‹ Les voleursChapitre 113 sur 208 · RÉC— RED · texte numérisé non relu

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• Eh l chacrebleuy cbe n'ai pas ici que nous « avons aflaire. — Je te dis que c'est ici , loi i répond un autre, ehe reconnais bien Fesi calier. — Et non. — Et si. v Grande dispute. Le portier net la tête à son carreau et demande aux commissionnaires ce qu'ils désirent.* N'est* i ce pas ici le n*" 32 , lui demande Tun d^eax. t — C'est ici le n^ 80, répond le portier. — t Mille pardons , Monsieur , nous nous étions â trompés de numéro , voilà tout. »

RÉGBÂUFFâNTE» s^ m. — PeiTuque.

♦ RÉCHAUFFER ) v. a. — Ennuyer.

REGONORRER, v^ à. — Reconnaître.

REGORDER, v. a.— Prévenir quelqu'un de ce qui doit lui arriver.

REDAM , s. f. — Grftce. La plus belle pré* rogative du chef de Télat est y certes , celle de pouvoir faire grâce à celui que la loi a frappé; il doit éprouver une émotion à la fois bien vive et bien douce, celui qui peut, d*un mol, briser les fers du malheureux qui languit dans une prison , ou arracher une victime au bourreau ; aussi , n'est-ce point le droit de faire grâce que je veux attaquer, mais seulement là manière dont on use de ce droit.

Si le législateur n'a pas conservé le code de

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Dracon , code qui condamnait à la mort xselui qui avait commis la plus légère faute; s'il a proportionné les peinesaux crimeset auxdélits, et admis des peines temporaires , c'est que sans doute il avait la conviction intime que les plus grands coupables pouvaient être ramenés au bien; il a donc voulu que la grâce fût une prime d'encouragement offerte à la bonne conduite et au repentir, etque chaque condamné, quelsque fussent d'ailleurs sa position sociale et ses antéoédens , pût acquérir le droit d'y prétendre. Je crois que je m'explique assez. clairement, ce n'est qu'à la bonne conduite et au repentir que des grâces doivent être accordées ; car si l'égalité doit exister quelque part , c'est évidemmenten prison . 11 nedoi t donc y avoir, parmi des hommes tous coupables, ou présumés tels, d'autre aristocratie que celle du repentir; et je ne crois pasque l'ondoive accorder au (ils d' un pair de France ce que l'on refuserait au fils d'un ouvrier ou d'un cultivateur , si le fils du pair de France s'en montrait mois digne que ces derniers; cependant ce ne sont pas toujours les plus dignes qui obtiennent leur grâce, et cela s'explique : la désignation des condamnés graciables est , en quelque sorte, laissée à l'ar-

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d'hommes rceommandablesauraitseul le difiit de désigner les condamnés à la clémence <1h gouvernement.

Les condamnés savent se. rendre justice , et discerner celui d'entre eux qui mérite rindulgence de la société; aussi il résulterait un grand bien de Tadoption des mesures que je propose; les prisonniers applaudiraient toujours à b mise en liberté de celui d'entre eux qui aurait obtenu sa grâce; ils ne diraient plus : il est heureux , mais j il est digne ; et ils chercheraient probablement à faire comme lui et à se rendre dignes à leur tour.

Pour que Texemple tùl toujours présent i tous les yeux y rien n'empêcherait qu*un chif* fre indicateur de la durée de la peine infligée au condamné, fût marqué sur une des manches de sa veste, et celui des remises surraotre; les individus qui ne regardent que la superficie des choses , et qui ne prennent Jamais la peine d'examiner une question sous toutes ses fiices, trouveront peut-être ce projet plus que bizarre; rien, cependant , n'en empêche l'exécution.

Maintenant, les condamnés ont la conviction que les grâces sont accordées seulement à la faveur ; c'est celte conviction qu'il faut absolu-

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ment détruire, et détruire par des fiiits et non par des raisonoenieDs ; car tous les hommes , quelles que minces que soient leurs capacités , peuvent apprécier des faits, et tous ne sont pas aptes à comprendre des raisonnemens.

Le caractère du condamné qui voit sortir, lorsqu'il reste en prison , un individu moins digne que lui , s'aigrit ; cet homme méconnu se prend à penser qu'il est inutile de se bien conduire ; il se décourage , et s'il ne cherche pas à devoir à laruseetà l'hypocrisie, ce que d'abord il n'avait demandé qu'à la droiture , il se laisse corrompre par les scélérats avec lesquels il vit, et lorsqu'il rentre dans la société il l'épouvantie par ses crimes.

On ne doit, lorsqu'il s'agit de faire le bien , reculer devant aucune tentative. Méditez donc, législateurs I je ne parle que de ce que je connais bien.

REDIN, s. f. — Bourse.

REDOUBLEMENT DE FIÈVRE, s. f. — Accusation nouvelle, nouvelle charge.

RÉDUIT, s. f. — Bourse.

REFAITE, s. m. — Repas.

REFAITE DU MATOIS , s. m. — Déjeuner.

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