‹ Les vignettes romantiquesChapitre 13 sur 104 · LA JEUNE FÉE · texte numérisé non relu

LA JEUNE FÉE

VifineLtc de DivérU pour Ici Ugcndei, Ballades et Fabliaux (1819).

donner quelque éclat aux divers morceaux de son recueil. Pas de livre possible alors sans un dessinateur en renom. Le plus en vue, Achille Devéria, qui tenait alors en maître le crayon des faiseurs de vignettes, était un romantique échevelé à qui le nom seul de l'auteur eût fait pousser des cris de réprobation. Grâce sans doute à l'entremise de l'éditeur, une transaction eut lieu par laquelle l'artiste s'engageait à livrer les vignettes romantiques les plus caractéristiques qui se pussent voir, à la condition de ne pas les signer. Ainsi parut le livre orné de dessins dans la facture desquels se mêlaient à la fois des ressouvenirs byroniens, de

LEGENDES, BALLADES ET FABLIAUX

Barbe-Bleue avec une certaine nuance troubadour pour en adoucir la férocité.

Ce qu'en pensèrent les classiques, on l'ignore. Peut-être leur parut-il piquant qu'un homme de leur bord s'emparât dés armes de leurs adversaires pour jeter le trouble dans le camp ennemi. Il est certain que pour nous, déjà éloignés de la mêlée, Baour-Lormian, déguisé en romantique, tenant en main une bonne dague de Tolède et de l'autre une coupe de poison, est invraisemblable. C'est ce qui explique pourquoi les Légendes, Ballades et Fabliaux ont été omis par les nécrologues de l'ancienne « nouvelle école ». Une telle omission doit être réparée aujourd'hui et j'estime que sur un rayon d'une véritable bibliothèque romantique ces deux volumes doivent trouver une bonne place.

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