‹ L’Esthétique FéminineChapitre 10 sur 30 · LA FEMME ET L'HOMME · texte numérisé non relu

LA FEMME ET L'HOMME

La femme est un homme manqué. Plus le

garcon est manqué, plus la fille est réussie.

(Dr Besançon, Le visage de la femme.)

Georges Hébert, dans son ouvrage sur la beauté plastique féminine ({), prétend que « les femmes diffèrent des hommes seulement en ce qui concerne la fonction de reproduction », et pour lui l'expression «beau sexe » est uniquement galante.

Affirmation lourde de conséquences, car il en découle que les travaux de l’homme et de la femme seront sensiblement les mêmes et nécessiteront un entraînement physique identique.

Les médecins ne sont pas de cet avis. Il se peut qu'à l’origine, comme le Professeur Pehoux® en émet l'hypothèse,

l'homme et la femme furent égaux au physique en raison

des besoins qui étaient identiques. Mais actuellement la vie moderne nous empêche . de nous arrêter à de telles. consi- Dans un chapitre suivant, les comparaisons basées sur des chiffres et des expériences nous prouveront très facilement. le contraire.

On à étendu que jadis les femmes se battaient comme

les hommes; c'est peu probable. Notre professeur de rétho-

rique ne nous disait-il pas avec humour : « Les femmes ne se sont certainement pas beaucoup battues, si ce n est entre elles. » |

(1) HéBert, Muscle et beauté plastique féminine, Vuibert, 1922, p. M. (2) Denoux, Revue médicale de l'éducation physique, oct. 194, Bière, p. 6.

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ue ont voulu lui A tr «Autrement sentimentale que l’homme, nous dit le Profes- seur Dehoux @), la femme est née bien plus pour aimer que pour se battre. Elle n’est point physiquement organisée pour les luttes âpres. L'examen des autres espèces animales prouve ® d’ailleurs également qu’en règle générale la femelle, si elle sait défendre ses petits avec dévouement, n’est pas essentiellement armée pour la bataille. Le coq seul possède dés 5 ergots, seul le gorille. mâle est pourvu de canines. » {ne faudrait pas en conclure que nous tombons pour cela A . dans l'excès contraire, qui ferait de la femme une « poupée fragile », contre laquelle s'insurge si justement Georges . Hébert, et qui serait incapable de jouer un rôle utile dans ca société. È ; L CEE Différente de l’homme, elle Led: comme nous le verrons Ur jrs. loin, non seulemént par ses caractères sexuels primaires, - ne mais par ses caractères sexuels secondaires : la longueur de

à ses cheveux, F implantation de son ns pileux, la peau, son tissu adipeux important, et, quoi qu’en pense Georges

: Hébert, son « geste féminin ». Le La biométrie comparée de l’homme et de la femme, bien étudiée par Frantz Vandervael 4), et que nous avons consta- tée, montre qu'en ce qui concerne le poids : à taille égale, l’homme pèse environ 2 kg. 300: de plus que la femme. On s’attendrait à une plus grande différence; en voici l’explication : la femme compense sa carence musculaire par un panni- - cule adipeux plus important que celui de l’homme, mais de. moindre densité.

Quant à la taille, la femme est en moyenne plus -de 40 centimètres que l’homme.

Les dimensions relatives du thorax masculin sont ps for-

@) Denoux, Revue médicale d'éducation physique, janvier 4942, Bière, p. 26. - & “VANDERVAEL, Biométrie humaine, Masson, 1943, p. 92.

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tes que celles du thorax féminin, et la capacité us ‘est.

supérieure environ de 730 cm$ chez l'homme.

Pour le tronc et les membres, notons chez la ÉRue que

le tronc est proportionnellement pe long a les membres k

inférieurs plus courts.

“Le bassin : son ‘diamètre bitrochantérien: est nettement

plus fort chez la femme. dr AS

La différence entre la largeur des épaules et celle du bassin ë

est plus grande que chez l’homme.

La cuisse, d’après les recherches de Pendé, est plus courte chez la femme que chez l’homme.

La hauteur de la tête est sensiblement moins grande dans le sexe féminin.

D'autre part, la femme, si elle n’a pas toutes les DERNE tés de l’homme, lui est supérieure ou du moins. égale en certains points. NES

« La femme est plus résistante à la maladie, Presque tous

les centenaires sont des femmes.

- » Gley signale qu'en laissant mourir de faim quarante En et quârante chiennes, on constatait que tous les mâles avaient péri avant une seule femelle. L'expérience renouvelée par le froid a donné le même résultat.

» La guerre a montré le rôle considérable que la femme peut jouer en remplaçant l’homme dans le contrôle des machines. » (Dehoux) &). à La femme a sa destinée et sa plastique: elle est agilité grâce, souplesse, douceur. È L'homme a ses fonctions et son harmonie propres. Il a . l’apanage de la force et de la puissance.

N’en faisons pas des rivaux.

Au contraire, tous deux doivent se compléter harmonieu-

sement. La nature les fait se rechercher pour mettre à con-

tribution leurs facultés et donner la vie à un être nouveau que la femme élèvera, tandis que l’homme travaillera pour

(3) DEnoux, Revue médicale d'éducation physique, Bière, oct. 1944, p.93, 45%.

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\e cherchons pas à nd. ni femme, ét écoua vieille expérience du Docteur Besançon (6). |

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