BLA— BON
BLASÉ, adj.— Enflé.
BLAVIN, s. m. — Mouchoir de poche.
BLAVINlSTE,s. m.-4-Voleur de mouchoirs.
(Voir Pégriot.)
* BLER, V. a. — Aller..
BLEU, s. m. — Manteau.
BLOQUIR, V. a. — Vendre des objets volés.
BLOT , BON BLOT, s. m.— Bon prix , bon marché.
BOBINO, s. m. — Montre. Terme des Tireurs parisiens.
BOGGARD, s. m. —Bordel.
BOGGARI, s.— Beaucaire.
BOGUE, s. f. — Montre. Terme des voleurs parisiens et Floaeurs.
BOGUISTE, s. m.— Horloger.
BOIS POURRI, s. m. — Amadou.
BOITE, s. f. — Ghambre.
BOITE A PANDORE, s. f.— Boite contenant de la cire molle propre à prendre Tempreinte des clés.
BOITEUX D'UN GHASSE^ s. m.— Borgne.
BONHOMME, s. m.— Saint.
BONIMENT, s. m. — Long discours adressé à ceux que f on désire se rendis favorables. Annonce d*un charlatan ou d'un bauquiste.
BONIR , V. a. — Dire , assurer.
BONIQUE, s. m. — Vieox. Terme des voleurs normands.
BONJOUR (Vol au), — (Voir cWessous BotfJouRiER OU Chevalier grimpant).
BONJOURIER , ou CHEVALIER GRIM- PANT, s. m. — Voleur au bonjour. La Gazette des Tribunaux a souvent entretenu ses lecteurs des BanjôuriersonChevaUers Grimpons ; les vols au bonjour y à la tire,k la détourne, qui peuvent être classés dans la catégorie des délits simples, justiciables seulement de l'article 401 du Code Pénal, sont ordinairement les premiers exploits de eeux qui débutent dans la carrière; aussi la physionomie des Bànjouriers, des Tireurs , des Détoumeurs n'a-t-elle rien de bien caractéristique. Le costume du Bon-' yÎ7an^r est propre, élégant même; il est toujours chaussé comme s'il était prêt à partir pour le bal, et un sourire qui ressemble plus à une grimace qu'à toute autre chose, est continuellement stéréotypé sur son visage.
Rien n'est plus simple que sa manière de procéder. Il s'introduit dans une maison à rinsu du portier, ou en lui demandant une personne qu'il sait devoir y demeurer; cela
fait, il monte jusqu'à ce qu'il trouve une porte à laquelle il y ait une clé , il no cherche pas long-temps, car beaucoup de personnes ont la détestable habitude de ne jamais retirer leur clé de la serrure ; le Bonjourier frappe d'abord doucement , puis plus fort , puis encore plus fort ; si personne n'a répondu , bien certain alors que sa victime est absente ou profondément endormie, il tourne la clé, entre et s'empare de tous les objets i sa convenance; si la personne qu'il vole se réveille pendantqu'il est encore dans l'appartement, le BonjoarUr lui demande le premier nom venu, et se retire après avoir prié d'agréer ses excuses; le vol est quelquefois déjàconsommé lorsque cela arrive. Il se commet tous les jours à Paris un grand nombre de vols au bonjour; les Bcnjouriers^ pour procéder plus facilement, puisent leurs élémens dans XAlmanach du Commerce ; ils peuvent doncau besoin citer un nom connu , et, autant que possible, ils ne s'introduisent dans la maison où* ils veulent voler, que lorsque le portier est absent; quelquefois ils procèdent avec une audace vraiment remarquable; à ce propos on me permettra de rapporter un fait qui s'est passé il y a quelques années. Un
Bonjoarier ^XsIaX, entré dans un appartement après avoir frappé plusieurs fois; et, contre son attente, le propriétaire était présent^mais il était à la fenêtre, et paraissait contempler avec beaucoup d'attention un régiment qui passait dans la rue, enseignes déployées et musique en tète, il venait probablement de se faire la barbe , car un plat d'argent encore plein d'eau était sur le lavabo placé près de lui ; 4es obstacles ne découragent pas le Bonjourier, il s'approche , prend le plat, le vide et sort: le domicile du receleur n'était pas éloigné, et il est à présumer que le plat à barbe était déjà vendu lorsque son propriétaire vit qu'il avait été volé. L'auteur de ce vol, qui s'est illustré depuis dans une autre carrière, rira bien sans doute si ce livre tombe entre ses mains.
Rien ne serait plus facile que de mettre les Bonjottriers dans l'impossibilité de nuire; qu'il y ait dans la loge de chaque concierge un cordon correspondant à une sonnette placée dans chaque appartement, et qu'ils devront tirer lorsqu'un inconnu viendra leur demander un des habitans de la maison. Qu'on ne permette plus aux domestiques de cacher la clé du buflet quirenfern\e l'argenterie, quelque bien choisie
que soit la cachette , les voleurs sauront facilement la découvrir, cette mesure est donc une précaution pour ainsi dire inutile : il faut autant que possible garder ses clés sur soi.
Lorsqu'un Bonjoarier a volé une assiette d'argent ou toute autre pièce plate, il la cache sous son gilet; si ce sont des couverts, des timbales, un huilier, son chapeau couvert d'un mouchoir lui sert à celer le larcin. Ainsi, si l'on rencontre dans un escalier un homme à la tournure embarrassée, tournant le dos à la rampe, et portant sous le bras un chapeau couvert d'un mouchoir, il est permis de présumer que cet homme est un voleur. Il serait donc prudent de le suivre jusque chez le portier, et de ne le laisser aller que lorsqu'on aurait acquis la certitude qu'il n'est point ce qu'il paraît être.
Les Grinchissears à la desserte sont une variété de Bonjouriers , dont il sera parlé ciaprès. (Voir GaiNCHiR a la Desserte. )
BONNE (Être de la),v. p. — Être heureux. Terme générique et qui est employé pour exprimer toutes les situations heureuses de la vie d'un voleur.
BONNE (Être a la), v. p. — Être aimé.
BONNE (Avoir a la), v. p. — Aimer.
BON— BOU Si
BONNETEURyS. m.— Geiuiqui tient dans les campagnes des jeux de cartes auxquels on ne gagne jamais.
BOSMAR,ouBOULEENDOS,s. m.— Bossu.
BOUBANE) s. f. — Perruque.
BOUC9 s. m- — Cocu.
BOUGANADE, s. f. —(Corruption. L'action de corrompre avec de Targent une personne qm conDalt un fait que Ton ne veut pas laisser divulguer; ainsi Ton pourra dire : J^m coqaé la boucanade^ lorsque Ton aura acheté le silence d'un témoin , l'indulgence d'un juge.
BOUCARD, s. f. — Boutique.
BOUGARDIER,s. m.— Voleur de nuit dans les boutiques.
* BOUGHON, s. f. — Bourse.
* BOUGLE DE ZOZE, s. m. — Pain bis.
BOUGLER , Y. a. — Enfermer les détenus
dans leur cabanon.
* BOUDIN, s. m. — Verrou.
BOUÉE ou BOUYS, s.— Le fouet. Peine qui autrefois était infligée aux petits voleurs et aux filles de mauvaise vie.
BOUFFARDE, s. f. — Pipe.
BOUFFARDIÊRE) s. f. — Gheminée, estaminet, tabagie.