‹ Les voyages advantvrevx de Fe d Mendez Pinto;Chapitre 2 sur 101 · MONSEIGNEVR · texte numérisé non relu

MONSEIGNEVR

QuAVTD ie ne derois point si heureux que d'estre cogneu de vous, ny d'auX)ir part à la bien vuelllance qu il vous a pieu me tes-

ikous appelions Barbares , leur Religioo > leurs Loix , leurs grandes richesses ^ leur gouuernement en temps de paix et de guerre , et en vn mot se représenter comme en vn tableau tout ce que l'Europe, TAfrique et TAsie ont de plus exquis, et esmerueillable ea leur estenduë. Mais , quelques belles que soient ces choses , et quelque lustre que leur apporte ce* Yoy?igeur Portugais , ie m asseure que s'il estoit encore en vie , et s'il auoit le bon-heur de s'arrester prés de Vous, il confiçsseroit véritablement de nauoir iamais veu en tous ses voyages un Royaume plus fleurissant que celuy-cy , ny vn homme <jui vous valût en ce qui regarde le gouuernement dVn Estât, et les actions les plujs. Héroïques. Aussi n'y a-t'il celuy qui ne de-* meure d'accord auecque raison , que vous estes ce vrày Athias sur la vigilance duquel se repose cette Monarchie , que les plus grandes vertus sont petites à comparaison des vostres , et qu'en vos conseils il y a ie ne sçay quoy de miraculeux , qui affernxij

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