‹ Les voleursChapitre 83 sur 208 · MAN · texte numérisé non relu

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-mier abord paraître incroyable, rien n'e^t cependant plus vrai , et tous les jours, les journaux nous apprennent que tel individu qui , jusques à l'heure de sa mort , avait passé pour un misérable , vient de laisser à ses ascendans ou descendans un héritage plus pu moins considérable. La mendicité est un métier comme un autre y et ceux qui Texercent habilement font fortune en peu de temps. Mais quelle que soit, l'habileté des mendians parisiens, elle n'approche pas de celle de leurs confrères de la Flandre et de la Hollande. U y a , dans ces contrées, des maîtres mendians qui exploitent à leur profit l'industrie de mendians subalternés. Tai connu à Gand un individu nommé Baptiste Spilmann; cet individu ^ qui jouissait d'une très-belle fortune, avait sous ses ordres au moins cinquante mendians de tout âge et des deux sexes. Ces malheureux étaient dressés à tout, ils étaient alternativement aveugles, boiteux ou culs-de*jatte. BapUste Spilmann faisaitdéshabiller les individus qui obéissaient i ses ordres , et les envoyait le long des côtes solliciter, de la charité des habitans des villages voisins, des chemises, des pantalons et d'autres pièces d'habillement. Les mendians de

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Baptiste Spilmum n'opéraittit guère que Thn ver, et les bons Flamands , toaehés de les foûr grelottans et presque nus, donnaient tous ks vétemens dont ils pouTaient disposer.

La femme Spilmann attendait à la sortie dn village les sujets de son mari, et les vétemens qu'ils avaient recueillis étai^it déposés dans un fourgon attelé de trois ou quatre chevaux. Cette manœuvre était opérée le Imdemain dans un autre village , et ainsi de suite jusqu'à ce que le fourgon fût plein. Chaque expédition valsût à Baptiste Spilmann d'asses fortes soni« mes ; cependant il ne bornait pas à cela son indostrie , il faisait mendier pour son compte aux baptêmes, noces et enterremens. Il avait môme à son service des possédés qu'il présea* tait à la chapdte de la bienheureuse Sainte* Gttdule.

MANGER le; MORCEAU, v. a.— Révéler un crime ou un délit.

MANGER SUR L'ORGUE, v. a. --Dénon^ cer quelqu'un.

MANGEUR DE GALETTE, s, m.— Homme vénal qui reçoit de Targent pour trahir ses it* voira.

MANETTE (M"«) s. f. — Malle.

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