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INOCULATIONS PRÉVENTIVES DE VENIN

ont acquis cette immunité en avalant ou en s'inoculant de petites doses de venin du serpent sur lequel ils ont coutume d'opérer.

Voici la manière d'opérer à la Guyane d'après l'ingénieur M. Moufflet :

« Près d'ici est un individu, un peu charmeur de serpents ; on va le trouver pour se faire vacciner (ici, l'on dit laver du serpent). H a chez lui dans une boîte, un tiroir de meuble, un pot contenant un petit serpent venimeux. Sous un prétexte quelconque, comme, par exemple, pour vous offrir un cigare, il vous tend un peu haut la boîte. A peine avez-vous plongé la main pour saisir l'objet, que vous vous sentez piqué. 11 vous administre alors un remède, et vous voilà lavé; généralement cette piqûre est suivie de trois à quatre jours de malaise.

« Cette piqûre d'un serpent particulier peut-elle vous procurer l'immunité relativement à tous les autres? Je n'en sais rien; j'ai voulu tenter l'expérience sur moi, mais le charmeur n'a pas voulu me laver: je suis un blanc! »

En Europe on a également prétendu qu« l'homme ou l'animal mordu une première fois par une vipère et guéri est devenu réfractaire aux morsures ultérieures.

J'ai voulu m'assurer par l'expérience ce que cette opinion a de fondé.

Sur une chienne griffonne âgée de un an, j'ai fait, depuis le H août 1890 jusqu'au 26 février 1892, douze inoculations successives de venin par injection souscutanée à Taide de la seringue Pravaz. Chaque fois cette bête était impressionnée par le poison ophidien ; elle avait cependant acquis une résistance plus grande que les chiens non inoculés préalablement. Les effets locaux n'étaient pas sensiblement moindres, mais les accidents généraux étaient toujours modérés et disparaissaient très vite. Tous les chiens non vaccinés, inoculés comparativement, offraient un grand abattement, des nausées, de l'hématurie, tandis que la chienne vaccinée ne montrait que de la iristesse, mais n'avait ni nausées, ni hématuries. Cette chienne conservée jusqu'en novembre 1892 gardait sa gaîté et son appétit, mais elle était devenue anémique et maigre malgré une bonne nourriture.

Les observations faites sur cette chienne m'ont appris que des inoculations successives de petites quantités de venin peuvent communiquer une résistance plus grande au venin, mais qu'elles sont incapables de conférer une véritable immunité contre l'envenimation. Le venin impressionne toujours l'animal vacciné ; et, je suis persuadé que des doses un peu fortes le feraient succomber.

A mon avis, l'organisme de l'homme et des animaux peut s'accoutumer un peu au venin, comme à

beaucoup d'autres poisons, mais ne devient jamais entièrement réfractaire à son action.

Je suis donc porté à admettre que les jongleurs et les chasseurs de serpents qui se disent réfractaires au venin ne se font réellement pas mordre par des reptiles ayant leur appareil venimeux intact.

Traitement curatif. — Il y a trois ordres de conditions à observer dans le traitement de Tempoisonnenient par le venin de la vipère : 1** On doit chercher à empêcher l'introduction du venin dans le torrent circulatoire; 2° empêcher le développement des accidents locaux ; 3** chercher, lorsque l'absorption du venin a eu lieu, à combattre la manifestation des phénomènes généraux dus à l'empoisonnement de l'organisme. Pour remplir ces indications , il faut un traitement local et un traitement général.

Traitement local. — 11 doit avoir pour but d'em- . pêcher l'absorption du venin et le développement des lésions qui tendent à se produire au point mordu.

Pour prévenir la pénétration dans le sang d'une dose toxique de venin, on peut avoir recours aux moyens suivants : amputation ou excision de la partie blessée, ligature appliquée entre la plaie et le cœur, incision des tissus au point de pénétration des crochets, succion avec la bouche, application d'une ventouse, cautérisation, application d'une solution

d'acide chromique ou de permanganate de potasse sur la plaie élargie par Tincision.

Vablation de la partie blessée est un moyen trop barbare pour qu'on puisse le conseiller; d'ailleurs il n'est efficace que s'il est employé immédiatement après fti morsure. En effet, Fontana a montré que pour empêcher la mort d'un pigeon piqué à la patte par une \ipère, il faut couper le membre moins de vingt secondes après l'accident. Si l'amputation est faite plus tard, la mort survient malgré l'opération. Chez rhomme,lechienetles autres animaux, moins sensibles à l'action du venin que les oiseaux, l'absorptioa d'une dose toxique de venin demande certainement plus de temps, à moins pourtant que la dent venimeuse aitpénétré directement dans une veine. En général, on doit proscrire ce moyen sanglant; nous en possédons d'autres qui sont très efficaces, et pour ainsi dire inofifensifs. D'ailleurs l'ablation ne pourrait guère être appliquée chez l'homme que si la piqûre venimeuse portaitsurl'extrémitéd'undoigtou d'un orteil.

Pour prévenir l'absorption immédiate du venin, il suffit le plus souvent de placer aussitôt après l'accident une ligature modérément serrée entre le cœur et la partie mordue. La circulation du sang et de la lymphe se trouvant ainsi arrêtée, le venin n'est absorbé qu'avec une grande lenteur. Il reste au point oii il a été déposé, et n'envahit pas l'économie

par rintermédiaire de la circulation. La ligature peut se faire avec tout lien que Ton trouve sous la main : ficelle, ruban, tresse, jarretière, crin, herbes, mouchoir, écorce de saule, etc., etc. Le point important c'est qu'elle soit large et peu serrée, pour éviter l'étranglement des tissus, l'œdème et la ga,ngrène.

La ligature ne doit être faite qu'en attendant l'application d'autres remèdes; elle doit être provisoire et enlevée après une demi-heure ou une heure au plus. Si l'on se trouve dans l'impossibilité d'employer d'autres moyens curatifs on doit rendre la ligature intermittente. Les D" Holbrook et Ogier conseillent de détacher le lien de temps à autre, puis de le replacer un peu plus loin. On évite ainsi l'étranglement et on ne laisse le venin envahir la circulation que par petites doses qui peuvent être supportées par l'économie et qui sont ensuite éliminées graduellement avant de provoquer des accidents graves.

Par la ligature on ne détruit pas le venin, on retarde simplement sa pénétration dans le sang. Elle ne doit donc servir que de moyen provisoire en attendant l'emploi d'un traitement plus énergique. Pour prévenir réellement les accidents d'envenimation, il faut employer en même temps que la ligature, d'autres moyens capables soit de détruire le venin sur place, soit de le retirer des tissus.

Pour évacuer le venin déposé dans la profondeur

des tissus par les dents venimeuses, on peut employer l'incision des tissus et l'aspiration.

L'incision, pratiquée aux points de pénétration des crochets, détermine l'expulsion avec le sang d'une certaine quantité du venin inoculé. Pour faciliter Ja sortie de la presque totalité de Thumeur venimeuse on exerce des pressions répétées sur les parties voisines et on fait saigner abondamment.

Le meilleur moyen que l'on puisse mettre en usage consiste à appliquer la bouche sur la plaie élargie et d'aspirer par une succion énergique le sang et le venin qui imprègnent les tissus.

La succion n'offre absolument aucun danger pour la personne qui la pratique, comme le démontrent un grand nombre de faits cliniques et expérimentaux. Le D' Viaud-Grand-Marais, qui a goûté le venin pur, même quand il était atteint d'une gingivite scorbutique, n'a jamais rien constaté d'anormal, et il ne connaît aucun cas dans lequel les accidents d'envenimation aient pu être attribués à la succion d'une plaie venimeuse. 11 est toujours bon, par excès de prudence, de cracher après chaque succion et de se laver la bouche.

La uen/ow.ç^ appliquée immédiatement peut remplacer la succion simple, mais on ne l'a pas toujours sous la main et de plus elle s'adapte difficilement à l'extrémité des doigts, des orteils ou sur les mal-

léoles, points fréquemment atteints. On a inventé des ventouses à pompe à goulot très étroit, mais ce sont là des instruments compliqués qui ne peuvent être employés que par les médecins.

Lorsqu'il est impossible de pratiquer l'aspiration du venin, il faut chercher à le détruire sur place à l'aide d'antidotes appropriés. On a préconisé dans ce but un grand nombre de substances, mais la plupart sont absolument sans effet.

1! ammoniaque ou alcali volatil généralement employé n'a absolument aucune propriété antivenimeuse. Cette substance avait été préconisée par l'Anglais Mead, mais les nombreuses et belles expériences de Fontana ont montré, il y a déjà plus d'un siècle, qu'un mélange de venin et d'alcali tue les animaux aussi vite que du venin seul. J'ai répété ces expériences et elles m'ont toujours donné des résultats identiques. L'alcali doit donc être abandonné.

11 en est de même du chlore, de l'iode, du perchlorure de fer et du phénol. M. Armand Gautier, en mélangeant le venin du naja à diverses substances réputées alexipharma'ques avant de l'injecter aux animaux d'expérience, n'a pas vu la mort empêchée par le tanin, le nitrate d'argent, les alcools, les essences, les phénols, les éthers, l'ammoniaque. Ces corps ne sont donc pas des antidotes du venin. Il a reconnu une certaine efficacité aux alcalis fixes, la potasse et

la soude. Je n'ai pas pu constater nettement l'effet antivenimeux de ces dernières substances Sur le venin des vipères, aspic et péliade.

Les caustiques chimiqueSy tels que le nitrate d'argent, le sublimé corrosif, le beurre d'antimoine, la potassecaustique elles acides minéraux, peuvent avoir une certaine efficacité ; cependant ces corps n'agissent pas comme contrepoison du venin, mais simplement en détruisant les tissus et en retardant l'absorption. L'emploi des caustiques offre l'inconvénient de produire des eschares et des plaies qui sont longues à cicatriser. On peut en dire autant de la cautérisation avec le fer rouge, la poudre, les charbons incandescents, la cire à cacheter, la lumière d'une bougie ou d'une lampe. En employant ces moyens violents, non seulement on inflige au makde une douleur inutile, mais encore on détermine des brûlures qui par ellesmêmes peuvent avoir une certaine gravité.

Je n'insisterai pas sur l'emploi de substancesjelles que la tête écrasée du serpent, le tabac mâché, le culot d'une vieille pipe, la terre fraîche, la graisse ou la chair fraîche de la vipère, etc. Tous ces remèdes sont absurdes; ils n'ont pas seulement l'inconvénient d'être sans efficacité, mais ils peuvent être nuisibles.

On ne connaît actuellement que deux substances réellement efficaces, ce sont : \e permanganate de potasse et l'acide chromique.

Déjà en 1875, sir Joseph Fayrer et le D' Lander Brunton avaient essayé le permanganate contre le venin du fameux serpent venimeux de Tlnde, le cobra-capello, mais sans succès. En 1881 un médecin brésilien, M. de Lacerda, a établi que le permanganate constitue un excellent antidote contre le venin des serpentsdeTAmériqueduSud. Lorsqu'on mélange le venin de ces dangereux serpents avec une certaine quantité d'une solution de permanganate de potasse à 1 p. 100, il perd ses propriétés toxiques et n'a plus d'effet sensible sur les animaux auxquels on l'inocule. Ce corps a même le pouvoir de détruire le venin déjà déposé dans les tissus vifs depuis un certain temps. 11 suffit, pour arrêter les progrès de l'envenimation, d'injecter au point de pénétration de chaque crochet la valeur d'un demi-centimètre cube de la solution permanganique à 1 p. 100.

Ayant injecté sous la peau de divers animaux un mélange de permanganate et de venin provenant des serpentsde l'Amérique du Sud, de Lacerda n'a pas vu apparaître les effets toxiques ordinaires. En poursuivant ensuite ses recherches et en multipliant les expériences, il est arrivé à cette conclusion que le permanganate de potasse doit être considéré comme le meilleur antidote du venin des serpents brésiliens.

La solution aqueuse de permanganate de potasse à 1 p. 100 a été utilisée depuis par plusieurs méde-

cins contre la morsure de divers serpents exotiques. Les résultats ont été variables.

Le D' Vincent Richards, dans l'Inde, a fait des expériences dont les résultats étaient peu favorables. Par contre M. Driout, médecin-major de 1'* classe dans la régence de Tunis, a obtenu avec le^ permanganate la guérison de deux soldats mordus par la vipère cornue.

Sur trois cas de morsures dans lesquels on n'a pas fait d'injections de permanganate dans les tissus, autour etdans la plaie, lamort a eu lieu les trois fois.

Depuis 1886, j'ai eu maintes fois l'occasion d'expérimenter cette substance sur le venin des vipères de France et, comme de Lacerda, j'ai constaté très nettement ses propriétés antivenimeuses. Quand on injecte à un animal un mélange de venin et d'une quantité -égale d'une solution de permanganate à 1 p. 100, on n'observe à peu près aucun accident local, ni gonflement, ni couleur livide; les effets généraux ne se montrent également qu'avec fort peu d'intensité. On obtient le même résultat si on fait d'abord mordre l'animal par le serpent, et qu'après quelques minutes, on injecte exactement au point de pénétration de chaque crochet un demi-centimètre cube de la solution permanganique. Nous possédons donc là un antidote excellent contre le venin de la vipère d'Europe.

Les expériences que j'ai faites en 1887 m'ont démontré que racide chromique jouit, comme le permanganate de potasse, de propriétés anti-venimeuses réelles. J'ai fait connaître cette découverte dans un mémoire couronné par l'Académie de médecine en 1888. (Prix Orfila.)

Voici le résumé d'une des expériences démonstratives :

16 juin 1887. — Six cobayes de même volume et de même âge sonl divisés en trois lots, de deux chacun.

Premier lot, — Ces deux cobayes reçoivent, en injection sous la peau^ un peu de venin dissous dans de Teau dislillée. Cris pendant l'opération. Bienlôt après, on voit se former un engorgement noir autour du point d'inoculation; puis les animaux ne lardent pas à succomber. A l'aulopsie, on trouve les lésions congestives ordinaires. Tous les tissus de la face interne de la cuisse inoculée et du ventre forment une niasse noirâtre.

Deuxième lot, — Les cobayes de ce lot reçoivent la même quantité de venin que les précédents, mais ce venin est mélangé, avant l'injection, à deux gouttes d'acide chromique à 1 p. 100. Pendant l'injection les animaux ne poussent aucun cri. Il se produit un très léger engorgement rouge qui se dissipe après quelques heures. Jamais on n'a vu de lividité des tissus. La santé générale ne s'est pas sensiblement modifiée. Les jours suivants ils sont restés en parfaite santé.

Troisième lot, — Les deux cobayes de ce lot sont destinés à montrer que Tacide chromique à 1 p. iOO n'a par lui-même aucun effet nuisible. Ces animaux reçoivent chacun trois goulles de la solution chromique pure. 11 se développe une simple petite rougeur au point de pénétration de la canule à aiguille, mais aucun engorgement, ni autre accident consécutif.

Beaucoup d'autres expériences faites sur les chiens, les rats et les lapins m'ont fourni les mêmes résultats.

Mes recherches, poursuivies depuis bientôt dix ans, démontrent, de la façon la plus nette, que le permanganate de potasse et Tacide chromique , en solution aqueuse à i p. 100, constituent les seuls agents antivenimeux réellement efficaces contre les morsures de nos vipères indigènes.

Voici la manière de procéder pour appliquer le traitement :

Aussitôt que possible après le moment de la morsure, il faut sucer énergiquement la plaie et lier modérément le membre au-dessus du point mordu, soit avec un mouchoir, soit avec un lien quelconque. On injecte ensuite, avec une seringue Pravaz, deux ou trois gouttes de la solution aqueuse à 1 p. 100, soit de permanganate de potasse, soit d'acide chromique, exactement au point de pénétration de chaque crochet. 11 faut que le liquide injecté pénètre, dans les tissus, à la même profondeur que le venin; Tinjection doit donc être plus ou moins profonde suivant la taille de la vipère qui a mordu. Pour assurer complètement le succès, on fait encore trois ou quatre injections semblables, à une petite distance autour du point mordu. Le lien doit ensuite être enlevé complètement. En agissant ainsi, on est à peu près sûr

d'atteindre le venin et de le détruire sur place, avant qu'il n'ait pénétré dans le sang.

Dans la pratique courante, on peut se passer de la seringue Fravaz qui est un instrument assez délicat à manier. 11 suffit d'inciser rapidement chaque piqûre sur une assez grande profondeur et d'y verser ensuite deux ou trois gouttes d'une des solutions indiquées. On exprime ensuite bien le sang des tissus; on fait saigner le plus possible, et pour terminer, on y applique un petit pansement imbibé de la solution d'acide chromique à 1 p. 100.

Si, au moment du traitement, la tuméfaction a déjà acquis un certain volume, il faut pratiquer des injections dans différents points de la tumeur. Quand les injections sont terminées, on presse légèrement la partie avec la main, pour répartir le liquide injecté dans les différents points et faciliter son mélange avec le venin. Puis, on pratique quelques mouchetures avec la pointe d'un couteau ou d'un canif. Il s'écoule généralement une assez grande quantité de sérosité citrine, mélangée d'une partie du liquide injecté. Pour faciliter l'écoulement, on presse à plusieurs reprises fa tuméfaction avec la main. On lave ensuite la surface avec la solution permanganique ou chromique, et on applique sur la tumeur un petit linge imbibé de l'un ou l'autre de ces liquides. Si, après quelque temps, la tuméfaction continue à

croître, il faut faire de nouvelles injections dans les parties gonflées et pratiquer des mouchetures. Grâce à ce traitement, les tissus conservent leur vitalité, la peau ne prend pas une coloration noire; elle reste rouge. Les microbes sont détruits par les agents injectés, qui agissent comme antiseptiques en même temps que comme antidotes du venin.

Traitement général, — Il est rare que, par le traitement local, on prévienne complètement l'absorption du venin déposé dans la plaie par les crochets du reptile . Le plus souvent, malgré l'emploi local des agents les plus actifs, une certaine quantité d'humeur venimeuse a le temps de se mélanger au sang, d'envahir l'ensemble de l'économie, et de déterminer quelques accidents généraux. Ceux-ci doivent être combattus à l'aide de médicaments que le malade prend à l'intérieur.

Les remèdes prônés, comme pouvant arrêter les effets toxiques du venin absorbé, sont fort nombreux et variés ; quelques-uns sont même grotesques et ne méritent aucune mention.

Les principaux végétaux indigènes réputés alexipharmaques sont : les Galinniy le Rubia peregrina L., la Bardane, l'Ail, les sommités fleuries de Sarothamnus scoparius (Koch) ou Genêt à balais, les Aristoloches longue et ronde. Toutes ces plantes sont plus ou moins diurétiques et sudorifiques. Elles peuvent faci-

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