CHAPITRE XI
Retour de l'ile Percée à Tadoussac, avec la description des anses, ports, rivières, Îles, rochers, et baies qui sont le long de la côte du N :
Nous partimes de l’île Percse le 19 du dit mois pour Tadoussac et fûmes contrariés par des grands vents, ne voulant relâcher en pensant gagner du chemin, nous fûmes à la côte du Nord, le 28 de juillet, mouiller l’ancre à une anse qui est fort mauvaise à cause des rochers qu’il y a.
Le lendemain nous partimes et vinmes à une plage où il y a un bon port et une petite rivière, où
ee ONE ie AL A A A ft 1
Les cérémonies que font les sauvages avant que d'aller à la guerre—Des sauvages À Imouchicois et de leur monstrueuse orme—Discours du sieur de Privert de St-Malo sur la découverte de la côte d A readis; mines, et fertilité du pays.
Arrivant à Tadoussac, nous trouvâmes les sauages que nous avions rencontrés à la rivière des Iroquois, qui avaient fait u premier lac de 3
iroquois, lesquels se battirent contre dix ontagnais, (
Si ce dit sauvage vengeront sa mort soit sur leur n tres, ou bien il faut présents aux parents contents de vengeance, qui est une grande
eux.
Avant que les Montagnais partissent pour la pe ils s’assemblèrent avec leurs riches habits de ourrures, castors et autres peaux et cordons de dif-
férentes couleurs sur une place publique. II Y avait au devant d’eux un sagamo nommé Begourat, qui les menait à la guerre, Il étaient les uns derrière les autres, avec arcs, flèches, massues et rondelles de quoi ils se parent pour se battre; et allaient sautant les uns après les autres, en faisant plusieurs
e leur corps. Après ils commencèrent à .
puis firent leur tabagie. Après ces cérémonies les sauvages s'en allèrent à la guerre contre les Iroquois.
sieur Privert leur donna, il les mena jusqu’à la dite mine où les sauvages le guidèrent. II dit qu'il avait quantité de cuivre comme il nous en a montré. Trois lieues plus loin il y aa une montagne qui est d’une peinture noire. Puis, à 6 lieues plus loin il y a une île où se trouve un métal qui est brun et en le coupant blanc, leur ei ter montré de l’argent, ils dirent que c’était semblable et qu’ils le trouvent dans la terre, à un pied ou deux.
Ils disent aussi qu'il y à d’autres mines mais qu’ils n’osent y aller sans des Français pour faire la guerre à leurs ennemis, qui les tiennent en leur possession.
Tout ce pays est beau et plat, et il y a de toutes les sortes d’arbres que nous avons vus en allant au premier saut de la grande rivière de Canada, fort peu de sapins et de cyprès. à == .
Voilà ce que j’ai appris du dit sieur Privert.
TS re
Tr PPP CHAPITRE XIII.
D'un monstre épouvantable que les sauvages appellent Gougou, et de notre bref et heureux retour en France.
Il y a encore une chose étrange, digne d’être racontée, que plusieurs sauvages m'ont assuré être vraie : c’est que, proche de la Baie des Chaleurs, tirant au Sud, est une île où fait résidence un monstre épouvantable que les sauvages appellent Gougou, et m ont dit qu’il avait la forme d’une femme, mais fort effroyable, et d’une telle grandeur, qu’ils me disaient que le bout des mats de notre vaisseau ne lui fût pas venu jusqu’à la ceinture tant ils le peignent
and, et que souvent il a dévoré et dévore beaucoup e sauvages; lesquels il met dans une grande poche
quand il les peut attraper, et puis les mange et ceux qui avalent évité e cette malheureuse bête t si grande qu'il aurait
ête, que lui et tous ceux d les sifflements étran que les sauvages qu’il avait avec lui, lui dirent que C'était la même bête, et avaient une telle peur qu’ils
+ EE Eee
pour fable; mais je crois que c’est la résidence de quelque diable qui les tourmente de la façon.
Avant de partir de Tadousac France, un d
Bégourat,
p sagamo Anadabijou, le
e et de lui faire voir
ages que nous avions
leur demandâmes une
manger, laquelle
i amenée avec le
a aussi amené 4
sauvages; un homme qui est de la côte d’Arcadie, une femme et deux enfants des Canadiens.
Le 24 d’août, nous partimes de Gaspé, le vais-
seau du sieur de Prevert et le nôtre. Le 5 septem-
bre nous entrâmes sur le banc où se fait la pêche, et le 20 du dit mois nous arrivâmes par la grâce de Dieu, avec contentement d’un chacun, au port du Havre-de-Grâce.