ACTE II, SCÈNE IJI
ÉLISE
Gomment ! Mon oncle ! Il approuve donc irieusement ?....
DORMEÜIL.
S’il approuve ! puisque c’est lui qui se charge des négociations... Il y met un zèle au-dessus de tout éloge , et dont je veux le récompenser , en secondant , de mon côté , l’amour qu’il a pour M me . de Melval.
ÉLISE
Il aime M me . de Melval ?
DORMEÜIL.
Il en est fou. Et tu dois sentir combien il lui serait ■ avantageux d’épouser une Parisienne.
ÉLISE, à part.
Le perfide ! Eh bien ! qu’il l’aime ; qu’il l’épouse !
Quant à toi , songe , de grâce , au bonheur qui suivra ton mariage avec M. de Florville#
DTJO.
, Connais-Iu le destin des dames de Paris ?
Séduisantes Syrènes ,
Ce sont autant de reines,
Et leurs premiers sujets sont toujours leurs maris. La mode et ses miracles Embelliront tes traits.
ELISE. K La mode, etc.
DORMEÜIL.
-i. « Aux plus brillans spectacles*
Tu montres tes attraits . .
ÉLISE
. Aux plus brillans , etc.
DORMEÜIL.
Tu cours de fête eu fête , De conquête en conquête.
ÉLISE
Je cours , etc. • 1
DORMEÜIL.
Les plus cbarmans propos Enchantent ton oreille.
‘ ÉLISE
Les plus charmans, etc.
DORMEÜIL.
Pas un jour de repos , - .
Toutes les nuits on veille.
DORMEÜIL. ÉLISE.
Tel est l’heureux destin des dames de Paris , Quoi ! c’est I» le destin, etc.
Et leurs premiers sujets sont toujours leurs maris. Et leurs premiers , etc.
r ÉLISE.
Je serai ma maîtresse ?
DORMEÜIL.
Tu seras ta maîtresse.
Et je pourrai danser ?
Oui , tu pourras danser.
ÉLISE
Et nuit et jour walser ?