sais bien,

NADIR , basa Ali -Baba.

Allons , il faut parler.

ALI-BABA , liaul à Aboul-Hassan.

Un bon père dans tous les temps Doit s'immoler à sa famille ,

a4 ALI-BABA,

Et pour le bonheur de ma fille Je ne puis tenir mes sermens.

A B ou L- HASSAN.

Par Mahomet, qu'enlends-je?

ALI-BABA

Un cœur tel que le vôtre Comprendra ma douleur, mais elle en aime un autre.

ABOUL-HASSAN

J'ai reçu ta promesse.

ALI-BABA, montrant sa fille.

Elle a donné sa foi ; Puis-je contraindre un cœur?

ABOUL-HASSAN , furieux.

Eh! que m'importe à moi ?

ENSEMBLE

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