CHAPITRE PREMIER L'ESTHETIQUE
Et l'harmonie est trop exquise
. Qui gouverne tout son beau corps Pour qué l’impuissante analyse 2 En note les plus beaux accords.
(Ch. BaupeLame; Les Fleurs du mal.)
— Les canons.
L’esthétique féminine a, depuis les temps les plus anciens, préoccupé les artistes. Ils ont cherché à définir les lois des proportions du corps féminin, comme en font foi les nome breux canons de l’antiquité. à
Or, ce qui frappe au premier abord, c’est que les proportions des divers segments du corps varient beaucoup d'un canon à l’autre. Ceci s'explique aisément pour trois raisons :
D'abord, parce que peintres et sculpteurs se faisaient une conception toute personnelle de la beauté idéale et de la plas- . tique, sans se soucier de la morphologie du corps humain . telle qu’elle se rencontre dans la nature. ;
Ensuite, parce que chaque race a une structure particulière.
Enfin, parce qu’on cherchait à faire d’un segment du corps une commune mesure, qui, comparée aux autres segments et à l’ensemble du cos était dans un rapport simple, mais qui variait d’un canon à l’autre. |
Le Grec Polyelète avait pris pour unité de mesure la lar- ‘geur de la main à la racine des doigts, soit « la palme».
Chez les Egyptiens, c'était la longueur du médius.
J. Cousin préférait la longueur du nez, et rs la hauteur de la colonne vertébrale.
La hauteur de la tête semble avoir eu le plus de succès et | s'avère comme une mesure des plus constantes et des plus
aussi an Rire de la tête @. Ainsi, il n’était pas pos- es ble de créer un canon universel. KE é
AÉARSESES La mods.