Les vrais principes du chant grégorien
'. J. HAKICQ, lUPHIXErn DD SAINT SIÈGE, DE LA SACRÉE COltGHËGATIOX DE LA PROPAGAHIIF. ET DE l'aRCHEVËCBÉ DE HALIHES.
AVEC APnoB;maii. — ISiS.
PROrRIETE DE L EDITEUR.
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SON ÉMINENCE RÉVÉIIENDISSIIIE
LE CARDINAL STERCKX,
PRnUT DE LA BELGIQUE, ne. ne.
Monseigneur j
V E suis heureux de pouvoir déposer aux pieds de Votre Eminence rhommage d*UD travail que vos encouragemeots m^out fait entreprendre et dont le succès est assuré , depuis que Vous avez bien voulu rhonorer de votre haute protection. Sous de tels auspices, ces principes du Chant Grégorien ne sauraient manquer de se répandre au loin et d'asseoir ainsi sur ses véritables bases la réforme du cbant d'église.
On ne Toubliera pas, Monseigneur, c'est T Archevêché de Malines qui, dans celte grande œuvre ^ donne Texemple , en voulant sérieusement la pratique de ce qui n^est ailleurs que Tobjet de vagues désirs , de tendances peu arrêtées. Et cela ne doit point étonner, quand on considère toutes les grandes choses qui se* sont faites ici dans ces dernières années. Autour de notre Métropole on voyait surgir et fleurir tant de belles institutions , où la génération nouvelle vient se retremper dans le Catholicisme. L^avenir m^appartient , disait la Religion, et le peuple belge sera toujours ce qu'il a toujours été, un peuple de Catholiques Romains. Dans nos cathédrales séculaires, autour de nos antiques autels, se pressait la foule avec les fortes convictions et avec toute la ferveur des âges de foi. C'est alors que Votre Eminence a compris que le temps était venu de ramener aussi dans nos temples ces antiques chants de la piété primitive , ces expressions toujours si vraies de sentiments qui sont toujours les mêmes , parce qu'ils tiennent à une Religion qui ne change pas.
Votre Eminence a voulu réhabiliter le Plain- Chant, Elle a daigné associer mes faibles moyens à la grande œuvre qu'EIle voulait opérer. J'ai accepté cette sainte mission avec toute l'ardeur que le zèle de Votre Eminence peut exciter dans le cœur de ceux qu'EUe envoie. J'ai la conviction d'avoir saisi les vrais principes de ce chant et , sous les ailes de votre haute protection , j'ai eu le courage de les enseigner. Ce travail , Monseigneur , quelque défectueux qu'il puisse être encore, aura toujours l'immense avantage d'avoir été agréé par Votre Eminence ; et je sais que dans tout notre pays et même bien au-delà , Votre Nom sera pour lui la plus brillante et la plus solide de toutes les recommandations. On lira ce livre, on l'étudiera; on {dmera et on cultivera le Plain-Chant , et ce sera la plus belle récompense que puisse ambitionner pour ses veilles
De Votre Eminence ,
Monseigneur ,
Le plus dévoué fils,