ACTE T, SCÈNE XIX
a'. VOYAGEUR.
Eh ! monsieur , c’est vous qui nous avez 1 fait culbuter.
Comment î c’est moi !
j ", VOYAGEUR.
Oui, monsieur, quand on pèse comme trois,, on né va pas se percher sur une impériale !
Nous vous attaquerons en dommages et intérêts, monsieur ! - » '
J.ERONO.
Ah ! çà , plaisantez-vous ? je prends monsieur pour juge , pouvais-je tenir dans la voiture ? Le fond était presque entièrement occupé par madame de Glissenville que voilà.
DORMEUIb.
De Glissenville ! ■ '
AURORE
Oui , monsieur , Aurore, Prudence, Vertu,...
de Glissenville , née Bois-Rosé , habitant à Paimbœuf.
LEROND
Madame avait quatre oreillers , deux chiens , un perroquet, et je ne sais combien de ridicules. Nous étions six , et je m’appelle Lerond ! Vous me voyez !... Quand on marche an pas, on veut dormir. Madame criait à chaque instant : Ah ! mon Dieu ! nous allons verser ! Postillon , nous allons verser !
AURORE
Non, ça n’a pas fini par là ?
4o LES TOITURES VERSÉES.
LEROND
N y tenant plus , je me sauve sur l’impériale , et, pendant un rêve délicieux...
Suite du FINAL.
A trente pieds de la voilure •
Je suis jeté du premier choc.
Grâces à ina roude tournure ,
Je roule , en tournant, comme un bloc.
Et dans ma chute , en conscience ,
J’ai roulé , je crois , plus grand train Que la maudite diligence N’avait fait de tout le chemin.
DORMEült.
Je suis très-âatté de l’honneur Que votre accideitt me procure.
LEROMD.
Moi, pas du tout, je vous assure.
DORMEUIL
De vous connaître mieux que n’ai-je le bonheur.