Le général Osten, commandant les
TROUPES EN ZÉLANDE. (Pl. N° 89.)
Le général Pierre Osten (la vignette porte ses initiales P. 0.) était né à Menin, dans
la Flandre occidentale, le 4 avril 1759. Après avoir été mêlé aux mouvements insurrectionnels des Pays-Bas autrichiens, il prit du service en France : sa carrière militaire est longuement décrite dans les Fastes de la Légion d'honneur (III, 458 et suiv.). Nommé au commandement de la Zélande en l'an VII, il y était encore en 1809 lors de l'invasion de l'île de Walcheren par les Anglais. Fait prisonnier après une héroïque résistance et embarqué pour l'Angleterre, il réussit à se sauver sur une barque et à gagner les côtes de France.
11 se servit aussi d'une autre vignette que nous reproduisons sous le n° 90. L'arrangement des attributs qui entourent dans cet en-téte le médaillon central se retrouve dans un certain nombre d'autres vignettes, et particulièrement dans celle que le général Suchet, chef de l'état-major général de l'armée d'Italie, employait en l'an Vil.
Pl. no 89. — Le général Osten.
(i) Voir sur Ferrand, Et. Charavay, Correspondance générale de Carnot, t. II, p. 242, n. 2, et l'^lmcrteur et autographes du i5 août 1902.
ARMÉES DU NORD ET DE SAMBRE-ET-MEUSE
Pl. so go. — Le général Osten.
2 1. — Le général de brigade Morgan, commandant le Brabant occidental. (Pl. n° 91.)
Jacques-Polycarpe de Morgan, né à Ancenis le 2 janvier 1769, retraité le 4 septembre i8i5, avait été aide de camp de Dumouriez.
M. Bourgeot possède dans sa collection une vignette d'un dessin identique, mais un peu plus grande ; elle est signée : Dorgez del. et sciilp. ('), et elle a été employée dès l'an IV par le général de brigade Duvigneau, chef de brigade de l'armée de l'intérieur. Cardon ne fît sans doute que l'imiter, comme il imita, nous l'avons vu plus haut, une vignette de Quéverdo.
L'en-tête de Dorgez et de Cardon servit aussi au général Moulin et au général Desaix. Il fut gravé sur bois et employé ainsi par Boclet , chef de bataillon et de section des ingénieurs géographes du Dépôt de la guerre.
Le graveur Maillart fit de cette vignette «me imitation assez grossière, signée :
Ph.-J. Maillart à Bruxelles. Elle servit, en l'an VI, au conseil d'administration de la 66* demi-brigade. (Coll. G. Cottreau.)
Pl.. N° 91. — Le général Morgan.
(i) Sur le graveur Dorgez, voir Renouvier, p. i63.
Pl. no 92. — Le général Jardon.
(Coll. Noël Charavay.)
28. — - Le général Jardon. Signé : A. Cardon sep. (Collection Noël Charavay.) [Fl. N^ga.]
Un passage des Souvenirs da géaéral Lahure semble avoir élé écrit pour commenter cette vignette : « Jardon était de mes condisciples. Venu s'enrôler avec moi dans la légion Belgique à Lille, il se fit de suite remarquer et fut nommé général en 1796 pendant la campagne de Hollande. C'était un des officiers les plus intrépides que j'aie connus. Quand il marchait à l'ennemi, son mot pour entraîner ses hommes était toujours : Nous allons en faire de la chair à pâté. Aux avant-postes, dès les premiers coups de feu, on le voyait toujours prendre un fusil et se mêler aux tirailleurs. Brûler de la poudre était son bonheur('). »
Henri Jardon, né à Verviers dans le pays de Liège, le i3 février 1768, fut tué le 26 mars 1809 au siège de Guimaraens en Portugal. « Dans cette affaire, dit dans son rapport le maréchal Soult, le général Jardon, qui, avec son courage ordinaire, s'était porté en avant, accompagné seulement d'une douzaine de tirailleurs, reçut une balle à la tête, qui le tua. L'armée fut très sensible à cette perte; le général Jardon avait une réputation de valeur, de probité et de délicatesse qui le faisait généralement estimer. »
Il a paru à Bruxelles, en i84i , une biographie du général Jardon par M. F. Van Hulst. M. TJiil. Lorain a publié en i88i, à Verviers, V Histoire du général belge Henri Jardon.
22. — Le citoyen Bouteville, commissaire du Gouvernement près les départements RÉUNIS PAR LA LOI DU 9 VENDÉMIAIRE. Imprimerie des armées. Signé : A. Cardon sep-
Bouteville n'employait pas seulement la vignette que nous reproduisons sous le n° 98. Il se servait encore d'un autre en-tête, représentant la Liberté et l'Egalité assises de chaque côté d'une pierre sur laquelle est l'inscription : République Française. Corbet aimait à
(1) Souvenirs de la vie militaire du lieutenant.général Baroa L. J. Lahure. 1787-1815. Paris, 1895, in-80, p. 65.
ARMEES DU NORD ET DE SAMBRE-ET-MEUSE
LIBERTÉ
ÉGALITÉ
Pl. n" 93. — Le commissaire du Gouvernement Boutevtlle.
Pl. so 9/1. — Leclerc, sous-inspecteur aux revues. Pl. n» 95. — Richard, commissaire des guerres.
Pl. n" 9C. — Charles-Louis Alexandre, commissaire-ordonnateur en chef.
placer dans ses compositions : « Ce terme ou pierre milliaire carrée dont les anciens marquaient les limites des possessions et des pouvoirs particuliers ('). »
2/). — Leclerc, sous-inspecteur aux revues. Liège, 1800. Imprimerie des armées. [Pl. n° 94.]
25. — Richard, ' commissaire des guerres près l'armée de Sambre-et-Meuse. {Coll. Couriot.) [Pl. n° gS.]
L'ancien commissaire des guerres Richard se servait encore de cet en-tête en 1810 à Nouart, où il exerçait les fonctions de notaire.
26. — Charles-Louis Alexandre, commissaire -ordonnateur en chef et commissaire DU Gouvernement près les armées de Sambre-et-Meuse et du Nord et pays environnants, an V. Imprimerie des armées. Signé : Cardon sep. {Archives départementales de Meurthe-et-Moselle.) [Pl. n° 96.]