‹ Les voies de l'oraison mentaleChapitre 152 sur 321 · Ibid · texte numérisé non relu

Ibid

'4. Chemin, xxvn. — VU, xn.

nous, t) I! sera donc toujours pour nous une nourriture substantielle, délicieuse et variée.

A mesure que nous avancerons dans cet état de î'oraison affective, nos considérations iront en diminuant ; il nous sera peut-être utile alors de parcourir les mystères de N.-S. en les regardant plutôt qu'en les méditant, et de profiter de leurs circonstances diverses pour nous répandre en effusions d'amour, de reconnaissance, d'humilité, ou autres semblables,

IV. Affections. — « Si sa majesté nous étonne, que sa bonté nous rassure. Parlons-lui avec une grande humilité sans doute, mais aussi avec amour, comme des enfants à leur père, lui exposant avec confiance nos besoins, lui racontant nos peines, le suppliant d'y apporter remède, et reconnaissant surtout que nous ne sommes pas dignes de porter le nom de ses enfants *. »

«Vous n'éprouvez point d'embarras, lorsque vous pariez à ses créatures. » Dieu n'a-t-il pas infiniment plus de bonté? N'est-il pas un père et un Sauveur, un médecin et le meilleurdes amis? « Si vous n"avez pas l'habitude de ces colloques avec N.-S., rien d'étonnant que les paroles vous manquent ; avec cette habitude, je regarde cela comme impossible - )>.

Tant que l'oraison est simplement affective, nous avons facilité pour toutes sortes d'actes pieux ; on peut donc choisir ceux qui paraissent actuellement le plus en rapport avec nos besoins et notre état

i. Chemin, xxix.

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