NOC— NOU
NOCEUR-EUSE, s. — Débauché^ débauchée.
NONNE (Faire) , v. — Aider les Tireurs en entourant et pressant la personne qui doit être volée.
NONNE ou NONNEUR , s. m. — Le Nonnearesi, en quelque sorte, le valet du Tireur; sa besogne consiste à observer et presser la personne qui doit être volée , à recevoir à propos la montre ou la bourse. Le Nonneur ne fade pas toujours avec le Tireur; il reçoit une paie journalière , basée sur le nombre et la valeur des affaires faites dans la journée.
* NOUZ AILLES, ad. — Nous.
OGRE , s. m. — Àjgeût de remplacmtiMl , unirier, eseomyteor. Depuis qn% <shiM4in a Je droit de payer en argent sa dette à la patrie , des individus oflficiéux se sont /chargés de proe^iet des reaiplaçaiis à ceas c |ui n'oat point de goût pour l'état militaire, et ne se soucient pas de parader le sac sur le dos pour rinstruction ^ramuseaient des princes delà favûUe royale. C'est principalement de l'Alsace , de la Lorraine et de la Basse-Bretagne , 4|iie ces Messieurs tirent les hommes dont ils ottt besoin, hommes qu'ils acliétent ordinairement 5 ou
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600 francs, et qu'ils vendent au moins deux ou trois fois autant.
Il y A» j^ v^ux bien ie croire, quelque^ ageûs de remplacement qui exercent honorablement leur métier , mais il en est beaucoup plus qui méritent , à tous égards, le nom qu'on leur a donné. Ces Messieurs exploitent en même temps le remplaçant et le remplacé, et très-souvent les tribunaux sont appelés à prononcer sur les différends qui s'élèvent entre le$ agens de remplacement, et ceux qu'ils ne craignent pas de nommer leurs cliens.
Le père de famille qui a bien voulu accorder sa confiance à un Ogre» doit s'estimer trèsheureux Iprsqu 'après avoir payé tricher un remplaçant qu'il a long-temps attendu, son fils a enfin obtenu le certificat qui met sa responsabilité à couvert, car tous les agens de remplapement qe remplissent pas les engage*roens qu'ils contractent ^ et plusieurs d'entre eux , parmi lesquels je ne citerai que certain officier de l'ancienne armée , bien connu par ses relations avec certain individu autrefois Grec^ et maintenant banquier et usurier, pror cèdent à-peu-près de cette manière.
Des affiches apposées aux coins de toutes le^
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rues , el des circulaires envoyées dans toutes les localités qudques mois avant l'époque fixée pour le tirage, apprennent à tous que M. un tel 9 ancien officier, propriétaire ou banquier, vient de fonder une assurance mutuelle en faveur des jeunes gens qui doivent concourir au tirage de Tannée. Moyennant une somme de 7 à 800 fr., déposée dans la caisse commune , on peut , quel que soit le numéro que Ton tire de Turne fetale, acquérir la douce certitude que Ton ne sera pas forcé de quitter ses pénates. 11 est bien entendu que la somme versée par celui qui amènera un numéro élevé doit, dans tous les cas, être acquise à l'agent de remplacement , et servir à compléter le paiement du remplaçant de celui qui aurait été moins heUreux. L'agent qui procède ainsi a bientôt réuni trente ou quarante souscripteurs; il n'en désire pas davantage.
Arrive Tépoque du tirage. La moitié des jeunes gens assurés tombent au sort. Mais que leur importe, n'ya*t-il pas chez l'agent de remplacement un héros tout prêt à faire pour eux le coup de fusil, ou à brosser le poulet d'Inde, aussi ils dorment tranquilles jusqu'au jour où ils reçoivent la visite d'im monsieur
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bien obséquieux, qui s'exprime avec élégaiiGe, et i|ui se ehargede leurmootrark revers de la médaille dent jusqu'atore ilan'awâat vu que le bqau côté.
< Keiuîeur, leur dît eet officieux eatreinetteur, qui n'est autre que le comptoe de Tagent de remplaoement ^ M. un tel , agent de reo^cément , auquel vous avez aaoordé votre oon* fiance, a fiiii cette année de irès^maiiviiaK affiàices, et , pour la première Ibis de sa vie, il loi est impossible de remplir ses engagemeas; mais rassurez^vous ^ lionaieur, ses cliens œ perdront rien , et je suis chargé de vous reneCtre la somme que voue avez versée entre ses mains. •
Bien heureuzide ne pas tout perdre , les iofortunés repretneot leur argent et ne diseat mot; si, contre toute attente, quelqueMias d'entre eux veulent absodument que le contrai qu'ils ont consenti soit rigoureusement exécuté , on s'empresse de les satis&ûre, dans la crainte que leurs clameurs n'éveillen^ l'atteo* tien des magistrats, il est inutile d'ajouter que, quelques jours après le tirage, Tagent a envoyé son intermédiaire à ceux de ses idiens que le sort a favorablement traités, et, qu'en leur fai**
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sant fine remise, H s'est fqît aHtx>ri9er à ireiiror le» fonds défméi par eux ebes un notaire.
Le «ieor D******, dffieîer de ÏBMi&tiM armée, exerte de cène matiière^ éeptiiè {^lu^^fts amiéea, le métier d'agent de rMsi^Aeeniefft ; îl se dît eepeddast le phns bôvniélte hfèindie do monde ^ et il n'y a f>as long-tempa ^tt'il a traduit à là barre dn tHbtmal de poliee oorreciionnelle, et fint eondanmer à trois mois d'empirisoBûement, iœrtain inditidu qui aiatt pris la liberté grande de l'appeler fripon*
Je l'ai dit et je le répète , quelques agens de rempkreeniefat eieroenl honorabléïAent leur métier ; c'est à àenx la setAs qti'il liitit s'adresaér« LèscondHibésde leiirs traités ne sont peotêtre pas aussi aiFaivtagettôeB que eéltës des individns dont lious venons de parler, mais ils ne trofaipent flersonne.
T<mt le monde a ki dat» l'un dea deux |^remîers volntoea des Stènes Je la vie pthée^ de Btilsac ^ le portrait de l'usurier Gobseo; ce porti^it n'a d'atMres défautk , suivant lèoi ^ que eèloi de ù'étite pas exaét; le pèreCiobsec edt un tjpe efibeédepuift loAg-temps. Les usuriws de noire époque né l<^^t pas tous rae des Grés; ils ne sont t^ vieux, ni ridés ; leur eostmne n'a
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pas été acheté au Temple : ce sont au contraire des hommes encore jeunes, toujours véim avec élégance, et qui ne se refusent aucunes des jouissances de la vie. L*usurier pur sang n'a jamais d'argent comptant lorsqu'on lui propose d'escompter la lettre de change acceptée en blanc par un fils de famille y mais il a toujours en magasin un riche assortiment de marchandises de facile défaite , telles que singes et chameaux , pains à cacheter, bouchons , souricières , voir même des places à Vannée au théâtre de M. Comte.
OGRESSE , s. f. — Les filles publiques nomment ainsi les revendeuses qui leur louent la pièce qui manque à leur toilette , au besoin même la toilette toute entière; elles ne pouvaient vraiment choisir un nom plus caractéristique, et qui exprimât mieux l'idée qu'elles voulaient rendre ; rien, eh effet , ne peut être comparé aux Ogresses; elles sont plus voraces que le boa constrictor, plus inhumaines que la liiène, plus âpres à la curée qu'un chien de basse-cour; aussi ce n'est que forcées par la nécessité que les tristes filles de joie s'adressent à elles; mais comme la nécessité est presque toujours assise à leur porte , les Ogresses re-
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çoiveût tous les jours de nombreuses visites, et tous les JQurs leur bourse s'arrondit* <
Plus de 15,000 filles de joie sQQt inscrite^ sur les registres de la préfecture de poliœ , et parmi elles Ton compte à peine quelques cen-r tainesde parisiennes, encoi^e SQQt*ellesen car le, c'est-à-dirç qu elles exereent pour leur propre compte ; les autres se prostituent au bénéfice des niai^ress^s de m^son ; ce sopt celles-là qu^ Tqn jnomme fi/Us éfamotf/'O^ en f^miéiv; elles nepQSsèdeni rien en propre , ni robes, ni chçini* ses,nibas; aussi i/iaé/aiTs^ , qui connaît leui: misère, madanic, que la police protège, et qui souvent n'a qu'un mot à di|^ pour envoyer ses pensionnaires pai^er qiielques mois à Saint- ' Lazare, les mène tambour batlantet riàgne despotiquement sur son petit royaume; mats il lui arrive quelquefois ce qui arrive aux souverains absolus : son peuple, las de souflrir, lève enfin la tête et se soustrait à sa domination; X Ogresse alors est, pour la fille qui a quitté Tempirede sa souveraine, une seconde providence; elle lui loue, moyennant irois ou quatre francs par jour, unf3 toilette qui peut bi.en valoir, estimée au plus haut prix , de 30 'à, 40 francs, et que la pauvre (illc garde quelquefois des mois entiers
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de sorte ^a*4slte se trouve ûv<ht payé le doublé de ce qu'ils valeiH , des objels qui j eu défitiî'live, ne lui apparlienneni pas.
Le métier des Ogress€s est bieti ignoble, sans doute , et les Ogressts sont des femmes bien mépHsables , mats cependant sans elles les pauvres créatures dont je viens de parler seraient qoelquefois très'embarrassées, et phis d'une bien certainement s'est dit, en remettant à X Ogresse sa rétribution quotidienne, tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles.
* OIGNON, s. f. — Montre.
OISEAU FATAL, s. m. — Corbeau.
OMNIBUS DE GONI ^ s. m. —Corbillard.
ONGLE , s. m. — Goneierge de prison.
ORANGE, s. r. — Pomme de terre»
OREILLARD , s. m. — Ane.
ORLÉANS, s. m^ — Vinaigre.
* ORNIGHON , s. m. — Poulet.
"^ ORNIE DE BALLE , s. f. ~ Poule dinde. *ORNIE ou ESTABLE,s.f. — Poule.
* ORNION , s. m. — Chapon; ORPHELIN, s. m. — Orfèvre, bijoutier.
ORPHELINS, s. m. — Sujets du grand
Géosré qui mendiaient trois ou quatre de com*