‹ Les zouaves drame en cinq actes et huit tableauxChapitre 88 sur 101 · SCÈNE VIII · texte numérisé non relu

SCÈNE VIII

Les ntuES, MARCASSIN, .. „™, . ,. ^

Mtoa.

MAHLASSLV

n» «fïiüy A C0Upé! ’" ,a ,,arine on a remué la porte

On ne pout donc pas se raser tranquillement ici?

, VEAUROULÈ.

4* a P " moi ’ ' , * r rao,,sie “ r qui nK suis per-

, MARCASSt.N.

Je ne vous accuse pas, Vcauroulé !...

^Larbouillat, Veaoroulc, BarbouilleUe, yeauroiiié, Urbouillai.

Veauroult-, âJaiciib&iii, Larbouillat.

LE JOUR DU FROTTEUR

VEAUROULÉ.

LARBOULLAT.

Pardon, cteme, bourgeois.. C'est moi, qui... c'est moi, que... Je frotteur, quoi !...

MARCASSIN

Comment? déjà!. . Barbouillette a trouvé!... {a pari.) Nom d’un petit bonhomme!... et ma femme qui n’est pas avertie.

LARBOULLAT.

. J'allais commencer par c’te pièce-ci... mais... à cause de la musique...

MARCASSIN

C’est juste... ça aurait fait un accompagnement de br sse... original peut-être...

VEAÜROTLÉ.

Blais pénible!... Mademoiselle Hubertine n’est pas?... MARCASSIN.

Dans mes lares... Si, Veauroulé... ne jous impatienter pas...

elle va venir, (a Lsrbotûllat. qui « dirige vfr» lt th* Bibre de madaror Mtreuno.) Où diable va-t-il encore, celui-là?...

LARBOULLAT.

Si c’te chambre-ci... est pas occupée.,.

MARCASSIN

Mais si... ma femme y est...

LARBOULLAT.

Et en a-t-elle pour longtemps?...

MARCASSIN, reflechiutBl.

Dame!... ordinairement!., mais , est-ce qüe ça vous regarde.. ‘Qui m’a bâti un satané curieux...

LARBOULLAT, blrw*.

Ah! monsieur Veauroulé...

MARCASSIN, triâuL

Moi, Marcassin... lui, Veauroulé...

LARBOULLAT.

Avec tout ça, j’ reste les bras croisés...

■ MARCASSIN

Et moi, je ne finis pas ma barbe... (a Larbnuiiui.) Voyons, entrez la, vous!... je vous abandonne mon cabinet... Je vais achever de me raser ici... Il me chasse. Veauroulé... il me chasse. .

LARBOULLAT.

Eli avant, bourgeois... (Marcauin fait entrer LarbvuilLal el taire luimêtnr dan* le cabine!.)

VEAUROULÉ, seul.

Le sieur Marcassin va rester là, pendant la leçon de musique... que le diable l'enlève!... voilà ma déclaration d'amour... aux Calendes grecques... Je sais bien que, probablement, je n’aurais pas encore usé... mais c’est égal, c’est un.- occasion de pmlue !..

MARCASSIN, rcparaiiiant *»€« l'attirail i M b»rb«.

Butor ! qui me marche sur un œil... de perdrix !... et il vous a des clous!... Comment, Hubertine n’est pas encore venue?... (critai.) Tiline* !...

■LIBERTINE, dt u chambre.

Papa!...

VEAUROULE, ému.

Sa voix!... mon cœur saute!...

MARCASSIN

Allons doue, musarde!., (a veauroulé.) Mais asseyez-vous donc, mon petit bon...

VEAUROULE, cbtK*Ual.

Non... merci, j’aime mieux être debout, (u tombe aur u cfeaiM «i

' m ironie Aftii le do» tourné du c6té de U chambre d’Hubertine.)

MARCASSIN, «ocrockini tou miroir a U fenêtre.

Dieu ! qnel faux jour... je vais me labourer les joues. (Appelant.) Ah çà! viendras-tu, Hubertine!

HUBERTINE, Mirant.

Me voilà, petit père!... (Elle court A Veauroulé qu'elle embroiae *\) VEAUROULE, Nlmtl.

Bigre!

MARCASSIN, *e levant.

Diantre!

■UBERTINE.

Monsieur Vcauroulc. .je vous demande bien pardon.

VEAUROULÉ.

Il n'y a pas de mal, Mademoiselle... au contraire!

MARCASSIN

J’allais le dire.

RURKRTIME.

Dame! aussi, papa... tu m’appelais... Monsieur avait le dos tourné... je l’ai pris pour toi...

MARCASSIN

Mais lu baiser... il P. pris pour lui.

VEAUROULÉ.

Je n’ose vous le rendre...

MARCASSIN, vOcmtkl

Gardez-le...

• Veauroulé, Marc .mm.

** Huberliue, Veauroulé, Marcmia.

J’aime mieux ça...

MARCASSIN

Et moi aussi...

VBAUAotLÉ, i part.

Ses lèvres m’ont brûlé !...

MARCASSIN

Voyons, Mademoiselle la paresseuse... prenez-moi vile votre leçon...

HUBERTINE

* Oui, papa...

MARCASSIN

Je me raserai en musique. . attaquons ensemble... je me savonne...

VEAUROULÉ, ■ Haherlin* qui Uni mil* du piano.

Parlons!.. (Aerordiau piano.) Votre petile main plus arrondie !..

MARCASSIN , M ravaol.

Ah! que c’est bon, de se raser en cadence!

l.AHr.OLU.LAT, drmeiujcaul le cibiurt.

En douceur... là *...

HUBERTINE

Un homme!...

VEAUROULÉ.

Le frotteur.

MARCASSIN , À Urtiouiiltt.

Pcliit... pchit... pchit...

LARROOILLAT.

Je débarrasse, bourgeois ..

marcassin.

Mais au contraire, malheureux! vous embarrassez!

LARUulILLAT.

Pas peur... L’affaire d’une seconde... niiez, la musique, (u rotin

liait» la cabinet.)

HUBERTINE, • mu père.

Mais, ce n’est donç plus Barbotiillellc qui frotte?

MARCASSIN

Je ne sais pas...

HUBERTINE

Pourtant...

MARCASSIN

Pioche ton piano...

VEAUROULÉ, à Huberlioe.

Attaquons l’adagio. (Hwique.)

LARBOl'ILLAT, rvparatieaat «I bmirtant contre I* f>rlt une Uble qu’il traîne bruyamment.

En douceur... là!... .

MARCASSIN, furieut.

Il appelle ça en douceur!... on nu s'entend pas, animal !

LARBOULLAT, ne comprenant pa».

Où çà, un animal?

MARCASSIN, louchant Ltrbouilltl du doift.

Là!

MADAME MARCASSIN, entrant.

Une dispute... une querelle!... (o-ua ton de reproche.; Ah! Monsieur Veauroulé ”!...

VEAUROULÉ.

Mais ce n’est pas moi, Madame... c'est le frotteur

MADAME MARCASSIN

Le frotteur?... un frotteur chez moi!... et je l’ignorais!... Marcassin, comment se fait-il?...

MARCASSIN

Hein... le... oui... vois-tu... parce que... il paraît que c’est une affaire entre Barbouillette et le...

LARBOULLAT.

La bourgeoise, c’est une affaire entre moi et Barbouillette.

' MADAME MARCASSIN, criant.

Ah! par exemple! voilà qui est curieux...

MARCASSIN, «riant plu» tort. *.

Ne crions pas, Olga, ne crions pas, ça gène monsieur Veauroulé.

VEAUROULÉ, l'apprêtant à »©rûr.

Je reviendrai un autre jour...

HUBERTINE, lia» et vivement.

Mais non, restez donc... (a part ) C’cSt une demoiselle que ce jeune homme !...

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