‹ Les voleursChapitre 203 sur 208 · LES GALLOIS · texte numérisé non relu

LES GALLOIS

Les Gallots soni ceux qui sont teigneux ou qui feignent de l'être. Les uns et les autres mendient dans les églises et dans les villes pour trouver, disent-ils, de quoi faire guérir leur teigne. Us auraient pris pour leur patron le sieur Théodore de Bèze , parce qu'autrefois il a été teigneux; mais ils n'en ont point voulu, parce qu'ils ne l'ont point trouvé sur le calen* drier romain , et aussi , parce qu'un jour j i Paris , il voulut se jeter dans la rivière de Seine avec un de ses cousins qui , comme lui , ne pouvait pas se faire guérir de la teigne, ainsi qu'il le témoigne lui-même dans une épttre écrite à son ami Unomard. Ils donnent sept sols au grand Goêsré.

LES GOQUaLÀRDS.

Les Goquillards sont des pèlerins de Saint- Jacques. Ils sont pour la plupart véritables ; mais il y en a aussi qui mendient sur le coquillard,qui jamais n'ont été à Saint-Jacques,]qui,

y a plus de dii ans qu'ils n'ont fait le pain bénist en leur paroisM , et ne peuvent trouver le chemin à retourner dans leur logis. Ils ne fichent que floutière an grand Coësré.

Liss mnrtns.

sont ceux-là qui disent avoir esté mordus des losps ou hubins enragés. Ils trimest ordinaireoient avec un luequeB, oomme ils bient à Saînt-'Hubert ou qu'ils en viennent» qu'ils fichent aux raiichons pour lesreoommwder dans les entifles* Ils fichent un ragot par an au grand Coêsré*

LES POLISSONS

Polissons sont ceux qui ont des frusquins qui ne valent que floutière. En hiver, quand le gris bouesse , c'e^t lorsque leur estât est le plus chenastre. Les rupines et mareandiers leur fichent les uns un gorgel^ les autres une Urne ou un haut de lire qu'ils sollieent an bàrbaudier du easiu ou à d'autres quy les veulent

depuis plus de dix aiift, n'ont pas rendu le pain bénît à leur papoisse , et ne peuvent pat retrouver le chemin qui conduit à leur logis. Ils ne donnent rien au grand Goësré.

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