SCENE IV
Les Précéder», CATHERINE, sortant de la porte d gauche qu'elle referme et dont elle prend la clef.
TRIO
CATHERINE, à Eudoxie, tans voie Élisabeth.
U *M U !... WHI • réuni !
( Montrant ta porte à gauche.)
Je viens tic l'enfermer ici!
( Montrant ta clef qu'elle vient (Tâter Je la porte , et qu'elle tient à ta main.)
Voici U clef !...
( Apercevant Elisabeth.)
Dieu! son Altesse!
tÜTWXTK , bas à Catherine.
Qu'as- tu fait ?
cathehine, à part.
Quelle maladresse !
ÉLISABETH , regardant en souriant Kudoxie et Catherine.
D'où vient denc ce trouble ? .. et quelle eit l*a personne qu'avec mystère Vous tenez ainsi prisonnière?
t j Euonxin.
O ciel ! Votre Altesse croirait. .
Élisabeth , la regardant tuu/ours en riant.
Mais... si comme je le soupçonne ,
Il s'agit d'un tendre secret ,
D'avance je vous le pardonne...
Eu doxie , vi ventent et voulant la détromper. Madame*»
illSABETH.
Je sais ce que c'est!...
Et loin de vouloir vous trahir.
Que ne puis-je ici vous servir ?
( A Kudoxie.
Parle»! je voudrais vous servir!
CATHERINE, bas à Kudoxie.
Atl fait., elle peut vous servir!...
ENSEMBLE
ÉLISABETH
Allons , belle dame ,
Mon cœur le réclamé,
Ouvre*-moi votre une!
Parle* sans détours !
Croyez ma tendresse,
Oui , quoique princesse.
Moi Je m'intéresse Toujours aux amours!
CATHERINE
Allons donc, madame,
Son cœur le réclame ;
Ouvrez-lui votre aine!
Parlez sans détours !
Croyez sa tendresse .
Oui , quoique princesse ,
Elle sAutéresse Toujours aux amours !
KUDOXIE.
En vain dans mon amc ,
Contre cette flamme Le devoir réclame !
Mon cœur dans ce jour ,
Tout à la tendresse.
Cède à sa faiblesse !
Et comment sans cesse Combattre l'amour ?
CATHERINE, bas à Eu doxie.
Lors qu’a u (rcmeut l'on ne peut faire,
Il vaut mieux parler franchement!
( Passant près d'Elisabeth. )
Oui, c'est un jeune militaire Que nous faisons venir en secret...
ÉLISABETH , avec galle.
C’eit charmant!
CATHERINE
Mail dans un bon motif!
bu doxie , lui faisant signe de se taire %
[A la princesse.) üuî , madame ,
«Jm?u «.L
* dÀ
Je voulais préserver ses jours d'un Sort f»Ul ; Mais je ne l’aime pas... pen jure sur mon ame !
' ÉLISABETH , riant et a dgmi-yoix<
Et quand ta l'aimerais... où serait le grand mal ?
ENSEMBLE
Élisabeth.
Allons, belle dame,
Mon cœur le réclame ,
Ouvrex-moi votre ame!
Parle* sans détours!
J’aime la tendresse Et quoique princesse ,
Mon coeur s'intéresse Toujours aux amours !
CATHERINE
Allons donc, madame ,
Son cœur le réclame ,
Ouvres- lui votre ame,
Parlez sans détours !
Croyez sa tendresse ,
Oui , quoique princesse ,
Son cœur s'intéresse Toujours aux amours !
KUDOXIE.
En vain dans mon am« ,
Contre cette flamme I.ê devoir réclame !
Mon cœur sans détour,
Tout à la tendresse ,
Cède à sa faiblesse !
Et comment sans cesse Combattre l'amour ? j é j t ÉLISABETH.
Et cet amant vaut-il que l’on s'expose ainsi Pour le sauver ?
CATHERINE, à qui sa maîtresse fait en vain signe
de se taire .
Sans doute l H adore madame , Et c’est un cavalier si brave et si gentil !
Vous l'avez vul
ÉLISABETH , gaiment .
Vraiment !... et c'est...
CATHERINE, à demi -voix.
{ / . L« jeune Ditnilri !
ÉLISABETH , stupéfaite et toute tremblante d'émo- - 1 lion . ; 1 * f •
Dimitri ! qn'as-tudit ?.. lui que l'amour enflamme Pour ta maîtresse !
CATHERINE
Eh! vraiment oui!
ÉLISABETH. J
Qui pour un rendea-vous, pour U voir vient ici! CATHERINE.
Oui , vraiment !
( Montrant le cabinet à gauche et la clef qu'elle tient à la main.)
11 est là ! je l’ai conduit uuh- même !
Élisabeth , lui arrachant ta clef Ah,1 c’en est trop!
CATHERINE et BUDOXIl.
D'où vieot ce trouble extrême ?
ÉLISABETH , h part et douloureusement.
Ah! moi qui l'aimais tant!...
{ Avec colore.)
El ce Lestocq... et lui.»
M’abuser, me trahir et me jouer ainsi !
ENSEMBLE
ÉLISABETH
Oui , la haine succède À l'amour, au bonheur!
Oui , c’en est fait, je cède A ma juste fureur !
D'un pareil artifice.
D’un détour si honteux ,
Je veut avoir justice ,
Ils périront tous deux !
KUDOXIE et CATHERINE , regardant Elisabeth.
A sa bonté succède La haine et la fureur !
Mon Dieu, sois-nous en aide ,
Je tremble de frayeur !
Ah ! s'il faut qu'il périsse,
Si quelqu’un dans ces lieux Mérite le supplice ,
Me* punis que nous deux !
Élisabeth , se mettant à la table et écrivant d'un air agite,
Golofkin saura tout !... malheur à qui m'offense!.» EUDOXtK, effrayée .
O ciel !
ÉLISABETH , écrivant toujours.
Oui, leur trépas... assure ma vengeance ..
{A Eudoxie.)
Mais vous ne craignes rien... pour vous aucun dan-
Car ce n est pas de vous que je veux me venger :
( Appelant le domestique qui l'accompagnait à la deuxième scène )
Tiens... pars!...
( Lui remettant le billet quelle vient d'écrire. )
A Goloikin!...
( Le domestique sort.) ENSEMBLE.
ÉLISABETH
Oui, la haine succède A l’amour, au bonheur!
Oui , c’en est fait , je cède A ma juste fureur!
IUDOXIK et CATHERINE.
A sa bonté succède La haine et la fureur!
Mon Dieu, sois-nous en aide,
Je tremble de frayeur!
(Eudoxie et Catherine, sur un geste de la princesse , sortent par une des portes & gauche. )