‹ Les vrais principes du chant grégorienChapitre 21 sur 84 · IF ■ I -'■ I · texte numérisé non relu

IF ■ I -'■ I

.^ dnx yVi-taB mortu-us re-gnat .vivus. Die iiot>is Jtfasrî -lâti

:guid vidi-sti in vi-à? Sepulehrum Ghristi ¥t¥e&-ti9, et

glori-am vidi " msnr^gen-tis. Âî^e-li-eos tes - tes , sudari-

Anffe-li-4

ïun èl vest^. . Sur^rexit jChristus spes îkie-a: prœcedet

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m GaJi-ke-am.

Scimus. Gbristum surrexÎMe

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à mortu-is verè : tu nobi* vîc-lor rex mî-sere-re^

men. Alle-lu - - ja.

m et IV tons mixtes. Ici le ton plagal est mixte avec son authentique.

Hymne de la fête de rinvention de la Sie. Croix.

■- |-V|-Vv ^

Pange lin - gua glo-ri-o - si prœ- li-um cer-taminis ,

et su-per cru-cis trophae-o die tri-umphum nobi-lem,

^fe

quali-ter - redemptor or-bis immo-latus vî-ce-rit(I).

Nota. Un autre exemple des 3 et 4 tons mixtes est la communion Beatus servus.

Nous intercalons ici le même hymne , mais chanté différemment à Rome , à la chapelle Sixtine , le Vendredi-saint. On le chante dans un mouvement aliégro , pour exprimer le triomphe de la croix , mais sans mesure. Malgré cela , il résulte de la valeur qu'on donne aux notes , des appoggiatures , des trilles, etc. un rhytme parfait. Il est impossible de mettre cet hymne sous les yeux du lecteur , comme on l'exécute par tradition. Toutefois la copie suivante peut en rendre une idée. Les notes marquées de ce signe ('*') indiquent les appoggiatures , — tr. les 4rilles, et w les demi-trilles.

Pan-ge lin-gua glo-ri-o - si laure-am cer-ta- mi-nis,

(1) Cet hjii[ine ett ordinairement atlribuë à S. Fortunat de Poitou. Cependant, U est plut probable qu^on le .doit à li^neriin (Claude) qui vivait dans le IV siècle. Sidoine Apollinaire lut en.fjait des éloges en ces termes : » Jam ?er6 de hymno tuo , »i percunctere qui«i sentiam; commalibus est copiosus, dolcis, elatus et quoslihct lyricos' dithyrambes amœnilatc tupereminct {Sirmond T. T. p. 932. — Fubrie. /. JL Hambourg 1718.,\ »

et

sa-per - crucis tro-phae - o die tri - um-phum

no - bi-lem , qua - li -ter re- demptor or - bis immo-

la

tus

vi - ce-rit (1).

V et VI tons mixtes. L'aulhenlique mixte avec son plagal. Graduel du sixième jour, après le jour des Cendres.

U-nam pe - ti-i

à Do

mmo

hanc requi - ram , ut inha - bi-tem ta domo

Do - mi-ni.

Le chant solennel de la Passion de N. S. offre un autre exemple des V et VI tons mixtes. Le diacre chante la quinte au-dessus de la finale. Le sous-diacre la quarte au-dessus de la quinte précitée , tandis que le prêtre chante à la quarte au-dessous de la finale fa. Voir Par. IIL ch. 1, $ IV, n.» 2.

(1) Cet bjmoe, exécuté à Rome, est d^uoe beaulé n admirable qu^un illustre savant D. Antonio Esimeoo retourna plusieurs années pour Teotendre. 11 en fait des éloges pompeux dans son DubHo topra ^ M^^io fundam. di eonlrapp. Hel R. P. M. Gio Bat, Martini. Roma, Barbicllini 1775. Par. I. S XI p. 19. — Conf. Bain neo. II. p. 90.

VII et VIII tons mixtes.

iVoM. Nous avoùs fait ici quelques corrections que dcmamlaicat les vrais frâ^incipes du chant grégorien.

Séqtiences de la féte-Dieu.

Lauda Si-on salva-torem , lauda ducem et pasto-rem^in

hymnis et canti-cis. Quantum po-tes tantum - aude , qui-a

ma-jor omni lau-de , nec lauda-re suf-fi-cis. Laudis thema

spe-ci-a - lis, pa-nis vivus, et vi-ta-lis ho-di-è

pro-po-ni-tur. Quem in sacrœ mensa cœ - nse, turi)i8e

fralrum du-o^lenae datum non ambi-gi-tur.

Sit laus

plena , sit so - no-ra , sit jucunda , sit de-co-ra mentis

ju-bî-Ia-tî-o.

Di-es e-nim so-Iemnis a-gi-tur, in

quamen-sœ prima reco-litur hujus insti-tu-ti-o.

In

hâc mensâ no-vî re-gîs, novum pascha novœ legts

phase vêtus terminât. ve-tusta - tem no - vitas , umbram

••ki

fîii-^t ye^ri^as, noctem lux e-li>-niinat. Qaod ni

cœna Ghristus gessit , fa-ci-en - dum hoc expres-sit , in

8u-i memo-ri-am. Docti sacris in-stMu tis , panem,

vi-nuin,m sa-lu-tis consecramus ho-sti-am. Dogma

datur Christi-anis, quod in carnein transit pa-nis, et vinum

in sanguinem. Quod non capis ^ quod non vides , a-nimosa

firmat fi-des, prœter rerum or-dinem. Sub di-ver^sis

^peci-ebus , signis tantùm , et non rébus , la-tent res e^ximiœ.

Ca-ro ci - bus , sanguis po-tus , manet tamen Ghristus to-tus

sub utraque spe-ci-e.

A su -mente non conçisus , non

IV'.j^J

confractus , non divi-sas, in-t^er ac-ci-pi-tur. Samit unas

sumunt mille , quantum i-sti , tantum il-le , nec sumptus

consumi-tur. Sumunt bo-ni , sumunt ma - H , sor-te

tamen in-œqua-li , vitœ vel in-te-ri-tûs. Mors est ma-lis ,

vi-ta bo - nis , vi-de paris sumpti-»o-nis quàm sit dîspar

ex-i4us. Fracto demum sacramen-to, ne vacil-les^ sed

memen*to, tantum cs-se sub fragmente , quantum to-to

te-gi-tur. Nulla . re-i fit scis-su-ra ; signi tantùm fit

fractu-ra ; quà nec status , nec sta*tu-ra signa-ti minu-i-tur.

Ecce panis ange-lorum , factus cibus vi-a-torum ; ve-rc

|)anîs fi * li-orum , non mittendus ca-nibus. In fi-guris

prse-signatur cum I - saac immo-la-tur ; Agnus paschse

de-pu-tatar : datur manna patribus. Bone pastor , pa-nis

ve-re^ Je-su, nostri mi - se-re-re^ tu nos pasce, nos

ê-3^A**^,ii^^à \\[

tu-é-re , tu nos bona fac vi-de-re, in terra viven-ti-um.

Tu, qui cuncta sois et va -les, qui nos pas-cis hic

moivtales , tuos i-bi com-mensa-les , cohœredes et sodales

fac sanctorum ci-vi-um. A

men (1).

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