SCÈNE X
M" de MELVAL, FLORVILLE.
FLORVILLE, i part.
Elle reste! entamons l'entretien.
M m *. DE MELVAL , à part.
Laissons-le commencer; il commencera.
Enfin, madame, nous voilà seuls! les momens que je croyais perdus dans cette obscure retraite me semblent maintenant les plus heureux de ma vie.
• M”'. DE MELVAL
Il est doux , j’en conviens, de rencontrer, loin du fracas du grand monde, des personnes qui sachent nous entendre, partager nos sentimens....
FLORVILLE
Que je suis heureux de pouvoir enfin vous exprimer ceux que vous m’avez inspirés depuis si long-temps, et que je rends grâce au hasard qui uons a rapprochés!
M ra '. DE MELVAL.
Quel dommage qu’un prompt départ
FLORVILLE
Eh quoi ! madame, à peine arrivée, et vous songez déjà à nous quitter?
M™'. DE MELVAL
Je viens d’apprendre que les affaires qui m’appelaient en Anjou sont terminées, et (avec inten-