CHAPITRE II
De Toffice divin proprement dit. — Intonations qui y sont relatives.
SI
(i) Intonation Domine labia meaj et Deus in adjutorium.
i . Les intonations de Domine lahia mea , etc. peuvent être festivalea ou fériales.
La première se chante avec des pauses , et sur trois notes isi,utj ré. La seconde se fait sans pauses et seulement sur la note ut, excepté alleluja , comme on peut le voir ci-après.
INTONATION FESTIVALE.
Domi-ne la-bi-a me-a ape-ri-es. 15?. Et os me-um annunti-abit
laudem tu-am. De -us in adju-to-ri - um me-um inlen-de.
jj?. Domi-ne ad adju-vandum me festi-na. Gio-ri-a Pa-tri et
Fi-li-o, et Spi-ri-tu-i sancto. ^. Si-cut e-rat in prin-ci-pi - o ,
(1) Ces intonations simples du Domine , etc. avec les réponses respectives du choeur , tant pour lec fêtes doubles et solennelles que pour les fêtes simples et les jours fériés, sont exactement conforiues aux fornale* de la tradition romaine la plus ancienne (RainY mem. |I. p. 101.).
et nunc, et sem-per, et in sse-cula sse-calo-ram. Amen.
ou
ou
Alle-lu-ja. Laus ti-bi Domi-ne Rcx œ-ternse glo-ri-œ. Rex
ae-ternse glo-rî-œ.
2. L'intonation fériale est pour les jours fériés et pour les fêtes simples^
Domi-ne la-bi-a me-a a-pe-ri-es. vf. Et os me-um annun-tia-bit
laudem tu-ara. De-us in adju-to-ri - um me-um intende, etc.
aMelo-ja, etc.
Intonations des versets.
i . Après la fin de chaque nocturne des matines , après l'hymne des 'tiiides et des vêpres , et après les répons brefe des petites heures , on citante les versets suivants :
Pour les fêtes doubles et semi-douhles.
. Consti-tn-es e-os princi-pes super omnem terram am,
O) Cette première yertion est la plat «ocienBe.
i(. Momo-res e-runt nomi-nis tu-i Domî-rne e.
Pour les fêtes simples et les jours fériés.
y. Domî-ne in cœ-Io^mi-se-rî-cordi-a tu-a.
j^. Et ve-ri-tas tu-a, usque ad nubes.
2. Remarquez I. Que le neume qui se trouveii la fin de ces versets est le seul que Guidetti laissa dans le chant de l'office. II l'adopta d'après le conseil de Palestrina (1).
II. Que la différence ejntre les deuxiatonatious — iestivale et fériale — consiste seulement dans la pause qui précède le neume , de manière que là on ne fait pas une pause dans l'intonation fériale.
IIL Que dans plusieurs églises on s'écarte de3 bonnes traditions et des vrais principes, lorsqu'on chante ces versets de la manière que voici :
Gonstitu-es e- os principes super omnemterram (2).
5. Aux commémoraisons dans les Laudes et Vêpres, — ad preces^ — après l'antienne de la Vierge à la fin de l'office, — avant Toraison du S. Sacrement , et dans toute autre circonstance semblable t on chaote les versets comme ceux qui précèdent, mais sans neume.
EXEMPLES
y. Ama-vit e-um Domi-nus, et orna-vit e-um.
(I) lUlni mem. II. p. 102.
(3) On voii ici qne quarte dimiouée fa -^ «< dièse, chose inconiitie dans la tODalîté da plain-cbaint.
jf. Sto-lam glo-ri-œ indti-it e-um.
y^ Di-goareme lauda^^e te, Yir-go sa-cra-ta.
rf. Da mi-hi vir-tutem cotatA hdstes tU-os.
Au temps pascat.
y. Panem de cœlo prœsti-tisti e-is, alle-lu-ja.
jf. Omne de-lectameqtum in se habentem, al-Ie-luja.
4. Lorsque le verset se termine par un monosyllabe ou sur une syllabe fortement prononcée , on chante :
/. Fi-at mi-se-ri-cordi-a tu-a su-per nos. 19. Qnem-ad-modum
spe-ra-TÎmus in te.
y. Pro-ce-damus in pace. ^. In nominc Ghris-ti. Amen.
S. Les intonations des versets du n.^3 ont encore subi une altération &utive dans bien des églises. On chante :
et qnelqnerois
Panem de c(b-1o prœ-sti-tis-tî e - is.
A-men.
ti
Omne de-lectamentum in se ha-ben-tem.
6. Ces conclusions sont fausses , parceque les règles du plain-chant n'admettent point le bémol ici (i).
7. Dans l'office des morts et dans ceux de la semaine-sainte, les versets doivent être chantés de la manière suivante.
y. A porta infe-rî
jç^. Ëru-e Domi-ne a-ni-mas e-o-rum.
y. Lo-cu-ti sunt adversum me lingua do-lo-sa.
jf. Et sermonibus o-di-i cir-cumdede-runt me, et expugna-
ve-runt me gra-tis.
8. Chose rare , on a supprimé ici une note {sd) vers la fin de la terminaison. On chante ordinairement, ce que nous ne saurions approuver
y. Lo-cu-ti sunt adversum me lingua do-lo-sa.
^. Et sermoni-bus o-di-i cir-cumdede-runt me , et expugna-
(1) Yoir P. 1, Gh. Il, $ lY. item p 138.
ye-ruDt me gra-Us.
Intonation du Paier arec l'absolution et la bénédiction , après chaque nocturne.
1. Après les versets de chaque nocturne Vhebdomadaire chante Pater noster. Il dit la suite de cette prière à voix basse; puis il entonne et ne nos^ etc.
Pa-ter noster. Et ne nos indu-cas in tenta-ti-onem. ^. Sed libe-ra
maurais.
nos à ma-lo. ma - lo.
Suit l'absolution.
Exaudi Domi-ne Je-su Ghri-ste, pre-ces servorum tu^-o-rum, et
mi-se-rere nobis ^ qui cum Pâtre et Spi-ri-tu sancto vi-vis et
régnas in ssecu-la ssecu-lorum. ^. Amen.
Ensuite le lecteur demande la bénédiction en chantant :
Jubé Domne bene-di-ce-re.
— iU —
Et Vhebdomadaire répond :
Be-ne-dîcti - one per-pe-tu-a be-ne-dî-cat nos Pa-ter œ-ternus.
jf. Amen.
% Dans les fêtes simples et les fériés , V^bsolution et la héDédîction se chantent de cette manière : ' '
Hf U > ^»^M»—
Pre-ci-bus et me-ri-tîs be-àtœ Ma-rî-ee semper vir-gi-nîs, et
omni-wn sanctorum, per-ducat nos Dominus ad régna cœ-lorum.
Jubé Domne bene-di-ce-re.
Nos cum proie pi -à be-ne-di-cat Virgo Ma-ri-a. Et ainsi dans les autres nocturnes.
s IV.
Intonation des leçons et de la prophétie.
i. On chante la leçon sur ut^ et Ton descend sur fa seulement lor|qu'il y a un point.
De Actibus Apôstolo-rutn. Petrusiatltem et Jo^annes àscebdèbdiit
ia teroplum ad ho-ram o-ratti*-o*nis noiMm* Et quidam vir, etc.
Finale.
Tu autem Domi-ne mi-se-re-re no-bk. j(. De-o gra-ti-as.
iDans plusieurs diocèses de Belgique l'on a notablement changé ette manière de chanter les leçons. Voici le tableau , d'après lecpiei on chante ordinairement les leçons et les prophéties.
Deux-Points.
Point d'interrogation.
Sic cani-tur duplex punctum : sic ca-ni-tur punctum interro-ga-
Poiot.
ti-o-nis? Sic ca-ni-tur punctum. Sic mono-syllabum canendum
Fin. Dans l'office des morts. >
est. Tu autem Domi-ne mi-se-rere no-bis. Sic ca - ni-tur
punctum.
3. L'intonation de la prophétie est semblable à celle des leçons, excepté que la prophétie doit finir sur la note ut avec une prolongation fc la voix.
EXEMPLE
Le-cti-0 libri Le-vi-ti-ci. In di-ebus il-lis. Dix-it Dominus ad
Moy-sen. Loquere fi-li-is Isra-êl, et dices ad e-os. Ambulaba
inter yo6> et e-ro vèst^ De^-us : vosque • e«ri^tis populus me-us^
di-cit Dominas omni-po-tens.
4. On doit s'arrêter et faire une inflexion de voix ut^la^ ut y sur les monosyllabes , sur les mots hébreux ^ et sur ceux qui sont fortement prononcés.
Cette règle s'applique aux leçons comme à la prophétie, excepté la fin de celle-ci , qui est invariable.
Translatus est... Abra-ham... In Si- on... Mo-y-ses....
8. Aux points d'interrogation l'on baisse la voix sur si pour remonter ensuite kut.
EXEMPLES
In conspectu me-o?... Numquid de vi-a ve-ni-sti?...
Intonation du capitule.
1 . Le capitule s'entonne sur la note ut , jusqu'à la dernière parole qui finit sur les notes ut^ la, sol, la.
EXEMPLE
Fratres, Jam non estis hospi-tes et ad-venœ; sedes-tis ci-ves «an-
cto-rum et dome-stici De-i super -sedi-fi-cati su-per fundamentum
Aposto-lorum et Prophe-ta-rum , ipso summo angu-la-ri la-pi-de
Ghristo Je-su. if. De-o gra-ti-as.
91 En Belgique on fait là conclusion de cette manière
oa
Christo Jé-su» Christo Je-su.
Néanmoins, on a conservé le répons romain Deo' grattas. La méthode romaine nous semble plus rationelle : on y chante la terminaison du capitule d'une manière analogue à la formulé du répons Deo grattas.
3. Les points d'interrogation dans le milieu du capitule doivent être rendus comme dans la leçon et la prophétie ; de même les monosyllabes et les paroles avec un accent aigu.
EXEMPLE
FI- 1 II Vi g
Orta est... sœcu-lo-rum. Amen.
s VI.
Intonation des oraisons.
1 . Les oraisons de ToflSce ont la même intonation que celles de la messe (1). Cette intonation doit aussi se régler d'après la solennité des létes.
2. La troisième intonation, celle pour la messe des morts (2), s'emploie ici pour l'oraison qui vient à la fin du psautier , pour celle des Primes IHrigere^ pour celle des obsèques et des litanies.
(f) Vir cil. I, s I. n.« 1» etteqq.. p. 131 (^) Ibiti. n* 4, p. 195.
$vn.
Intonation des répons bre&.
i • Le répons est un chant précédé d'une leçon ou d'un capitule. Dans le premier cas il est appelé grand répons , et il est divisé en trois parties comme on peut le voir dans Fantiphonaire. Alors ta première partie s'appelle proprement répons , et s'étend jusqu'au verset qui devient la deuxième partie. Celui-ci est enfin suivi de la répétition du répons ou d'une partie seulement du répons (1).
2. Lorsque le répons vient après un capitule, il est appelé répons bref. Il sert aux complies et dans les petites heures.
3. Les répons brefs ainsi que les versets des matines et vêpres s'exécutent à Rome par deux chantres , excepté dans les jours fériés ; alors ils sont chantés par ime seule voil (2).
Répons brefs.
jf. Christe Fi-li De-i vi - vi. * Mi-se - re - re no-bis.
y. Qui se - des ad dexte-ram Patris, etc.
y. Glo-ri-a Pa -^ tri| et Fi-li-o , et Spi-ri-tu-i. san-cto, etc^
4. La même intonation sert aux répons brefs des autres heures. .. 8. Durant le temps pascal on y ajoute alleluja^ et l'intonation, modifie, comme dans cet
(1) Renarqnex que let répons te tenninent par la finale du mode ou ton dana lequel ils sont écvila t eti •ont, comme tout morceau de plain^chant, d*un des huit tons d^ëgUse.
(I) Telle est la pratique constante de la chapelle papale , conformënent à ta conititatioB éetîHit f^ *Fiol Ck. ^. (Balai w^em. if. p. 109. — Gerbert teripl. mu9, T, iif. p. 894.).
Ghriste Fî-Iî De-î vi-vî, mî-se-re-re no-bis^* alle-la-ja,
aUe - lu-ja.
y. Qui sur-rex-îstî à mor-tu-is, etc.
y. Glo-ri-a Pa-tri , et Fi-li-o, et Spi-ri-tu-i san-cto, etc.
6. Le rëpoDs bref des confies/ pendant le temps pascal , se chante de la même manière. Mais son intonation extra-pascale est celle-ci :
9f. In ma-nus tu-as Domi-ne , commendo spi-ritum me-um.
y. Rede-misti nos Do - mi-ne De-us ve-ri-ta - tis , etc.
y. GIo - ri-a Pa-tri, et Fi - li-o, et Spî-ri-tu-i san-cto,etc.
Custo-di nos Domi-ne ut pu-piMam o-cu-li - i.
tt
$vm.
Intonations du Benedkamus.
1 . Les intonations dnBenedicamus que nous produisons ici s'emploient seulement à la fin des Laudes et des Vêpres.
/• Pour les fêtes solennelles.
Be-ne-dicamus Do - o
mi-no (1),
//• Pour les fêtes de la Ste.Fierge, et dans les Fépres de la siocième férié ,
quand on a eu le capittde du Samedi suivant.
Be - ne-di-camus Do * o - o-mino.
///• Pour les fêtes des Apôtres etcelles du rit double.
Benedi-ca - mus Do
mi-no.
IF. Pour les dimanches de Fannée^pour les fêtes semi-doubles^ etpendan toutes les octaves ^ excq^ cdles de la Ste. Fierge.
Be - ne-di-camus Do
mi*no.
(1) Voir U note (1) p. 154.
F. Depuis les Vêpres du samedi-saint jusqu'au samedi suivant
eocdusivement :
Be-ne-di-camus Domi-no , al4e-lu-ja , aile
FI. Pour les fêtes simples.
Bene-di-ca - mus Do
mi-no.
FIL Pour les jours fériés.
Bene-di-ca-mus Do -mi-no.
2. Après Toraison des petites heures , et aux Complies on chante l'intonation suivante :
Be-ne-di-camus Do -mi-no.