DONATEUR DE LA VERRIÈRE
(Cathédrale de Lyon.)
tirait légèrement sur la turquoise; le jaune était clair ou fumeux, le blanc verdâtre, ou opalin, ou nacré. Les vitraux du xii^ siècle sont d'une coloration plus claire,
Fig. l8. ÉCRIVAIN.
(Semur.)
plus limpide que ceux du XII1^ Cest un des caractères qui les fait reconnaître.
La fabrication matérielle du verre n'éprouva, non plus, aucune modification appréciable, sinon, peutêtre, qu'elle fut l'objet de moins de précautions : les verres du xiii° siècle paraissent, en effet, plus altérés
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que ceux de la précédente j période. Elle continua à livrer aux verriers des feuilles de verre très inégalement dressées, c^està-dire irrégulières d^épaisseur, bossuées, raboteuses, avec des stries à la surface, des bulles, des soufflures; de leur côté, les verriers continuèrent à les découper en morceaux de petites dimensions, et, très avisés, firent concourir les malfaçons à la richesse du coloris. Chose certaine, ces différences d'épaisseur et les autres défectuosités varient les décompositions de la lumière, multiplient les réactions réciproques des couleurs et déterminent des tressaillements d'optique qui exaltent les tons, leur donnent de l'accent, de la souplesse, et ajoutent à] leur éclat. Seulement elles avaient le désavantage d'emmagasiner la poussière. Les vitres s'encrassèrent ; leur obscurcissement motiva la destruction de bien des verrières.
En général, les plombs furent un peu plus larges. Comme auparavant ils sertirent les pièces
Fig. 19.