‹ Lésions des nerfs par coups de feuChapitre 3 sur 37 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

Nous nous proposons d'étudier, dans ce travail, les lésions des troncs nerveux périphériques par coups de feu. Nous laisserons donc de côté les lésions des nerfs craniens el du grand sympathique.

Tandis que les plaies des centreset de la moëlle par armes à feu ontété très étudiées, particulièrement ces dernières années, celles des nerfs périphériques paraissent avoir été reléguées au dernier plan.

Nous aurions voulu mettre au point cette question, intéressante autant au point de vue de la chirurgie de guerre qu'à celui de la pratique civile ; mais nous craignons d’avoir trop présumé de nos forces en entreprenant de donner toute son importance à un travail aussi difficile et nécessitant des connaissances que nous n’avons encore pu acquérir.

Livré à nos propres forces, nous n'avons été soutenu dans notre lourde tâche que par le désir de mener à bonne fin ce travail. Depuis plus d’un an, nous sommes préoccupé de ce sujet, sans avoir pu encore en sonder toute la profondeur : c’est que nous avons affaire à un de ces points de la chirurgie nerveuse resté jusqu'ici dans l’ombre.

De nombreuses lectures, entre autres, celles des ou-

vrages de Weir Mitchell et des professeurs Delorme et Nimier, du Val-de-Grâce, nous ont facilité notre tâche, en nous donnant les grandes lignes de la question. Nous avons largement puisé, dans le travail intéressant de Makins! sur la guerre du Transvaal, d’excellents matériaux qui nous ont été très utiles pour l’élaboration et la mise au point de notre thèse.

Nous aurions vivemént souhaité pouvoir faire quelques expérimentations sur le cadavre, pour étudier les lésions anatomo-pathologiques. Cela nous eût, en effet, intéressé au plus haut point de nous rendre compte, par nous-mêmes, des divers dégâts produits sur les troncs nerveux par des grains de plomb ou par des balles. Les exigences du service et le manque de cadavres ne nous ont pas permis, malheureusement, de mettre nos projets à exécution : nous serons donc obligé de nous en rapporter à l'expérience d'autrui.

Il ne nous a pas semblé utile de faire des expériences sur des animaux vivants; car des avis autorisés nous laissaient entrevoir qu’elles auraient pu s’éterniser sans nous donner des résultats satisfaisants.

Quoi qu'il en soit, nous nous efforcerons dans le cours de ce travail d’être aussi intéressant que possible.

C’est sur le conseil de M. le D' Gangolphe, chirurgien-major de l'Hôtel-Dieu, que nous avons entrepris cette étude. Qu'il nous soit permis de lui adresser publiquement l'expression de notre respectueuse reconnaissance pour l'intérêt qu'il n'a cessé de nous témoi-

* Surgical experiences in south Africa (1899-1900).

tie gner et l'enseignement solide qu'il nous a donné pendant le temps que nous avons passé à son service.

Que M. le professeur agrégé Siraud, quinous a donné tant de marques de son amitié, veuille bien agréer l’hommage de notre vive gratitude.

M. le professeur agrégé Tixier, chef des travaux de médecine opératoire, a eu l’amabilité extrême de mettre son laboratoire à notre disposition pour y travailler. Nous ne saurions assez le remercier de l’accueil gracieux que nous avons reçu près de lui.

Avant d'aborder notre travail, nous tenons à assurer M. le professeur Soulier de nos sincères remerciements pour le grand honneur qu'il nous a fait, en acceptant la présidence de notre thèse.

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