‹ Les zouaves drame en cinq actes et huit tableauxChapitre 31 sur 101 · CHAI DOUX · texte numérisé non relu

CHAI DOUX

Oui... c’est singulier... il me semble que je suis plus léger... que je n’ai plus nen sur le dos.

l.o U PM, Irappiat nir la botte.

Vide! le tour est fait...

CHAUDOUX.

Le tour... quel tour?.. Ah! les gueux! ils ont percé ma boite... je suis ruiné!.. (a« ionm.) Laissez-moi ! laissez moi! vous êtes de véritables démons; avec vous, il u‘y a que de l’eau à boire... Je retourne à Kamiesch.

TOUS

Chaudoux ! Chaudoux I

CHANDOUI, duo ton IragiqM.

Je charge la pépie du soin de ma vengeance! (H wri.)

Pauvre Chaudoux!.. il ne reviendra pas de sitôt aux avant-

postes.

SU» EDMONDS, Mtrsst whl <ta lord W*lk«r, à Jack.

Jack, prenez les pistolets, les baïonnettes et le mousquet que nous avons pris aux Russes, [a Waiker.) Milord, il fait froid ce soir.'..

WALKER

Froid? yès!

SIR EDMOND*

Si iioud prenions du thé?

WALKER

Prenons 1

SIR EDMOND*

Jack, le thé? (laek lire d’un mc toiletta ndceualre de thé.)

LOUPIH.

Plus que ça de batterie de cuisine!

SIB EDMOND».

Milord Waiker?

WALKER

Sir Edmond*?

SIR EDMOND*

Voulez-vous causer avec moi?

WALKER

Je volé pas.

SIR EDMONDS.

Voulez-vous jouer avec moi?

WALKER

Je volé pas.

SIR KDMUND9.

Alors! que voulez- vous donc?

WALKER

Je volé causer avec moa lote seul,

SIR EDMONDS, a pari.

Oh ! miss Ophélia, miss Ophélia! (u M dtrip du ebé d«

»ob*rt.)

LOUPIN, k Galoubet.

Du sucre! denrée coloniale, assez rare daus ces parages... Attends... (A iank.) Pardon... vous perdez votre mouchoir...

JACK, ic r «tournant.

Non !.. c’était le sucre de milord que j’avais perdu.

LOUPIN.

Le sucre de milord!.. Qu’est-ce qui peut donner des rensci-

S nemeols sur le sucre de milord?.. Moi, je l’ai vu passer... il oit être déjà loin.

JAtK.

Oh!., c’été étonnant!

GALOUBET, k Lupin.

Chapperder du sucre à ces gens-là!., fl! quelle petitesse! (il

prend le nacra et i'étoign« frarenaeni. — Loupin écart «prêt Ici.)

LOUIS, mlract av«e tir KdBondi-

Ah çÀ! mais, sir Edmonds, expliquez-moi comment il se fait que je vous retrouve en Crimée, vous n’appartenez pas à l'armée anglaise?

SIR EDMONDS.

Non Je me bats en amateur... pour mon plaisir...

louis. «

Comment?

SIR EDMONDS.

Figurez-vous, mon cher ami, que moi aussi je suis amoureux.

LOUIS

Ah!

SIR EDMONDS , «oufBaot dan an doigta

Yès! je brûle... d’amour.

LOUIS

Amoureux ! mais Là , vraiment amoureux?

SIR EDMOND»

Si la grandeur de l’amour se mesure par les follet qu’il fait faire, je suis le prince dre fous et le roi de» amoureux, jugezen : A mon retour de Russie, j'ai aimé miss Ophélia et j ai été aimé aussi, mais j'avais compte sans lord Waiker, son oncle et tuteur.

LOUIS

Pourquoi?

SU EDMONDS. .

Un jour, j’eu9 le malheur de soutenir à la tribune un bill qu’il combattait, et le malheur plus encore de Remporter *w lui... le lendemain lord Waiker me déclara qu’il ne donnerait jamais sa nièce à un adversaire de se» principes politique*, et qu'à partir de ce moment, et pour se punir d avoir été vaincu par un enfant... c'e-t ainsi qu'il m'appelle, malgré mes trentecinq ans et mon front légèrement dégarni... il ne parlerait jamais à la tribune et presque plus du tout dans l’existence privée.

LOUIS

Ah ! voilà donc la cause du mutisme original de milord ?

SIR EDMONDS.

Oui. 11 a tenu son serment.

LOUIS

Il ne parle plus?

SIR EDMONDS, itvtmcBl.

Oh ! je ne me plains pas de ça. (avec u supir.) Il a refusé de me donner miss Ophélia!... (a»«* g«Mé.) Mais, j'ai pris ma revanche.

LOU»

Votre revanche ?

SIR EDMOND*

Oui, j’ai continué à visiter milord; et un jour, à la suite d'une discussion où je le poussai à dessein, je lut proposai un pari.

it

LOWS.

Ce pari... il est donc mit je ne voulais pas y croire.

sin eumonds.

U est vrai.

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