‹ Les zouaves drame en cinq actes et huit tableauxChapitre 28 sur 101 · ZOUAVES · texte numérisé non relu

ZOUAVES

LOUIS, Irvaut ton JpAe.

Cessez le feu l (Le clairon tuant Cas «s It feu; la roueva «laceudeul co actes.)

LOOriN.

La! v’ià ce que c'est, c'est comme qui dirait : bonsoir ! Maintenant vaquons à nos petites affaires, (u Miuic use pierre couverte de nrige, si tire da esrta dt sa poche.)

CRONDARD, à Louis.

Mon lieutenant, les bords du U Tclicmaïa sont nettoyés.

LOUIS

Bien... Mais je ne vois pas Galoubet... Ah! le voilà... Eh * bien? que se passe-t-il là-bas?

CALOUliÊT , entrant.

Rien de saillant, mon lieutenant, une petite visite qu’on est venu faire à non amis de l'aile droite ; il parait qu'ils ont trouvé la visite indiscrète... Us se sont fâchés, de sorte qu’en reconduisant 1« visiteurs, un peu brusquement, ils en ont bousculé quelques-uns, une vingtaine environ, qui sont restés par terni !... Vous comprenez, mon lieutenant, dans la précipitation... et puis, la nuit... on n’est pas toujours maître d'avoir des égards...

MAHOMET

Farceur !

LOUIS

El de notre côté? (Grood«r<i apporte «ne petite lanterne qall cake un tain loua u crimeonoe. — Lnuii écrit.)

GALOLIIKT.

Oh ! moins que rien, un seul camarade blessé. En voilà un qui a de la chance!... c'est pas à moi que cela arriverait... nn sc garderait bien de m’arracher seulement le petit doigt. Le moi» dernier un hiseaven que te blessé de ce soir avait reçu, lui a déjà valu la croix...* et, tout à l’heure, une entaille superbe, au beau milieu de la figure...

CRONDARD.

Alors, le v’ià marié...

LOUIS

Comment, marié?

GALOUBET

C’est sûr! Quelle est la femme riche qui ne serait pas Aère de l'épouser? une blessure comme ça, c'est une dot pour un zouave!

LOUIS, à Grondin!. *

Ce rapport au colonel. . (a Lo«p<o.) Ah çà! que fais-tu là toi? Dieu me pardonne, il joue aux cartes?... -

LOUPIN.

C'est pas ça, mon lieutenant , ccs cartes-là, voyez-vous, ça vient des Russes; quand une affaire doit être sérieuse, ils les jettent par superstition... ils sc figurent que d’avoir des cartes sur soi, ça porte malheur... Alors ils les sèment sur la route, moi , je cours les ramasser, et je tâche de me faire un petit jeu aux dépens de l’ennemi.

LOUIS

Je gage que tu en as plus d'une, mon brave garçon?

LOUPIN.

Mais oui, mon lieutenant, en v’Ià un brin... il y en a encore par ici... et encore par là... il ne manque plus que deux cartes pour Taire un jeu complet : le valet de carreau et la dame do j<iquc... le Léziguc, quoi ! mais je les aurai.

LOUIS

Oh! tu les auras!... j*en suis bien sûr. Et quand le jeu sera complet, je te retiens pour faire ta première partie...

LOU PI N, éuaw.

Ah! lieutenant ! lieutenant !

LOUIS, i put.

Ils sont tous ainsi ! (il tort.)

GALOUBET, betlinl I* ttmellc.

Cristi !... quel frisquet!... te ne sont plus des pieds que j'ai au bout des jatnl»cs... ce sont des boules de neige... Dites donc, père Mahomet, nos appariements étaient mieux chauffé* que ça en Algérie?

MAHOMET

Soleil!

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