‹ Lésions Latentes Naso-Sinusiennes et Nerf OptiqueChapitre 50 sur 51 · IV. —— Ceux-ci peuvent être classés en quatre types · texte numérisé non relu

IV. —— Ceux-ci peuvent être classés en quatre types

dont nous n’étudions que les deux premiers :

type névrite rétrobulbaire, type papillite, type choroïdite et chorio-rétinite,

type paralysie oculo-motrice.

V. — La pathogénie de pareilles lésions est composée d'éléments multiples, parfois plus ou moins associés. L’infection latente d’origine surtout sinusienne, en est la cause principale. Elle amène de la toxémie, ce qui est rare, plus souvent de l'infection directe du nerf, peut-être des phlébites des petites veines faisant communiquer les sinus et le nerf optique, parfois enfin l’'étranglement du nerf au niveau du canal osseux optique. Son action sur le ganglion sphéno-palatin, centre sympathique du nez, peut amener en outre des troubles vaso-sympathiques qui paraissent jouer un grand rôle dans la pathogénie des accidents optiques.

VI. — Au point de vue clinique, on observe tantôt les signes d’une névrite rétro-bulbaire, tantôt ceux d’une névrite optique totale, tantôt un type mixte, comprenant des symptômes du premier et du deuxième type ; dans cette forme mixte, les signes du pre-

mier type apparaissent habituellement les premiers.

VII. — Le diagnostic des lésions optiques dues aux sinusites latentes est difficile. L’ophtalmologiste et le neurologiste ont à réchercher soigneusement les différentes étiologies relevant de leur spécialité et dans la négative doivent adresser lès malades au rhinologiste qui met en œuvre tous les moyens d'exploration du nez et des sinus, en particulier les examens minutieux après adrénalisation locale, car les signes radiographiques dans les lésions latentes sont souvent nuls.

VIII. — Le pronostic des troubles optiques est variable ; certaines guérissent spontanément, d’autres guérissent, régressent ou cessent d'évoluer après un traitement médical ou un traitement chirurgical ; d’autres enfin ne sont influencés par aucune thérapeutique.

IX. — Hormis les cas d’empyème fermé ethmosphénoïdal où les interventions sinusiennes sont indiquées, les interventions endo-nasales portant sur la queue du cornet moyen et parfois sur la cloison, le cornet inférieur, les végétations donnent des résultats satisfaisants quand le simple traitement médical n’a pas suffi. L’ouverture transseptale des deux sinus sphénoïdaux par la méthode de Segura, opération plus ini portante a donné aussi de très beaux résultats, mais n’est pas à systématiser.

X. — Toutes ces opérations agissent par drainage et aération du carrefour ethmo-sphénoïdal, par désobstruction des sinus malades ; dans certains cas de guérison immédiate ou très rapide on peut invoquer plus particulièrement soit la saignée locale au bon endroit soit l’action sympathique dont le rôle semble très important.

Le PRÉSIDENT DE LA Trèsx,

Vu : L LANNOIS

Le Doyen, JEAN LÉPINE.

Vu et permis d'imprimer :

Lyon, le 20 Novembre 1924

Le Recreur, PRÉSIDENT pu CONSEIL DE L’UNIVERSITÉ,

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