SCÈNE IV
ÉLISABETH, CHARLOTTE, ,.«i. Y VAN.
iiima.
Ché fais mon devoir... le plus honnêtement possible!
DE UKCCKINE.
Tu as toujours des intelligences dans le camp français?
ULTTLEtt.
Ché suis l’homme de gonfiance de toute l’armée...
DE HRUUHNE.
Diable!., et comment fais-tu pour les tromper ainsi?,. BUTOBR.
Ché une ponne figure... bien bête... et puis, ché un petit établissement à Kamiesch... je leur vends à crédit..*, les zouafes aiment beaucoup acheter A crédit... iis me gonnaisseot tous.
DE UHCCKOE.
Ah! ah! de sorte que tu as pu surprendre quelque secret?..
Foui!
Et tu me l’apportes?..
Foui!...
Parle!
Mais...
etrru:».
DK BRLOCISe.
nrrrLF.fi.
DE BMJCXINE.
BUTTLER
DE BRUCKINE.
C’est ma sœur et ma fille... tu peux parler devant elles.
BUTTEE*.
Foui!., mais...
DE BRUCKINE.
Mais, quoi?
Burrt-Ea.
Les bcliies gonditions...
DE UHl CKINE , lai doaaiat d« l'Argent.
Ah! c’est juste... tiens, voilà cent roubles... et je t’en promets le double si ta confidence est importante...
BUTTLER
Très-importante... t’abord les Français viennent de faire un mou b ment en afant du rôdé de la Tchcrnafa... une afant-gardr de zouafes à bénélré au (dà du pont de Tracktir...
ÉllSAHETB , A Charlotte.
A une lieue de Tchorgoun, entends-tu?
C8ARLOTTI.
Oui...
DE BRl’CKINE , a «a Mur «I A la fille.
Eh bien! que vous disais-je? comprenez-vous qu’il est temps de quitter ce château?... (charlotte fait un mouvraient.} Ma fille, c'est pour moi que je te supplie de t’éloigner!..
VVAN , à t*rl.
EUe veut rester!., pourquoi?..
CHARLOTTE
Je partirai, mon père, nous irons nous réfugier à Simphé* ropol... mais demain... demain seulement!., aujourd'hui ma tante est trop souflrautc!..
ÉLISABETH, ba».
Je te comprends... tu veux?..
CHARI.OTTE, bu.
Je veux le mettre en sûreté... je veux le sauver... je le veux!..
DE URCCKIfiC.
Soit!., mais demain, au point du jour... lu enleuds, Y van!
TVAJt.
Oui, Monseigneur... (il aort.)
DE BRUCKINE, a Butttcr.
Continue...
UUTTI.ER, baiioaat la nii.
En flirtant tans la dernière dranchée, ché técoufert l’existence l’une mine lirigée sur la tour MalakofT... et dont l'exblosion pourrait fous faire beaucoup de mal.
DE BRUCKINE.
Ah!., peux-tu nous indiquer l’endroit précis où Sc trouve cette mine?..
BUTTLER
Foui! si vous afez un plan des tranchées... s
DE BRUCKINE.
Dans mou cabinet... viens... (il entrai droite at*c l« j*u.j
Ma tante... il faut que dans une heure je sois au village de Tchorgoun.
ÉLISABETH
Imprudente!... tu veux donc te perdre?. . Ton père a des soupçons, tu le vois... le moindre indice peut le mettre sur la trace, et ce mystère que par tendresse pour toi j’ai consenti à cacher depuis quatre ans... depuis le jour où tu voulais mourir, cruelle enfant! oubliant que tu avais une bonne tante qui n’a plus que quelques jours d’existence à te donner, mais qui est heureuse de te les donner tout entiers... Ce mystère sers connu, et alors, je frémis en songeant aux suites terribles de celle décou verte!.. Ton ocre, si bon sous sa rudesse, te tuerait
Î ourtant sans hésiter, s'il savait que Ums compromis l’honneur e son nom... Il faut lui obéir... vol$>tu?
CHARLOTTE
Ma tante, je lui obéirai demain, mais aujourd'hui j’ai un devoir impérieux à remplir... je le remplirai quoi qu’il arrive.
ÉLISABETH
Mais, lu l'a s. en tend u... les Français ont franchi la rivière... tu tomberas entre leurs mains, peut-être.
CHARLOTTE
J’ai un moyen d’éviter ce danger... un moyeu qui m'a servi déjà pour pénétrer jusqu’à fui... mais il me faut une voiture, un cheval, pour emmener Hermann et Loum-tte... à qui m’adre&tcr?.. . Apcrc.-fint Y»«tt qui entra.) Ah! Yvun!..
ELISABETH, lire ruent.
Ne te confie pas à cet homme!..
CHARLOTTE
Pourquoi?., c’est un fidèle et dévoué serviteur...
ÉLISABETH
Son regard me fait peur!., cet homme te trahira!
f| Je n’ai pas le choix, ma Unie; d’ailleurs vous vous trompez, j'eu suis sûre, et vous allez en être convaicue. (App«Uüi.) Yvon!
T VAN, «'Approchant.
Maîtresse?
CHARLOTTE
Tu m’es dévoué, u’ est-ce pas?..
tvan. ,
Jusqu’à Ja mort!..
CHARLOTTE, lui tendant U main,
Tu ai’aiaies?
IVAN, l'inclîiuai lur l> main de Charlotte.
Ah!
CHARLOTTE
Bt tu m’obéira» aveuglément si je t'ordonne quelque chose?