‹ Les voix intimes [microforme]Chapitre 60 sur 86 · LA CRÈCHE DE NOEL · texte numérisé non relu

LA CRÈCHE DE NOEL

Musique de M. N. Crépault

L'âpre saison déroule sur la terre

Son lourd manteau de neige et de frimas ; Le vent du soir soupire avec mystère Dans la ramure où brille le verglas.

Il est minuit. Le carillon du temple

Jette aux échos un hymne triomphant, Bis Et le chrétien, à deux genoux, contemple

Avec amour un adorable enfant.

écembre 1887.

(*) Dédié au révérend M. F.-H. Bélanger, curé de St-Roch, Québee,

Il est plus grand que tous les rois du monde, Plus radieux que l’astre universel, Plus éloquent que la foudre qui gronde, Plus pur et saint que les anges du ciel!

Et cependant, il est né sur la paille ; Son divin corps éprouve des douleurs.

Bis. Que l'univers d’allégresse tressaille,

Car cet enfant rachète nos malheurs !

HI

Au front du ciel une étoile rayonne, Guidant les pas des rois les plus puissants Qui vont oftrir — en guise de couronne — Au nouveau-né l'or, la myrrhe et l’encens!

Allons chrétiens, à l'exemple des Mages,

Nous prosterner devant le Rédempteur !

Bi Adressons-lui nos vertueux hommages is.

Et redisons : Gloire au Libérateur !

LA CANADIENNE Sur l’air de : “ La Huronne ”

Ravissante est la Canadienne Avec ses yeux pleins de douceur, Son teint rosé, son port de reine, Qu'admire le fin connaisseur.

En robe de soie ou d'’indienne,

Elle plaît toujours au galant !

Bi Chantons l’aimable Canadienne,

Amis, dans un joyeux élan !

Jadis, sur le champ de bataille,

Elle cueillit plus d’un laurier,

Et de nos jours elle travaille

A maintenir l'ordre au foyer ;

De notre foi c’est la gardienne,

Le champion ferme et vaillant.

. } Chantons l’aimable Canadienne,

Bis.

Amis, dans un joyeux élan!

HI

Regardez-la dans une fête

Rire et parler avec chaleur,

Puis souvent faire la conquête

De celui qu’elle a pour causeur!

On la proclame magicienne,

Certes, c’est bien l'équivalent.

Bis. Chantons J’aimable Canadienne,

Amis, dans un joyeux élan!

Charitable autant que gentille, Elle visite le réduit

Où le feu rarement pétille,

Où le bonheur jamais ne luit!

Et l'or de cette humble chrétienne

Sèche les pleurs de l'artisan...

Ah! oui, chantons la Canadienne, Bis.

Amis, dans un joyeux élan!

Jaavier 1881.

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