S VII
Des mots hébreux et des monosyllabes qu'on Irouvc à la médiation de quelques versets
de psaumes et dons les cantiques.
1 . Si Ton rencontre au milieu d'un verset de psaume ou de cantique , av/ant l'astérisque — un monosyllabe ou un mot hébreux , il faut les ' hausser d'une note au-dessus de la dominante , dans les intonations du deuxième , quatrième ^ cinquième et huitième ton,
EXEMPLES
Il Ton. g ff^ n r*'
Domi-ne pro-basti me et cogno-vislî me : *
IV Ton. ^
Gre - di-di propter quod lo-cutus sum :
VTon. ^
Virgam virtu-tis tuse e-mittet Domi-nus ex Si-on : *
VIII Ton.
Memen-to Domine Da-vid : "^
Du Magnificat.
Quia fe-cit mihi magna qui potens est : *
Du BenedictuSé
Bene - dictus Domi-nus De-us 1-sra-ël : *
2. Faisons ici une remarque pratique applicable à toutes les. intonations précédentes dés psaumes. C'est que les intonations du premier
4legré , ou les commencements des intonations , se chantent seulement au premier verset d'un psaume ; les autres versets doivent être commencés ^ la dominante. Il est cependant une exception à cette règle , lorsque les versets alternent avec Toi^e. Dans ce cas , on commence chaque verset par le premier degré d'intonation. Dans les cantiques Magnificat elBenedietus le premier d^ré d'intonation se répite aussi au commencement de chaque verset.
$ VIIK
I . Il nous reste à donner les variantes de la psalmodie , telles que nous les trouvons pratiquées dans les différents diocèses de Belgique. On sait qu'ici Ton suit le rituel romain , et que par conséquent il serait à désirer que la psalmodie et tout ce qui s'y rapporte fut en tout point conforme aux formules romaines. Mais cela n'existe pas. Au contraire, on a beaucoup dévié de la méthode légitime et des sources pures ; d'où il est résulté, qu'assez souvent , on a dénaturé la tonalité même du chant ecclésiastique. Espérons toutefois que le temps et le véritable progrès nous ramèneront un jour vers cette uniformité catholique romaine qui serait un lien de plus pour nous rattacher inébranlablement à la liturgie int^e du si^e apostolique.
Intonationê festivales des piaumes et du cantiques.
Finale.
ITOD. ^=
Primus modus sic inci^pit , sic medi - atur : *
et sic fi-ni-tur. Et sic fi-ni-tur.
2. Remarquez que les médiations du I, II, Y^VI, et VIII Ton n'ont que deux notes sur lesquelles on chante deux syllabes longues. Les terminaisons sont composées de quatre ou cinq notes sur lesquelles on applique lutant de syllabes.
L'intonation des CMiiiqiks esk ici semblable, à celle de Rome , sauf Us terminaisons qnt sont plus variées dans celle-ci.
et fe-cit redempti-o-nem plebis su -se:
UTon.
Secnndus modus sic incipit , sic me-di - a-tur :* ^ sic
ti-ni-tur (2).
3. La finale est composée de trois notes auxquelles on adapte trois syllabes longues. Les brèves ne comptent pas.
Ma-gni - fi-cat a-nima me-a Pominum.
Varîantft.
Be-nedi - ctus Dominus De - us I - sra-êl : * Domintis
De-ns Isra>ël (3).
ff) B«BKrqoeiqiie les venets sui^nits do Magnificat «e chantent comme le premier Tercet du Benediehu, (t) Voir ci-dessus n.' 2, p. 111.
(3) Voir ci-dessus $ VIF, p. 123.
fli Ton.
Tçr4i-iis modns sic inci-pit , sic medi - atur : "^ et sic
ou
tmm
fi-ni-tur. Et sic fi-ni-tur.
Dômi-fium. ^ A-^iina me-a
Bene - dictas Dominas De-as I-sra-êl.
L Remabques I. On Tient de voir qae la médiation da psaume dîSere de celle des cantiques, quoique dans quelques églises on ne les distingue pas. La méthode romaine tient le milieu entre ces deux variantes.
n. On ne peut jamais commencer la médiation sur la dernière syllabe dW mot^ ni sur une syllabe brève , qui ne compte pas. Celle-ci doit être chantée sur la même note que la syllabe qui . suit. Cette règle s'applique particulièrement à la médiation du troisième et septième Ton. En vdici des
EXEMPLES