‹ Les voleursChapitre 105 sur 208 · PIL · texte numérisé non relu

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()^s, la fortune de leurs parens, elles sommes qu'ils en reçoivent.

Il est surtout important de savoir s'ils ont des maîtresses ^ et à quelle classe appartiennent ces femmes , car c'est souvent chez elles que vont s'engloutir les objets volés par les commis. Souvent même elles vendept ce qu'elles ne peuvent employer. Il ne me serait pas difficile de prouver par des Êiits ce que j'avance ici.

Les marchands de draps ou de soieries et nouveautés envoient souvent chez leurs cliens quelques pièces de marchandises, dans l'espoir de placer quelques articles. Un voleur se donnant la qualité de garçon de magasin, et qui , très-souvent, ^ est que l'émissaire de Thomme qui est eo^ployé. chez le commerçant, se présente Le lendemain pour réclamer les marchandises déppsées la veille. La plupart du tempes on les lui regiet sanci difficulté.

PILIERS D£ PACOUELIN. — Commis voyageurs. Les voleurs nomment Piliers de Pacquelins une nouvelle espèce d'escrocs qui exploitent les hôteliers de province , en proccr dant de la manière que je vais indiquer.

L'un d'eux quitte Paris, muni de tout l'attirail d'un commis voyageur, et arrive dans une

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petite ville; il descend à Thôtel dans lequel logent habituellement ceux dont il se donne la qualité; il paie exactement sa dépense, et, après deux ou trois jours consacrés à étudier le caractère de ses hôtes, il se fait indiquer les ' personnes de la ville susceptibles d'acheter quelques-uns des articles qu'il est, dit-il, chargé de placer. L'hôte, comme on le pense bien , s^empresse de faire ce qu'il désire , et h la fin de chaque journée il ne manque pas de lui demander si ses démarches ont été couronnées de succès. L'escroc, qui prend halntuellement la qoalité de commis voyageur en librairie , lui répond qu'il est trés-content de sa tournée , et lui montre grande quantité de bulletins de souscription. Lorsque quelques jours, (]ue l'escroc a employés à courir la ville , sont passés , il annonce à son hôte qu'il va parcourir les villes environnantes, t llpeutse faireque pendant mon absence , qui durera quelques jours , dit-il , il m'arrive une caisse de marchandises contre remboursement. Je ne sais pas positivement ce qu'il faudra payer; je vais cependant vous laisser 400 francs, si cette somme est trop forte, vous me remeitrez l'excédant à mon retour, «i elle

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