MONSIEUR
Nous avons fondé, il y a un an déjà, une Revue littéraire que nous avons nommée : Revue des Alpes.
C'est, en effet, une revue de tout ce qui à fait jadis et de tout ce qui fait encore l'honneur de notre Dauphiné. Beaux sites et grands hommes, industries locales, mœurs et institutions, souvenirs antiques et faits contemporains : tout S’y trouve décrit, reproduit, commenté, analysé par les plumes les plus honorables.
Des hommes connus dans la magistrature, le barreau, l’université et l’industrie, ont bien voulu nous prêter leur appui désintéressé : ils savent qu'en écrivant dans notre Journal, ils travaillent pour le pays.
Nous-mêmes, nous n'avons pas d'autre but. Cette publication n’est pas une affaire : le prix de l'abonnement couvre à peine les frais d'impression. Mais nous avons cru que ce serait faire une œuvre utile au Dauphiné, que de publier une feuille où pussent se réunir, en qualité d'écrivains ou de lecteurs, tous ceux qui ont souci des intérêts et de l'honneur de la province.
Cette province, vous le savez, est moins connue des étrangers qu'elle ne le mérite. Nos montagnes sont aussi pittoresques que celles de Ia Suisse, dont tout le monde parle. Nous parlons tous les jours des nôtres, et nous voulons que notre voix soit entendue; elle ne peut l'être que si de nombreuses et patriotiques adhésions donnent à ce Journal, en présence du public, de la consistance et de l'autorité.
Nous avons donc besoin, pour réussir, du concouts de toutes les personnes vraiment Ale ItsE : nous avons osé compter sur le vôtre.
Le prix de l'abonnement est modique : 40 fr. par an. Pour ce prix, vous recevrez chaque semaine la Revue des Alpes, qui comprend huit pages grand in-4° à trois colonnes, et le Bulletin officiel où sont insérés tous les documents concernant les nombreux intérêts qui se rattachent à l'exploitation de nos chemins de fer, ainsi que la marche des trains pour les lignes du Dauphiné et de la Savoie (1). Nous vous remettrons à la fin de l’année une Table des matières.
Nous prenons la liberté de vous adresser l’un des derniers numéros de notre Revue. Vous jugerez vous-même si le programme que nous nous sommes tracé est véritablement rempli, et si nos efforts ne méritent pas d'être encouragés.
Nous osons le dire, parce que cela est vrai : aucun journal n’a encore réuni ici, dans un aussi court espace de temps, d'aussi nombreuses chances de succès ; aucun ne se présentera jamais devant vous avec des intentions plus désintéressées, avec une rédaction plus nombreuse et plus distinguée.
C'est au patriotisme que nous faisons appel : nous espérons que cet appel sera entendu.