‹ Les voleursChapitre 123 sur 208 · ROU— RUT · texte numérisé non relu

ROU— RUT

ROUSSE, s. m. — Agent de police.

ROUSSIN, 8. m. — Agent de police.

ROUSTIR , V. a. — Tromper.

* RUPIN y s. m. — Gentilhomme.

* RUSQUIN , s. m. — Écu.

RUTIÈRE Les RuHères sont des filles

publiques d'un genre tout particulier , que la police appelle Filles isolées JE\\i^ sont toutes voleuses , et exercent dans les rues qui avoisinent le Palais-Royal, et les rues désertes.

La mise des Ratières, qui marchent toujours deux de compagnie, est semi-bourgeoise. Elles nefontpascequ'en terme du métier on homme miche, mais elles accostent sur la voie publique l'individu sur lequel elles ont jeté leur dévolu, et savent en un ciin-d'œil lui enlever sa bourse, son portefeuille ou sa montre.

Les Ratières ont quelquefois commis des vols très-considérables. Dans le courant de l'année 1813, deux de ces femmes, Pauline la Fâche et Louise la Blagàease, enlevèrent 50,000 francs de billets de banque à un officierpayeur qui devint presque fou de désespoir. Une autre fois, la belle Lise et Julie Petit-Jean volèrent à un marchand de blé de la Reauce une bourse contenant 8,500 francs en or.

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Lesikm^nsde^ Rttii'eres sont presqueloujours derrière elles , et dès qu'elles ont (ait un cAopin (un vol) , si elles sont coiffées d*un bonnet et sans cbàle» elles sont aussitôt affublées d*un chapeau et couvertes d'uncliâie que leur amant lient en réserve. Elles ne craignent donc pas d'être reconnues par la personne qu'elles OBt volé f m par hasard elles rencontrent cotte personne avant que le chopin soit déposé en lieu de sûreté.

Les Ratières volent rarement ailleurs que sur la voie publique, car elles connaissent l'article du Gode Pénal qui punit de la réélu* sion les vols commis dans l'intérieur d'une maison habitée. A l'approche des grandes £ètes toutes les Ratières que l'on pouvait attraper étaient arrêtées, et on les envoyait passer quel* ques mois à Saint-Lazare.

Le récit d'une aventure assez comique qiri arriva à un agent secret de la police de sûreté de la ville de Parts, en 1816 , trouve sa place naturelle à la suite de cet article sur les Rutitres.

Cet agent suivait depuis déjàlong'tempsdeux Ratières très «adroites » nomnwes Agathe Fiot, dite la Comtesse^ et Émélie Nanjou. Rue Satvt**

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