DORMEUIL, ARMAND
DORMEUIL
Mon ami , tout s’arrange au gré de mes vœux ! mais ce n’est pas assez de m’avoir donné l’idée de marier ma nièce à M. de Florville ; vous sentez que jenepuis pas convenablement la lui proposer moi-même. 11 faut que vous , qui êtes l’ami commun....
ARMAND
Moi, monsieur, pas du tout.... * -
Si fait. Vous pouvez lui faire naître, comme à moi , l’heureuse idée.... vous concevez.... rôle charmant ! rôle d’ami.»., de véritable ami !...
ARMAND
Il est en effet très-flatteur !
DORMEUIL
N’est - ce pas? Offrez - lui le tableau des grâces de ma nièce ; ma terre en perspective, dans l’avenir.... Trois cent mille francs de dot, sur le premier jplan. . . Heim !... Croyez-vous que les trois cent mille francs...
Eh ! monsieur , la main seule de votre nièce serait pour moi...
DORMEUIL
Oui , vous , j’entends bien ; vous êtes un philosophe ! quatorze ou quinze cents livres de rente ' -
Les yoiiures versées. 3
vous suffiraient! mais un Parisien ! Attachez-vous aux trois cent mille francs.
ARMAND
Oui, monsieur, oui.
DORMKUIL.
L’aimable garçon ! mais j’entends, je crois , les voyageurs , failes-les entrer pendant que je vais donner des ordres.
ARMAND
J'y vais , monsieur. {J part.) J’aime mieux cette commission que lautre.
{ 11 sort. )
DORME ü IL.
Allonsvite, mesdemoiselles, où êtes-vous donc? le vulnéraire pour les contusions , les verres d’eau pour ceux qui se trouvent maf, le dîner pour ceux qui se portent bien ; les jours de diligence j’ai toujours un second dîner prêt.