‹ Les voitures versees, opera comique en deux actes;Chapitre 25 sur 59 · DORMEUIL, ARMAND · texte numérisé non relu

DORMEUIL, ARMAND

DORMEUIL

Mon ami , tout s’arrange au gré de mes vœux ! mais ce n’est pas assez de m’avoir donné l’idée de marier ma nièce à M. de Florville ; vous sentez que jenepuis pas convenablement la lui proposer moi-même. 11 faut que vous , qui êtes l’ami commun....

ARMAND

Moi, monsieur, pas du tout.... * -

Si fait. Vous pouvez lui faire naître, comme à moi , l’heureuse idée.... vous concevez.... rôle charmant ! rôle d’ami.»., de véritable ami !...

ARMAND

Il est en effet très-flatteur !

DORMEUIL

N’est - ce pas? Offrez - lui le tableau des grâces de ma nièce ; ma terre en perspective, dans l’avenir.... Trois cent mille francs de dot, sur le premier jplan. . . Heim !... Croyez-vous que les trois cent mille francs...

Eh ! monsieur , la main seule de votre nièce serait pour moi...

DORMEUIL

Oui , vous , j’entends bien ; vous êtes un philosophe ! quatorze ou quinze cents livres de rente ' -

Les yoiiures versées. 3

vous suffiraient! mais un Parisien ! Attachez-vous aux trois cent mille francs.

ARMAND

Oui, monsieur, oui.

DORMKUIL.

L’aimable garçon ! mais j’entends, je crois , les voyageurs , failes-les entrer pendant que je vais donner des ordres.

ARMAND

J'y vais , monsieur. {J part.) J’aime mieux cette commission que lautre.

{ 11 sort. )

DORME ü IL.

Allonsvite, mesdemoiselles, où êtes-vous donc? le vulnéraire pour les contusions , les verres d’eau pour ceux qui se trouvent maf, le dîner pour ceux qui se portent bien ; les jours de diligence j’ai toujours un second dîner prêt.

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