‹ Les zouaves drame en cinq actes et huit tableauxChapitre 62 sur 101 · LOUIS, CHARLOTTE · texte numérisé non relu

LOUIS, CHARLOTTE

LOGIS

Vous)... Ici!...

CHARLOTTE

Ce n’est pas de moi qu'il s'agit. Louis, on m*a volé mon enfant... on veut me le voler encore... c'est pour le ravoir que j'ai quitté la maison de mon père... que j'ai abandonné la tombe à peine refermée de ma pauvre tante, que j’ai franchi l'enceinte de oe camp où je pouvais trouver aussi la mort.

LOUIS

Vous l'aimez donc bien?

CHARLOTTE

Si je l'aime! il demande si j'aime mon fils!... c'est le gage chéri d’un passé qui fit le bonheur et le tourment de ma vie... Ah! vous pouvez douter de ma parole... vous pouvez m'accuser de parjure; mais vous ne pouvez pas, vous, douter de cet amour I. ..

LOUIS

Assez ! assez ! vous ne voyez donc pas que vos paroles font oailre dans mon cœur des transports de haine et de jalousie 1

Pourquoi?

ions.

Parce que cet enfant est le fils de l'homme dont vous portez le noin, parce qu'il est la preuve vivante de votre trahison !

CHARLOTTE

Mais... que me dites-vous là!... vous ne savez donc pas?... vous n'avez donc pas reçu mes lettres?...

LOUIS

Quelles lettres?

CHAR LOTTE

Ah! je cherchais une preuve qui me permit de croire à sa sincérité, je n'en ai plus besoin puisqu'il ignore que cet enfant est le sien!

LOUIS

Le mien! (coRtcapUat rnfeat.) Mon fils I... quelle douceur ineffable dans ccs deux mots!... ainsi cette voix secrète qui me pouvait vers lui ne me trompait donc pas... c'était le cri de mon cœur J ab ! il me semble que la chaîne brisée de mon existence se renoue et que je me retrouve , comme il y a quatre an», l'amant bienheureux de la plus belle et de la plus adorée (tes femmes !

CHARLOTTE

Louis, ne te hâte pas d'être heureux. Tu comprends bien que je ne peux rester ici.

LOUIS , U Mirant tur ton c<enr.

Tu laisser partir ! te perdre encore!... jamais! (a »

aperçoit Trac d»ni HntérlMr da U eabana. Il écarta la ridtaa de U frnétra | at Hall «a mouvMMal dn rage an voyant Charlotte dan* le* bru da Lonla.)

I Louis, une mère peut braver la honte pour sauver son enfant; mais une fille ne peut pas déshonorer le uom de son père pour suivre son amant.

LOGIS

La honte! mais en restant ici, tu deviens ma femme et nul n'osera te manquer de respect... Si tu hésites encore, regarde ton fils... sa vue triomphera de tes irrésolutions... son sourire te dictera ton devoir!

CHARLOTTE, av« un cri.

Louis!... mon enfant!... jamais!... non, jamais je n'aurai la force de vous quitter! et cependant si je reste ici. ne sera-ce pas te compromettre, te perdre môme dans l'esprit de tes chefs?

louis.

Rassu re-toi ; mon général mu connaît et m'estime... il me croira quand je lui dirai qui tu es et quel motif t’a conduite ici... Je vais tout lui apprendre... Tu m'aimes!... j'ai besoin de sentir ta main dans la mienne, d'entendre ta voix, de plonger mes regards éblouis dans tes yeux pour croire A la réalité:... Oh! laisse-moi te contempler... Tu es belle!... plus belle encore que lorsque je t'ai quittée!... Cela me semblait impossible, et pourtant c'est vrai, j'en suis sûr, puisque je le vois, puisque je t'admire, comme on admire, la joie dans le cœur, des larmes dans les yeux, un chef-d'œuvre de Dieu! (Montrant u caban* d'Suphraafce.) Entre là... je reviens!... celte fois aucun danger ne te menace, ni lui non plus. ( inbraauai chariona. ) Je l'aime ! je t’aime! (hmcl)

CHARLOTTE, Mole.

Si je suis coupable devant les hommes, vous me pardonnerez. Seigneur, (Montrant m niant.) car voici mon excuse devant vous.

(Ella antre dan la aabaaa.)

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