CHAI DOUX
Oui... c’est singulier... il me semble que je suis plus léger... que je n’ai plus nen sur le dos.
l.o U PM, Irappiat nir la botte.
Vide! le tour est fait...
CHAUDOUX.
Le tour... quel tour?.. Ah! les gueux! ils ont percé ma boite... je suis ruiné!.. (a« ionm.) Laissez-moi ! laissez moi! vous êtes de véritables démons; avec vous, il u‘y a que de l’eau à boire... Je retourne à Kamiesch.
TOUS
Chaudoux ! Chaudoux I
CHANDOUI, duo ton IragiqM.
Je charge la pépie du soin de ma vengeance! (H wri.)
Pauvre Chaudoux!.. il ne reviendra pas de sitôt aux avant-
postes.
SU» EDMONDS, Mtrsst whl <ta lord W*lk«r, à Jack.
Jack, prenez les pistolets, les baïonnettes et le mousquet que nous avons pris aux Russes, [a Waiker.) Milord, il fait froid ce soir.'..
WALKER
Froid? yès!
SIR EDMOND*
Si iioud prenions du thé?
WALKER
Prenons 1
SIR EDMOND*
Jack, le thé? (laek lire d’un mc toiletta ndceualre de thé.)
LOUPIH.
Plus que ça de batterie de cuisine!
SIB EDMOND».
Milord Waiker?
WALKER
Sir Edmond*?
SIR EDMOND*
Voulez-vous causer avec moi?
WALKER
Je volé pas.
SIR EDMONDS.
Voulez-vous jouer avec moi?
WALKER
Je volé pas.
SIR KDMUND9.
Alors! que voulez- vous donc?
WALKER
Je volé causer avec moa lote seul,
SIR EDMONDS, a pari.
Oh ! miss Ophélia, miss Ophélia! (u M dtrip du ebé d«
»ob*rt.)
LOUPIN, k Galoubet.
Du sucre! denrée coloniale, assez rare daus ces parages... Attends... (A iank.) Pardon... vous perdez votre mouchoir...
JACK, ic r «tournant.
Non !.. c’était le sucre de milord que j’avais perdu.
LOUPIN.
Le sucre de milord!.. Qu’est-ce qui peut donner des rensci-
S nemeols sur le sucre de milord?.. Moi, je l’ai vu passer... il oit être déjà loin.
JAtK.
Oh!., c’été étonnant!
GALOUBET, k Lupin.
Chapperder du sucre à ces gens-là!., fl! quelle petitesse! (il
prend le nacra et i'étoign« frarenaeni. — Loupin écart «prêt Ici.)
LOUIS, mlract av«e tir KdBondi-
Ah çÀ! mais, sir Edmonds, expliquez-moi comment il se fait que je vous retrouve en Crimée, vous n’appartenez pas à l'armée anglaise?
SIR EDMONDS.
Non Je me bats en amateur... pour mon plaisir...
louis. «
Comment?
SIR EDMONDS.
Figurez-vous, mon cher ami, que moi aussi je suis amoureux.
LOUIS
Ah!
SIR EDMONDS , «oufBaot dan an doigta
Yès! je brûle... d’amour.
LOUIS
Amoureux ! mais Là , vraiment amoureux?
SIR EDMOND»
Si la grandeur de l’amour se mesure par les follet qu’il fait faire, je suis le prince dre fous et le roi de» amoureux, jugezen : A mon retour de Russie, j'ai aimé miss Ophélia et j ai été aimé aussi, mais j'avais compte sans lord Waiker, son oncle et tuteur.
LOUIS
Pourquoi?
SU EDMONDS. .
Un jour, j’eu9 le malheur de soutenir à la tribune un bill qu’il combattait, et le malheur plus encore de Remporter *w lui... le lendemain lord Waiker me déclara qu’il ne donnerait jamais sa nièce à un adversaire de se» principes politique*, et qu'à partir de ce moment, et pour se punir d avoir été vaincu par un enfant... c'e-t ainsi qu'il m'appelle, malgré mes trentecinq ans et mon front légèrement dégarni... il ne parlerait jamais à la tribune et presque plus du tout dans l’existence privée.
LOUIS
Ah ! voilà donc la cause du mutisme original de milord ?
SIR EDMONDS.
Oui. 11 a tenu son serment.
LOUIS
Il ne parle plus?
SIR EDMONDS, itvtmcBl.
Oh ! je ne me plains pas de ça. (avec u supir.) Il a refusé de me donner miss Ophélia!... (a»«* g«Mé.) Mais, j'ai pris ma revanche.
LOU»
Votre revanche ?
SIR EDMOND*
Oui, j’ai continué à visiter milord; et un jour, à la suite d'une discussion où je le poussai à dessein, je lut proposai un pari.
it
LOWS.
Ce pari... il est donc mit je ne voulais pas y croire.
sin eumonds.
U est vrai.