CHAPITRE VIII. Arrivée au saut, sa descri
iption et ce qu’on y voit de remarquable, avec Le rapport des sauvages de la fin de la grande rivièr
Partant de la rivière des Iroq
Le ler juillet nous côtoyâmes er.
e me mis dans un canot à la bande du Sud, où
je vis quantité d'îles, où se trouve quantité de fraises, framboises, groseilles et
fruits. II y a aussi Plusieurs bêtes
ucoup d’autres sauvages comme
. — 23 ——————̃ — mmnmnns, orignaux, cerfs, biches, daims, ours et beaucoup d’autres sortes qui sont bons à manger et dont se
qui est fort agréares lieues de — et arge. Je vis à la bande du * paraissaient à quel- ; les sauvages me dirent que c'était le premier saut de la rivière des I Le mercredi suivant, nou fimes 5 ou 6 lieues. Nous terre y est fort basse. Le . 2 lieues, et p es par quantité d Îles qui sont très bonnes et plaisantes pour la tité des prairies qu’il que des autres îles, et au regard de ceux que Enf a nous arri
Du commenceui est au milieu, l’eau comande force; bien que nous eusn nous ne pũmes pas beau- COUp avancer; toutefois nous passâmes la est à l’entrée du dit saut, mais nous vi l’ancre à la bande du
que nous ne fûmes p escendre,et quelques
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Passer notre esquif. Le canot des sauvages passait aisément.
N y a deux grandes ſles: une du côté du Nord, laquelle contient quelques quinze lieues de me — et poupe autant de , Commence à quelques douze 2 dans la rivière de Canod
ui est = long et une demi-lieue de large (île Perrot
Il y a proche du dit saut une montagne qui dé- Couvre assez loin dans les dites terres (Mont-Royal). Venant à approcher du dit saut avec notre petit esquif et le canot, je vous assure que jamais Je n'ai vu un torrent d'eau déborder avec une telle impétuosité bien qu'il ne soit pas beaucoup haut, n’étant en d’aucuns lieux que d'une brasse ou de deux, et au plus de trois. II descend comme de degré en degré, et se fait un bouillonnement é e la force et raideur que va l’eau en traversant le dit saut,qui peut contenir une lieue. Nous fûmes par terre dans les bois, Pour en voir Ia fin, où il y a une lieue, et où l’on ne voit plus de rochers ni de sauts; mais l’eau y va si vite, que c'est un courant de 4 lieues dont on ne peut s’imaginer la vitesse. Après ce saut, il y en a 10 autres, la plupart difficiles à passer.
Tout ce pays du côté du saut que nous traveres par terre, est bois fort clair o l’on peut aisément passer avec armes.
Ne pouvant faire davantage nous nous en retournâmes à notre barque. Les sauvages nous dirent que
qui vaaup
et puis passent 5 sauts, lesquels peuvent contenir du premier au
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