‹ Les Villes de la Russie SubcarpatiqueChapitre 37 sur 65 · ENTRAVES AU DÉVELOPPEMENT DE L'INDUSTRIE · texte numérisé non relu

ENTRAVES AU DÉVELOPPEMENT DE L'INDUSTRIE

19 Une des plus importantes est le manque de débouchés ; il n’y a pas lieu ici, comme pour l’agriculture, de rappeler l’ancienne unité économique de la plaine hongroise, brisée par l’arbitraire des frontières ethniques : l’industrie était, en effet, presque inexistante sous le régime magyar. Mais, dans les conditions actuelles, il est nécessaire de constater que la configuration de la Russie subcarpatique est défavorable. Trois barrières douanières, dont deux très élevées, arrêtent les quelques exportations qu’elle peut faire. Le marché extérieur, surtout le marché hongrois, est rigoureusement fermé.

29 Reste le marché intérieur. Or, Bohême, Moravie et Silésie sont trop industrialisées pour avoir besoin de produits fabriqués. Seules peuvent offrir quelque intérêt certaines matières premières spéciales à la région (sel, bois). Mais, ici, se pose le problème des moyens de transport. Les voies d’eau sont inutilisables, d’abord parce que leur débit est trop irrégulier, ensuite parce que les régions industrialisées de l’ouest appartiennent à un réseau hydrographique différent. Le coût du transport par voie ferrée est très élevé (ligne UzZhorod- Jasina).

Les routes en pleine réfection ne permettent pas encore aux automobiles de suppléer au trafic ferroviaire trop coûteux. En février 1928, sur 374 véhicules automobiles il n’y avait que 31 camions et 51 autobus.

30 Les capitaux manquent : les sommes investies dans les quelques exploitations industrielles l’ont été par des banques tchécoslovaques ou américaines. La Podkarpatski] Bank A. D., dont le siège actuel est à UZhorod, voudrait faire un large appel aux capitaux d’outre-mer, mais diriger elle-même les opérations.

L’'Agrärni Banka Ceskoslovenskä possède une filiale àU%horod !.

? Parmi les moyens de domination utilisés par la minorité magyare avant la guerre il faut signaler avant tout l’argent. Il est étonnant de constater le grand nombre des banques et établissements de crédit que possédait une province célèbre pour sa misère. La plupart de ces institutions étaient la propriété de quel-

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