‹ Les volcans de la terreChapitre 15 sur 28 · I. IRANIE · texte numérisé non relu

I. IRANIE

Page i3. Aucune description ne mentionne Texistence de « volcans » dans les montagnes du Khorassan, mais les roches éruptives sont assez fréquentes. Sans parler des gneiss de la chaîne centrale du groupe, les terrains dévoniens qui apparaissent au nord de Budjnurde sont injectés de veines de diabases ; le premier pli que Ton rencontre en venant du désert central contient des massifs de diabases, de porphyres et de trachytes.

Pages 14 et suivantes. Demavend. D'après de Morgan {Mission scientifique en Perse), le volcan s'élève à 6,080 mètres d'altitude. Il fume constamment avec une grande intensité : la colonne de fumée blanche qui s'échappe du cratère n'a pas moins de i,5oo à 2,000 mètres de hauteur et presque autant de large. Des cendres et des pierres sont projetées en même temps ; une acre odeur de soufre se répand sur les hauteurs. Il n'est pas invraisemblable de penser, dit l'auteur, qu'un jour le Demavend se réveillera

Page 17. On est étonné de la quantité de roches volcaniques et de monts à cratères cités par le même savant dans toute la région de l'Elburz et l'on se demande si les vapeurs qu'il signale et qu'il dessine ne sont pas le résultat d'un effet d'optique. Le

Surkh-kuh, colosse encore inexploré par les géologues, qui se dresse à Test du Demavend de l'autre côté de la vallée du Lahr, et les monts d'Alàmut, au sud de Khoremabat ; le

Faledek-kuh; le

Namarz-kuh et le

Tchalek-i-kuh émettraient des fumées sulfureuses analogues à celles du Demavend.

CORRECTIONS ET ADDITIONS

Plus loin vers Touest dans le Ghilan, les montagnes principales sont d'origine volcanique. La vallée du Chah-rud, affluent droit du Sefid-rud présente de chaque côté des escarpements formés par les coulées successives des laves. Le

Kharzftn-kuh au nord, de la plaine de Kazviji est un volcan de i,6oo mètres d'altitude. Vers le nord, de Morgan signale encore des laves et des cendres volcaniques récentes recouvrant les monts du Talich.

Dulfak est un large cône volcanique qui s'élève au sud même du delta du Sefid rud [Stahl].

Page i8. Savalan. Volcan ayant émis des coulées de laves. Au sommet, un petit lac occuj)e le fond d'une dépression qui fut probablement le cratère. Ses produits sont formés surtout d'andésites diverses On trouve sur les flancs d'énormes dépôts de soufre, à la base des tufs (SjÔGREN].

Page 27. Bibliographie,

Grewingk. Die geognostischen und orographischen Verhàltnisse des nàrdlichen Persiens. Saint-Pétersbourg, i853, cartes, fig.

TiETZE (E). Bemerkungen Uber die Tektonik des Albursgebirges inPersien, Jahrb. k. k. Geol. Reichs. XXVH, 1877, p. 375*450.

Wahner (F). Une lettre sur TElburz occidental. Anzeig. k. Akad. Wiss. Wien, juin 1882. p. 143-145.

Sjogren (H). Beitràge ^ur Géologie des Berges Savelan im nàrdlichen Persien. Verhandl. k. minerai. Gesells. zu St-Petersburg, 2e série, XXIV, 1888, p. 36-66.

Bogdanovitch (Ch). Noies sur la géologie de l'Asie centrale,,.. (en russe avec résumé français) Verhandl. kr. minerai. Gesells. zu St-Petersburg, 2^ série, XXVI, 1890, p. 1-192, 8 pi., i3 coupes.

MOUCHKETOW (J). Esquisse de la structure géologique du territoire transcaspien (en russe). Verhandl. k. minerai. Gesells. zu St-Petersburg, 2« série, XXVIII, 1891, p. 391-429. Carte géol.

Stahl (A. -F.). Reisen in Nord-und Central-Persien. Peterm. Mitteil , Ergànzungsheft, n© 118, 1895, 39 pages, 3 cartes,

Page 1