CHAPITRE v
De la côte, peuples ot rivière de Norembegue, et de pe 4 7 qui s'est passé durant les découvertes de
Après le départ des vaisseaux, le sieur de Mons .
, et je 8 te- Cro -
bre avec 12 matelots et 2 sauvages. Ce jour-là nous trouvâmes les vaisseaux où était le sieur de Poitrincourt qui étaient ancrés à l'embouchure de la rivière Ste-Croix, à cause du mauvais temps duquel lieu nous partimes le 5. Continuant notre route nous fimes ce jour-là 25 lieues et nous passâmes proche d’une île qui contient environ 4 ou 5 lieues de long, près de laquelle nous pensâmes perdre notre
ue sur un petit A. à fit une ouverture à
notre barque près de la quille, de cette île 8 nord à la torre ferme il n'y a pas cent pas de large (Monts-déserts). Elle est fort haute, coupée par endroits, qui paraissent, étant en mer, comme 7 ou 8 montagnes r les unes proches des autres. Je l'ai nommée l’île des Monts-déserts.
Le lendemain 6 du mois, nous fimes 2 lieues et a une fumée dedans une anse et vimes deux ranots conduits par des sauvages, qui vinrent nous recunnaître, j’envoyai les deux nôtres dans un canot pour les assurer de notre amitié. La crainte qu'ils avaient de nous les fit retourner. Le lendemain matin ils revinrent, je leur fis donner du biscuit et quelques bagatelles. i la chasse aux
Or, les sauvrges furent avertir Bessabez, leur chef, et d'autres sauvages, qui allèrent en une autre petite rivière avertir aussi le leur, nommé Cabahis et l'avertir de notre arrivée.
Le 16 du mois il vint à nous quelque 30 sauvages et le dit Bessabez avec 6 canots. — que les sauvages qui étaient à terre le virent arriver ils se mirent tous à chanter, danser et sauter, jusqu’à ce qu'il eut mis pied à terre; puis s’assirent tous en rond. Cabahis, l’autre chef, arriva peu après avec 20 ou 30 de ses compagnons et se réjouirent fort de nous voir, c'était le première fois qu ils voyaient des chrétiens.
Je fus à terre avec quelques-uns de mes — gnons et 2 de nos sauvages qui servaient de trucheman et je donnai ordre à ceux de notre barque d' approcher près des sauvages et tenir leurs armes prêtes pour faire leur devoir. Bessabez nous fit asseoir et commença à pétuner avec ses compagnons. Ils nous firent présent de gibier.
Je dis à notre trucheman de faire entendre à Bessabez, Cabahis et leurs compagnons que le sieur de Mons m' avait envoyé 1 devers eux pour les voir, les tenir en amitié, et les mettre d'accord avec les Souriquois, leurs ennemis, et qu’il désirait habiter leur terre et leur montrer à la cultiver, afin qu’ils ne traînassent plus une vie si misérable. Ce dont ils furent très contents, disant qu'il ne pouvait leur arriver plus grand bien que notre amitié. Après la harangue, je leur fis quelques présents et nous nous séparâmes. Tout le reste de ce jour et la nuit, ils ne firent que danser, chanter et faire bonne chère, attendant le jour auquel nous traitâmes uelques castors; et après, chacun s’en retourna, avec ses compagnons de son côté et nous du nôtre, fort satisfaits d'avoir eu connaissance de ces peuples.