BOY 3S
Le forçat qui doit receroir la bastonnade, est étendu sur le ventre et placé sur un lit de camp^ nu jusqu'à la ceinture; le Bcyty armé d'une corde goudronnée , de quinze à vingt lignes de diamètre, lui en applique quinze, vingt-cinq ou cinquante coups sur le dos, chaque, coup enlève la peau et quelquefois la chair.
Cet horrible châtiment emprunté aux mœurs orientales, est administré seulement sur Tor^dre du commissaire du bagne, qui est présent à l'exécution ^ qui souvent encourage le Baye de la voix et du geste, et le menace même, si, cédant à un mouvement de commisération, il ne se sert pas de toute la vigueur de son bras.
Le Boyê reçoit une carte de vin, environ trois demi-setiers pour chaque exécution; quelquefois il compose avec le patient qui veut être ménagé, et qui a les moyens de payer; pour celui-là, il a un rotin de coton noirci; mais si la supercherie est découverte , il est bétonné à son tour»
La peine de la bastonnade est une peine immorale, parce qu'elle n'est autorisée par aucune loi , parce qu'elle ne corrige pas, puisqu'il est constant que c'est presque toujours aux mêmes forçats qu'elle est infligée. Les armée»