SCÈNE XI
STMON, MARTIAL, M. RIVIÈRE, et I.AC- RENCE, qui parle bas A Mlchot.
■]HON , allant au-devant de Bh'Mfe.
Ah! moesietirle notaire, j' sommes ben 1' vôtre de tout mon coeur...
M. RIVIÈRE
Monsieur, je suis votre seniteor... (a part) n a une bonne figure... (HauL) C'est à M. Simon que j'ai l'honneur de parler ? '
SIMON
Oui, moMKur, Jean Simon, laboureur ; et vlà xnon fils Martial Simon qui travaille aussi à la terre...
M. RITIÈRE.
Et qui n'y travaillera pas lo^-tcmps, puisque TOUS voilà propriétaire de quinze mille livres de rente... vous héritez de tout eda, M. Jean Simon, sans compter les meubles et la garde-robe que nous allons vendre aqjounfhni...
UARTLiL , A part.
Quinze mille livres de rente !•. c'est pas en I amassant la luzerne qu'on trouve ça
SIMON
Comme je vous disais, v'ià mon fils, et je vous présente aussi ma fille... la sagesse même... le portrait vivant de la xousinr... voyez-vous, et nous t'oons à ça dans la famille... depuis plus d' cent ans tous les hommes y vivent avec honneur, et toutes les femmes y sont vertaeuses... c'est que la première qui broncherait., on n' voudrait plus la r'voir...
RIVIÈRE, A part
Ces bonnes gens !
SIMON
Ah ça ! monsieur le notaire , après la vente qui va avoir Heu... je voudrais prendre tout de suite de l’argent de là-dessus , pour envoyer au pays.
RIVIÈRE
Vous en êtes maître...
SIMON
Voyez- vous, y a d'abord Jaqueline, notre cousine qui se fait vieille . je ne veux plus qu'elle travaille aux champs...
LAURENCE
Bien , mon père... j’allais vous le dire...
SIMON
En second lieu , y a aussi te père Michel qui a perdu son âne...
MARTIAL
Bien ça , papa , vous le remplacerez.
RIVIÈRE , A Simon.
Maintenant, il ne me reste qu’à vous mettre en possession... voici toutes les clés, (Il tiredes des de sa poche... montrant un secrétaire.) IJi, d'abord... vous trouverez les papiers , les bijoux et l'ârgeot comptant (n lui donne des dés.)
MARTIAL
L'argent comptant!.. Dieu,, que c'est agréable d'hériter.., ou n’a qu'à recevoir... si on voulait, moi j’hériterais toute l'année.
RIVIÈRE
Je voulais aussi vous entretenir d’une aOkû’e an sujet de laquelle je vieas de recevoir une visite..:
SIMON
Pariez, monsieur le notaire.
RIVIÈRE
Un banquier , de mes cliens , a souscrit au profit de votre nièce , an billet à ordre de 16, (KM francs, que vous trouverez dans lès papiers.
MARTIAL
Bon! bon! seize mille francs...
RIVIÈRE
Ce clieol est mort au commenccmeot de l'année ; U a laissé à son neveu , une succession as^ sez mince et fort embarrasse... et si yoos exigiez trop promptement le paiement de ce billet échu, cela jeteraitnn brave jeune homme dans un grand embarras...
SIMON
Comment donc... je n'exige rien du tout... il paiera quand H pourra... dans six neis, dans deux ans même , si vous voulez...
RIVIÈRE
Vous me mettez à mon aise . M. Simon , je vous en remerde , U va savoir ce que vous firites pour lut., mais je vous quitte, je reviendrai pour la vente...