‹ Les Villes de la Russie SubcarpatiqueChapitre 1 sur 65 · PARIS LIBRAIRIE DROZ · texte numérisé non relu

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25, RUE DE TOURNON (vit)

Le cadre de cette étude avait été fixé sur les bienveillants conseils de mon Maître regretté Louis ErseNmAnN et de M. A. DEMANGEON ; j'ai cru devoir m’en tenir au plan le plus simple pour un ouvrage de ce genre. Soucieux d’éviter d’assembler bout à bout de sèches monographies, j'ai préféré me placer au point de vue de la géographie humaine et politique en étudiant les types de professions, les genres de vie, les différents milieux et en adoptant le critérium de la nationalité et de la confession religieuse. Les populations du Territoire étant, surtout dans les villes, extrêmement mélangées, je devais m'orienter plutôt vers une géographie humaine des noyaux minoritaires, en m'’efforçant d’analyser leur rôle social et économique.

Certains problèmes étant néanmoins communs à toutes les villes de la Russie subcarpatique, j'en ai fait une rapide étude. Pour chacune des cités, j’ai utilisé mes notes de voyages et les enquêtes dressées au cours d’un séjour de dix mois.

Je tiens tout d’abord à remercier les autorités du Gouvernement Provincial pour leur abondante documentation, et pour l’accueil bienveillant que je n’ai jamais manqué de trouver auprès d’elles.

Nombreux sont les concours que j’ai rencontrés au cours de mes recherches. Je pense ne pas faire preuve d’ingratitude en les indiquant ville par ville.

Uzhorod. — Je dois signaler tout d’abord l’aide précieuse que j'ai trouvée dès mon arrivée auprès du D' Victor KzimA, délégué du Ministère de l’Instruction Publique dans la province de Russie subcarpatique, qui m’a fourni une documentation abondante sur l’œuvre de reconstruction accomplie en matière scolaire par le Gouvernement tchécoslovaque. M. Hrasar, Gouverneur de la Russie subcarpatique, m’a permis de parcourir en toutes directions et jusque dans les moindres villages certaines régions du territoire, peu connues ou d’accès difficile, ou relevant de l’Administration des Eaux et Forêts.

En ce qui concerne UzZhorod, les travaux des professeurs Gabriel et Rauëer m'ont été particulièrement utiles. J’ai eu également l’oc-

casion de consulter la documentation statistique qui me fut fournie, à la mairie d'Uxhorod, par M. Dobej, qui voulut bien également me communiquer quelques vieilles photographies de la ville (années 1880-1890), ainsi qu’un plan cadastral très intéressant. Du point de vue des travaux publics accomplis depuis la guerre, mes rapports avec certains spécialistes ont été plus fructueux. L’ingénieur en chef, M. Beneë, m’a donné des renseignements d’ordre pratique.

D'autre part, le Lieutenant-Colonel Novak, directeur du Musée Ethnographique de la ville d'UZhorod, m’a ouvert les archives photographiques de son Musée, très riches surtout dans les questions d'évolution de l'Habitat et de l'Urbanisme : vieux plans originaux et abondante documentation sur l'artisanat rural et urbain dans la province.

Dans un tout autre domaine, M. Havas, directeur du plus grand journal de la Russie subcarpatique, paraissant à UZhorod, m'a fourni, sur la vie sociale et intellectuelle de la capitale du territoire, des données qu’il me semble possible d’utiliser dans une étude de géographie humaine. La presse {locale a publié un certain nombre d’articles historiques sur UZhorod et aussi d’études contemporaines. En particulier, l’U} Küzlüny, et le seul journal en langue tchèque : Podkarpatsky Hlas, dépouillés avec soin, offrent des chroniques et des feuilletons pleins de détails et de renseignements suggestifs sur la vie sociale et politique d'UZhorod.

Mukaëevo. — Mon travail à Mukaëevo a été très facilité par l’existence d’une Bibliothèque Municipale. Un vieux fonds historique sur la ville m’a paru très intéressant. J’ai pu consulter des ouvrages déjà assez rares comme le Munkäcs multja és jelene de Tabody Jozsef (Pest, 1860).

Les Archives du Magistrat (Hôtel de Ville) m'ont permis de prendre connaissance d’anciens plans tout à fait remarquables, dont quelques-uns seulement sont publiés dans le livre du professeur Sas.

En ce qui concerne le développement récent de la ville, des plans photographiques, des relevés par avion, extrêmement suggestifs, ont été mis à ma disposition. Je me suis efforcé, d'autre part, de retrouver d’anciennes photographies afin de pouvoir comparer de façon plus vivante les changements survenus pendant les dernières décades. En ce qui concerne les travaux publics, j’ai reçu de nombreuses indications de Waldemar Kwirz, de l’Académie commerciale de Mukaëevo. M. Knitl m’a également renseigné sur les institutions municipales d’enseignement (Gymnase juif, Écoles secondaires et commerciales ruthènes, tchèques et hongroises).

Dans un autre ordre d'idées, celui de l’étude des différents milieux et des rapports entre nationalités, j’ai rapporté quelques notations intéressantes, grâce au rédacteur du principal journal de Mukaëevo, M. Roth.

Il me reste à signaler, parmi les livres et la documentation que j’ai pu recueillir dans la seconde ville du Territoire, des statistiques complètes dressées par la municipalité, des rapports sur les problèmes scolaires et sanitaires. J’ai utilisé la très intéressante brochure trilingue du professeur; Saë, Z dëjin Mésta Mukaëeva (Munkäcs Varos Mültjabol), décrivant succinctement, mais avec précision, les diverses phases de l’histoire de Mukaëevo et s’efforçant d’éclairer, à la lumière d’anciens témoignages du passé, la signification historique et le rôle de Mukaëevo dans la nouvelle République. Le grand ouvrage de M. Sas, Archie Privilegovaneho Mésta Mukaceva, 1376- 1850 (Mukaëevo,[1933), m’a été également très utile. Je dois constater de même que c’est à Mukaëevo que j'ai eu l’occasion de parcourir toute une littérature de brochures, de pamphlets, de revues en hongrois. Beaucoup de ces pamphlets concernent la question juive, mais sont rédigés parfois avec une rare violence ; je ne les ai utilisés qu'avec la plus extrême prudence. Je pense en ce moment à la brochure de Barthä, célèbre en son heure : V zemi Chazarü, que j'ai d’ailleurs consultée dans la traduction tchèque de Matyas (Muka-

tevo, 1927).

Berehovo. — A Berehovo, j’ai pu obtenir une documentation statistique intéressante grâce à l’aide active du Bibliothécaire municipal et aux renseignements personnels qu’il a bien voulu me fournir. À la Mairie, si le Notaire a facilité mes recherches, je n’ai guère pu trouver que quelques chartes anciennes peu utilisables pour une étude contemporaine. (Je fais exception d’un document très: curieux sur la situation des Juifs dans la ville, et dont j’ai reproduit la teneur). Un érudit local, fonctionnaire de 1a Mairie, M. Kovacs Bela, a bien voulu me donner la primeur de quelques pages inédites de son histoire de la ville de Berehovo qui va paraître prochainement (Beregnap véros !rôvid türténete). Enfin, sur toutes les questions scolaires, le sous-directeur du Gymnase de Berehovo, M. Zapf, m'a guidé avec la plus grande bienveillance.

Chust. — La documentation statistique que j’espérais rencontrer à Chust est beaucoup moins importante. À part certaines notations intéressantes et quelques chiffres que le Notaire a bien voulu me communiquer, je dois signaler quelques statistiques scolaires que le directeur du Gymnase (ruthène) de Chust, le D' Lukovië, m'a remises.

M. Lukovié m’a facilité également l’accès de la Bibliothèque d’Histoire provinciale du Lycée. Le Dr Lukovië m’a, de même, signalé une série d’articles dont il était l’auteur concernant l’histoire de la «ville » de Chust, Huszt es Kürnyekenek türténete, parus en 1933 sous la forme de feuilletons (au nombre d’une trentaine environ) dans un journal local hongrois Verchovina, dirigé par M. Oesterreicher. J’ai pu y puiser un certain nombre de données sur l’histoire de Chust

avant la guerre.

Qu’il me soit permis, en terminant, de témoigner particulièrement ma reconnaissance à M. Fichelle qui a bien voulu préparer mon voyage, au Professeur J. Kräl dont l’exhaustive Geografickà bibliografie Podkarpatské Rusi (Prague, 1923 et 1928) m’a été de grande utilité, au Dr Moscheles, de l’Institut de Géographie de Prague, qui a accepté de me communiquer certains de ses intéressants travaux.

Je dois enfin reconnaître le profit que j’ai retiré des observations et des conseils de M. F. Dominois qui a bien voulu lire mon manuscrit et me faire part de ses souvenirs personnels. Je lui exprime ma plus vive gratitude.

Je remercierai enfin le Ministère de l’Instruction Publique tchécoslovaque et l’Institut d'Études Slaves de l’Université de Paris qui ont contribué à aider mes séjours en Russie subcarpatique.

Paris, janvier 1938.

IINVWAOY

INÔILVAHVIANS ISSN k V7 3a

SATIIA S471

res Eu g:

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