Camponotus (Myrmocamelus) gambeyi Emery
Distribution: espèce non signalée ailleurs qu’en Nouvelle-Calédonie.
Localités: Coula-Boréaré, Vallée de la Négropo, Canala, La Foa, Vallée de la Ngoï, Yaté, La Madeleine.
Sarasin & Roux, Nova Caledonia. < 55
6oa. subsp. marthae For.
Distribution : Nouvelle-Calédonie.
Localités: Oubatche, île Ouedjo, près Hienghiène, Vaté.
La 9 et le S n’ont pas encore été décrits:
Femelle: Tête en trapèze, la base la plus large en arrière, les angles postérieurs faiblement arrondis, les côtés et le bord postérieur à peu près droits. Epistome comme chez F«. Couleur et sculpture de même. Pubescence plus longue, surtout sur le gastre. Écaille beaucoup plus haute et relativement plus mince, cunéiforme, prolongée en haut en une lame très mince, tronquée en haut.
L. du seul exemplaire 13 mm; tête, long. 3; larg. arrière 2,7; larg. avant 2,4; scape 2,7.
Mâle: Noir, tarses bruns, funicule jaune; sculpture et pubescence comme chez l’ÿ. Tête tronquée en arrière, élargie graduellement jusqu’aux yeux qui sont extrêment bombés et proéminents à leur bord antérieur; en avant des yeux, la tête se trouve brusquement rétrécie. Épistome avancé en feston, caréné. Antennes et pattes très longues. Ailes grises, les nervures brun clair.
L. 7 mm; tête 1,4 1,3; bord post. 0,8; scape 2; fémur post. 3; tibia 2,8; tarse 2,6.
61. Camponotus (Myrmocamelus) hoplites n. sp. PI. XIII, Fig. 16.
Localités: Nouvelle-Calédonie: Oubatche. M* Panié, 500 m.
Ouvrière: Noire, tarses postérieurs roux. Tête et corselet mats, avec un reflet bleu, sous certaines incidences de lumière; à une très forte loupe, ou mieux sous le microscope, la sculpture se résout en une réticulation fine, transversale, sous laquelle le tégument parait encore mat, en vertu d’une sous-sculpture vraiment microscopique; sur la réticulation, se trouvent les points pubigères et piligères. L’écaille est luisante; le gastre mat, soyeux, finement strié en travers. Pubescence longue et abondante, sur la tête, le corselet et les membres, elle est grise. Peu de poils dressés sur la tête, davantage sur le coiselet et particulièrement sur le dos du pronotum, du mésonotum et sur la partie postérieure de Tépinotum ; sur celui-ci, la pubescence est longue et obliquement dressée. Sur le gastre, dans les exemplaires intacts, la pubescence est longue et obliquement dressée, formant pelisse; à la base du i c ‘ r segment, elle est blanche, divergente et dirigée en avant; suit un espace dorsal, où il n’y a pas de pubescence, mais seulement des poils dressés, clairsemés, fins et gris; cet espace paraît noir velouté; le bord dorsal du I er segment et les segments suivants sont couverts d’une pelisse jaune doré, sauf une étroite bande médiane qui est nue et, par conséquent, noire. Le dessous du gastre est couvert d une pubescence grise. Les poils dressés suivent la couleur de la pubescence.
Cette espèce ne parait pas présenter de grandes différences dans la longueur du corps et dans la forme de la tête. Les plus grands exemplaires que je connais, ont la tête à peu près ovale, légèrement tronquée au bord postérieur; les yeux petits et
saillants, placés en arrière; la tête atteint sa plus grande largeur au niveau des yeux; de ce point, les côtés vont en convergeant un peu, presque en ligne droite; joues poilues; le dessus de la tête est assez régulièrement bombé, L’épistome est avancé en feston, non caréné, légèrement sinué sur les côtés, avec une saillie au milieu de son bord antérieur, qui se voit surtout sur le profil; le bord antérieur est muni d’une frange de poils. Mandibules luisantes, armées de 6 petites dents. Arêtes frontales courtes, fortement divergentes. Scapes longs et grêles, dépassant le bord occipital de la moitié de leur longueur, au moins. Pronotum convexe, arrondi en avant, séparé du mésonotum par une suture bien imprimée; celui-ci est relevé en bosse arrondie par rapport au pronotum, ce qui se voit surtout de profil; le dos du corselet est continu, à partir du mésonotum; les sutures méso-métanotale et méta-épinotale sont distinctes, mais non impressionnées; la longue face basale de Tépinotum présente une très légère impression en selle et se continue par une courbe avec la face descendante, beaucoup plus courte et arrondie. L’écaille, vue de face, est rhomboïdale, prolongée à son angle supérieur impair par une épine aiguë: de profil elle est à peu près cunéiforme. Les pattes sont très longues et grêles, revêtues d’une pubescence grise, demi-dressée, sans poils longs, sauf aux fémurs qui en ont quelques-uns; les tibias ont de petits piquants; les tarses sont remarquablement courts, en proportion des tibias. L. 8 — iomm.
Dimensions d’une ÿ maxima: tête 2,6x2 mm; scape 3,5; fémur post. 4; tibia post. 4,5; tarse post. 3,4.
Dimensions d’une $ minima: tête 2,2 X 1,6; scape 3,2; fémur post. 3,8; tibia post. 4,2; tarse post. 3,1.
Cette espèce très remarquable est proche parente, malgré ses caractères singuliers, de C. gambeyi, comme le prouve la conformation de la tête chez les petits et moyens individus, la forme de l’épistome (surtout son profil), les membres très longs, la couleur noire avec les tarses roux. Je n’ai pas vu d’ g major, comparable à celles des espèces parentes; je pense qu’elles sont fort rares, si elles existent; 13 g ont été récoltées au même endroit; il est vraisemblable que c’était sur la fourmilière ou dans son voisinage. Le collecteur a certainement tâché de prendre les exemplaires les plus gros.
Sous-Genre Colobopsis Mayr.
Distribution: très étendue, manque dans la région Ethiopienne, à Madagascar, dans la Nouvelle-Zélande et dans l’Amérique australe (pas méridionale).
62. Camponotus (Colobopsis) rufifrons F. Sm., var. leucopus n. var.
PI. XIII. Fig. 17.
Localités: Nouvelle-Calédonie: Ile Ouedjo, près Hienghiène; Canala?
L’espèce type est comme de l’île Batchian, des îles Tonga et des îles Fidji.
Soldat: Les 4 de la Nouvelle-Calédonie se conforment bien à la description de Mayr, sauf pour la couleur des pattes qui est jaune pâle, avec la base des tibias et les
tarses en partie brunâtres; le corselet et le pétiole sont ordinairement tout noirs, le 2 e segment du gastre a quelquefois deux taches jaune pâle.
La troncature de la tète, comme dit Mayr, est différente de celle de C. triincatus Spin, en ce qu’elle n’est pas concave et non fortement marginée; elle diffère aussi (du moins dans la var. leucopus ), parce qu elle n’est pas circulaire, comme chez triincatus , mais beaucoup large que haute. Chez la variété nouvelle, le profil du corselet est distinctement impressionné aux sutures, surtout à la suture mëtaépinotale; l’épinotum est arrondi sur le profil; vu du dos, le pronotum est plus large que chez truncatus } 1 epinotum, au contraire, bien plus étroit que le mésonotum.
L. 5 — 6 mm; tête du plus grand ex., sans les mandibules, 1,4 X 1,2.
Je regarde avec doute, comme appartenant à la même forme, une ouvrière en mauvais état d’une autre localité (Canala). La couleur est noire, les mandibules en partie ferrugineuses; la base des scapes, la moitié distale des hanches, tous les trochanters et deux taches sur le 2 e segment du gastre, jaune pâle; les pattes manquent, à l’exception d’une patte postérieure, qui est brune, mais la moitié ventrale du fémur est jaune pâle. Sculpture et poils comme chez le “ 4 , sauf le devant de la tête, non rugueux et moins mat. L’épistome est caréné et médiocrement bombé, son bord antérieur faiblement avancé en arc, couvert, ainsi que les joues, de points espacés. Corselet beaucoup moins haut que chez le 4, le profil incisé en angle après le mésonotum. Pétiole comme chez le " 4 .