A MONSIEUR C
Depuis Ceux ans, poète à l'âme tendre, Ta lyre d’or a suspendu ses chants.
Souffrirais-tu ? Mais l'oiseau fait entendre
Dans la douleur des murmures touchants.
Ton noble cœur doit pouvoir se défendre
Du désespoir et des chagrins cuisants.
Tous nos pensers, tu le sais, doivent tendre D ,
Vers le séjour du Maitre des puissants.
Sois courageux ! car c'est dans la souffrance Que nos aïeux retrempaient leur vaillance
Quand ils luttaient pour la foi du chrétien !
Oui, chante encor : ta voix mélodieuse Fera connaitre à la France oublieuse
Les grands exploits du peuple canadien !