LE GR
considérable, Inflammation. La malade applique extérieurement un cataplasme de farine de lin. Fluxion augmente, mais Pabcès s’ulcère et une fistule se produit au niveau de lapex de cette incisive. La canine gauche également fracturée au ras de la gencive à la même époque.
La malade n’a jamais mouché de pus. Pas de douleur ni pesanteur douloureuse au niveau des sinus.
L’écoulement de pus est constant pendant un an. Peu d’œadème depuis deux mois, mais la suppuration augmente. La patiente, depuis trois semaines, accuse des « douleurs piquantes » remontant vers l’aile du nez et vers l’œil. Ces douleurs surviennent par accès aigu, La suppuration s’accroie. Les gencives se tuméfient, rougissent s’œdématient. Troubles généraux : insomnie, température. La malade vient alors à la consultation le 8 octobre 1924.
A l'examen. — Denture défficiente.
7321 148 PérSistance dés === | EE V8 21 | 123
Les incisives supérieures droites présentent de nombreux points de carie et des obturations. Teinte grisâtre faisant soupçonner une mortification pulpaire.
Au niveau de l’incisive latérale et de la canine gauche, région enflammée. On distingue de nombreux orifices fistuleux par lesquels s'écoule à la moindre pression, un pus granuleux et strié de sang. Perception très nette d’un séquestre mobile ayant une grandeur d’une pièce de 0 fr. 50, et des racines de l’incisive latérale et canine. Gingivo-stomatite érythémateuse. Odeur fétide de l’haleine.
Examen général : Rien à signaler.
Intervention. — Extraction des racines nécrosées. On ramène également deux autres séquestres plus petits. Ecoulement d’un demi-verre à liqueur d’un pus granuleux et sanguinolent. Curettage d’une cavité ayant une dimension d’environ deux centimètres de côté. Existence d’un trajet fistuleux que l’on suit avec le stylet, remontant dans l’intermaxillaire et ayant une direction antéro-postérieure. Tamponnement.
On ordonne à la malade des lavages oxygénés fréquents.