‹ Les voleursChapitre 75 sur 208 · SI 4 GRI · texte numérisé non relu

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est vrai , mon cher Brac^matm , c*est à fort quû je m^alarme, répond Abraham Levy ; mai^, cependant , ajoute-t-il en tirant sa montre, Toi là trente-cinq minutes qu'il est parti , une auM longue absence est incompréhensible ; si bous rappelions ? » Le commis se range à Tavis de son patron , et tous deux appellent monsei** gneur; point de réponse. « Mais la clé est restée au secrétaire, dit encore U joaillier, si nous ouYrions? — ^Yous n'y pensez pas, M. Abrahan, et s'il rentrait et qu'il nous trouvât fouillant dans son secrétaire, cela ferait le plus mauvais effet. » Lejoaillier se résigneencore; matsenfin» n'y pouvant plus tenir, il sonne après trois quarts d'heure d'attente ; les domestiques de l'hôtel arrivent , on cherche le seigneur qu'on ne trouve plus; enfin, on ouvre le secrétaire. Que le lecteur se représente, si cela est possible, la stupéfaction du pauvre Abraham Levy lorsqu'il vit que le fond du secrétaire et le mur contre lequel il était placé étaient percés, et que ces trous correspondaient derrière la tète d'un lit placé dans une pièce voisine, ce qui avait facilité l'enlèvement des diamans. On courut en vain après les voleurs qui s'étaient esquivés par la seconde porte de l'appartement

qa'îb occupaient, et qui étaient cU^à loin de Hambourg lorsque le joaillier Abraham Levy s'aperçut qu'il atait été volé. L'un des deux adroits Grinchissears aax deux Zotirdesdoni je Tiens de parler est actuellement à Paris , où il vit asseï paisiblement. Je crois qu'il s'est corrigé.

Quand on échange des pièces d'or, quand on vend des diamans à une personne que Ton ne connaît pas parfaitement , il ne faut pas perdre de vue sa propriété, ni surtout la laisset enfermer.

Les Grinc/usseurs aux deux Lourdes escroquent aussi des dentelles de prix. Une adroite voleuse, la nommée Louise Limé, dite la Lié* geoise, plus connue sous le nom de la comtesse de Saint" Anwnij loua en 1813 ou 1814, l'entresol de la maison sise au coin, des rues de Lille et des Saints-Pères. Cet entresol avait. deux sorties, l'une sur l'escalier dommipu, Tautre donnait entrée dans une boutique qui , alors , n'était pas louée. La comtesse de Saint- Amont fit apporter chez elle un nombne de cartons assez grand pour masquer cette se* conde entrée. Tout étant ainsi disposé , elle se rendit chez un marchand , auquel elle acheta

au comptant pour 36 à 40,000 francs de den-^ telles. Le lendemain , un commis lui apporte ses emplettes, qu'elle examine avec le plus grand soin ; cela fait , elle prend le carton qui les contient et le place derrière les siens. Un compère, aposté pour cela, Tenlève et s'esquive. Pendant ce temps, la comtesse assise devant un secrétaire compte des écus. Mais, tout-à^oup elle se ravise et dit au commis : « 11 est inutile de vous charger, je vais vons « payer en billets de banque. » Elle remettes écus dans le sac qui les contenait , et passe derrière les cartons. Le commis entend le bruit que fait une clé en tournant dans une serrure ; il croit que c'est la caisse que l'on ouvre. A ce bruit succède un silence de quelques minutes. Le commis suppose que la comtesse compte les billets de banque qu'il va recevoir. Mais enfin, ne la voyant pas revenir, il passe à son tour derrière les cartons, et découvre le pot aux roses. Les recherches de la police , pour découvrir la fausse comtesse de Saint-Amont, furent toutes inutiles ; on n'a jamais pu savoir ce que cette femme était devenue.

Grincbir k Location. On ne saurait prendre, contre les Grincfusseurs à Loeaiion , de trop

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minutieuses précautions , car on peut citer un grand nombre d'assassinats commis par eux. Lacenaire a commencé par Grmchir à Loca-' don. Les Grinehissears à Location marchent rarement seuls, et, quelquefois, ils se font accompagner par une femme. Ils connaissent toujours le nombre, Theure de la sortie, des habitans de Tappartement qu'ils veulent visiter. Ils examinent tout avec la plus scrupuleuse attention, et ne paraissent jamais fixés lors d'une première visite, car ils se réservent de voler à une seconde.

Lorsque le moment de procéder est arrivé , l'on d'eux amuse le domestique ou le portier qui les accompagne, tandis que l'autre s'empare de tous les objets à sa convenance. Un Grinchissage à Location réussit presque toujours, grâce à la négligence des serviteurs chargés de montrer aux étrangers l'appartemsnt i louer.

Les Grinehissears à Location servent aussi d'éclaireursaux CambrioUeurs ^\ Caroableurs. Us se font indiquer les serrures qui appartiennent au propriétaire, et cellesqui appartiennent au locataire ; ils demandent à voir les clés dont ils savent prendre l'empreinte.

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B^nooiip <j|^ personne» accrochent Iwrs Q\é0 dao9 la 6aUe i inaDger, c'est ce qu^elles n^ devraiem pais faire ; c'est béaévolcmeDi iwmr w% voiwrs Ift iwy w 4e procéder ayeo plius de facilité,

GBiN€»m A M BaoQuiU4^. h&^Grmchisscun à la Br4^aillc sont» aiosî que les Avale ioat cru et les Jum^ni^n^ qne variété de Détuarn€ur9\ 6t> comme ^nx/\\^ exploitent lesb^outkurs.

des derniers donc, s'ils yeulent être à Tsibri de leurs atteintes , devront avpîr les yeux toujoursouvertSt et leur montre ou vitrine tovyovrs dose ; mais ces précautions, quoique trësesaentielles, ne sont que des prolégomènes qui ne doivent pas faire négliger toutes celles dont les événemens indiqueraient Id nécessité. Par exie»ple : lorsque quelqu'un se présente dans la boutique d'un joaillier pour marchander des bagues ou des épingles , si le marchand ne veut pas courir le risque d'être volé i il ne faut pas qu'il donne à examiner plus de deux bagues k la fois*, si la pratique désire en examiner davantage, il remettra à leur place les premières avant de lui en remettre deux autres; les baguiers et pelottes devront donc être faits Au

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maDiëre à eontâidr un nomfcare déteruuiié d0 bagnes oà d'^agles.

Malgré remploi de toutes ces précautions , le bijoutier peut encore être Tolé, et voici comme : Un Broçaillear adroit examine du dehors une épingle de prix planée à Tétalage» et il en ftit fidiriquer une iotile semblable par un bijoutier affifuncbi; pois après il vient marchander œUe qu'il eouToite, et comme le }Hrix, qndque modéré qu'il soit, lui parait toujours trop élevé ^ il rend au narduuMi l'épingle qu'il a fiait fiibri* qner, et garde la bonne; il est inutile de dire qaele nu m^o, la marque, l'étiquette, et jusqu'à hsoiequi l'attache^ sont par&itement imités.

D'autres Broqaittears savent parfailement contrefaire les anneaux à facettes dont les bijoutiers ont toujpurs un groupe à la disposition des acheteurs ; l'un d'eux marchande et* achète une bague du groupe, dont il sait adroitement faire l'échange ; le bijoutier accroche à sa vitrine un paquet d'anneaux en cuivre, tandis quele voleur s'esquive avec les anneauxd'or .

Souvent encore deux femmes dont la mise est propre, quoiqu'un peu commune, se présentent ponracheter une chaîne, elles sont longtemps à trouver du jaseron dont la grosseur

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