‹ Les voyages de Saint Jérome, sa vie, ses œuvres, son influenceChapitre 4 sur 236 · PREFACE. VII · texte numérisé non relu

PREFACE. VII

saint Jérôme, nous comprenions l'admiration d'Erasme, et nous avons partagé son enthousiasme en voyant notre saint docteur se dévouer à la garde des saintes Ecritures. Pour les traduire exactement, il apprit l'hébreu, le chaldaique, le syriaque et l'arabe, sous la direction des maîtres les plus habiles, aux lieux où Ton parlait encore plusieurs de ces langues; pour les comprendre, il s'établit dans sa solitude de Bethléem et parcourut les Lieux saints dans la compagnie des Juifs les plus savants, chargés d'éclairer ses doutes et de résoudre ses difficultés; pour les expliquer, il lut tous les commentateurs qui l'avaient précédé; puis, plein de foi dans la parole inspirée, d'espérance dans les promesses révélées, d'amour pour le Dieu fait homme, il assure par ses traductions, ses lettres et ses commentaires, la croyance aux saintes Ecritures déjà soutenue par Origène, acceptée depuis et développée par les plus belles intelligences'. Enfin, au déclin de sa carrière, vieillard presque octogénaire, lorsque ses yeux éteints se fixent sans rien voir sur les pages sacrées, quand sa main défaillante laisse échapper le style de l'écrivain, au moment suprême, il se fait encore lire la version des Septante, et meurt en dictant

' II. Wallon, la Croyance aux Évangiles.

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