SCENE vm
LAURENCE, ÉDOUARD, entrant vivement cl I sans vüir I.aurciice.
ÉDOIMU).
On m'a dit t|ue ce M. Rivière, le notaire, allait se remtre ici et je viens... (Se retournaiiL) Que voLS-je ?.. Laurence!..
LvunF.acE, avec une grande surprise.
M. Étlouard !.. cst-il possible...
finOl'AKD.
\'ous ici , mademoiselle ? par quel hasard ?.. i.jurencb.
J'y suis avec mon père!., mais vous, M.
Édouard , devais-je m'attendre à vous revoir aussitôt , et à Paris enrore?.,
KDOÎARD.
Je rhabite depuis huit jours... quel plaisir de vous y rencontrer...
LAnRF.>CE.
Nous n'y connaissons personne , vous viendrez nous voir, n’esl-ce pas^?.. pour nous montrer tout ce quil y a de beau , de remarquable...
Alt d« U RobrciU*
Car celle ville est tlil-on sans égale t
KDOCASD.
Tous les plaisirs s'y Irouvcnl réunis!..
• LAt: REMIS. *
|lesterér‘%ous dans cette capitale ?
F-DOOARD. '
étui, quelque temps
. |,AW>E\C£-
j'aimo déjà ParisI ÉDOIAHU-
. Riches palais et heaiilés sans pareilles Frappent les yeux éblouis, confondus!
C'est en toui temps le séjour des merveilles...
El maintenant j’en vois une de plus.
Tout est compensé ici-bas... j’éprouvais quelques peines, et voilà le bonheur qui m'arrive.
LAI'RK.VCE.
Des peines, dites-vous?
/, FÜOl \RD.
Oui,niuden)niselle; dans la vie ordinaire, les neveux font des folies que les oncles répriment souvent avec didiculté , ça se volt tons les jours... mon histoire à moi c’est colle d’un neveu sage, rangé... et d'un onde dissipateur, enfin un roman au grand cotnpiel... j’en rirais peut-être , si cela ne m'enlevîiit pas une fortune sur laquelle j'avais droit de compter,
FAIRENCE.
En vérité?., voilà qui devient sérient
ÉDOVARl).
Mais je m'en consolerai. ..je vous retrouve, et je ne dois plus penser qu'à vous... répondez-moi, j'ai besoin de savoir ce qui vous amène dans cette maison?,.
LAURENCE
Vous me parlez d'une fortune que vous r^ardez comme perdue... eh bien !... si je vous disait que je viens ici en trouver une...
ÉDOUARD
Qu’eniends-je?
LAURENCE
Oui, nous venons renicillir l'héritage de l’ancienne maîtresse tle cette maison...
ÉDOUARD
Comment, Fmdora...
LAURENCE
Était ma cousine... ah! une personne bien homiéie je vous ou réponds... après avoir quitté (ii bonne luMirc notre village , elle vivait loin de nous, heureuse, riche et adorée... elle vient de laisser de grands biens...
ÉDOUARD, à pan.
i’ius de doute... elle est abusée sur Fœdora.,.
SIMON, riant bien fort en dehors.
Ah ! ah ! ah ! oh ! ah ! est-il drôle comme ça... est-il drôle !..
LAURENCE
C'est mon père, M. Édouard, je Teux vous présenter à lui... je lui ai souvent parlé de vous.
ÉDOUARD
Je le verrai plus tard... (a part.) Allons, me voilà lcui‘ débiteur... je ne m'y attendais guère... il me faut trouver le notaire , pour lui faire part de tout ceci...
LAURENCE
Vous vous éloignez ?..
ÉDOUARD
Oui , ma chère Laurence , pour revenir bieatôL (Il sort en saluant.)