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III. La discipline intérieure et la direction des écoles

60. Reprenant cettedivision du sujet, examinons d'abord quel est

LE MODE DE FORMER LE FOND POUR L'EDUCATION OU LES ECOLES PRI- MAIRE*5, (EDUCATION OR COMMON SCHOOL FUND) ET TOUT CE QUI RENTRE DANS LE DEPARTEMENT DE3 FINANCES.

61. Dans ce pays, comme partout ailleurs où la génération grandie n'a pas l'avantage d'être généralement bien instruite, l'on ne doit pas s'attendre que 1g ,zèle des parens pour l'éducation de leurs enfans, sera bien grand. Ne connaissant pas la puissance immense de l'éducation, les parens qui en sont privés, se tiendront plus ou moins en arrière. D'autres s'exagérant la valeur de l'aide et des services qu'ils reçoivent de leurs enfans, principalement dans les camprgnes, regard eroEt au profit pécuniaire actuel^ et négligeront de procurer à leurs -enfans, l'instruction et les bienfaits qui l'accompagnent.

62. D'ailleurs, l'expérience nous enseigne qu'en général, l'on fait peu de cas de ce qui coûte peu. Si l'on ne fait pas contribuer aux moyens de répandre l'éducation, ceux qui en ont le plus de besoin, ils l'estimeront peu, et se donneront bien peu de peine pour se la procurer.

63. Outre que l'on doit faire contribuer les parens, au fond pour l'éducation

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çt aux moyens de soutenir et mettre à exécution le système» on doit faire ensorte qu'ils s'intéressent au succès des écoles, et cet intérêt doit être tel, qu'aucun enfant en état d'aller à l'école, n'en soit exempté. Dans ma prochaine lettre, je déveloperai cette proposition.

LETTRE XVIÏ.

64. Pour empêcher le peuple de faire peu de cas de l'éducation, et créer chez lui de l'intérêt pour Finstruction, et lorsqu'il s'y intéressera, l'engager à envoyer les enfans à l'école, il faut avoir recours à une contribution pécuniaire^ par la voie d'une taxe directe.

65. L'on objectera qu'une taxe directe sera impopulaire, qu'elle excitera le peuple contre le fonctionnement du système, et qu'en conséquence on ne pourra atteindre l'objet en vue.

66. En réponse à ces objections, qu'il me soit permis de soumettre les observations suivantes. Une taxe directe n'est pas toujours, même pour celui qui la Y aye, un mode embarrassant ou onéreux de prélever un revenu quelconque, et si de même que dans le cas présent, comme on le fera voir, le peuple a moins à payer pour procurer aux enfans, une bonne éducation, qu'il n'aurait eu à contribuer indirectement, sous l'empire d'autres systèmes,' tout en ne leur fesant donner qu'une mauvaise éducation, il est clair alors qu'il est plus avantageux de taxer directement.

67. Outre la taxe directe que ne ressentira que très légèrement, chaque père de famille, on devrait imposer une amende à chaque parent qui n'enverrait pas ses enfans à l'école, le produit de ces amendes, devant être appliqué à l'achat de livres pour l'usage des écoles.

68. Ceux même qui n'approuveront pas le mode que je suggère, conviendront toutesfois, que ce sera le moyen de forcer les parens d'envoyer leurs enfans à l'école. Si après tout, il y a quelques murmures, ils seront de courte durée, et les avantages que procurera aux parens et aux enfans, l'éducation utile que l'on donnera à ces derniers, indemniseront bientôt et abondamment, de la mauvaise humeur passagère occasionnée par le mode que je suggère.

69. Il me parait que si toutefois, la taxe directe est d'abord impopulaire dans certains quartiers, ce ne sera dû qu'au défaut d'éducation de nombre de parens, et leur incapacité à apprécier les bienfaits de l'instruction. Faut-il donc attendre que la présente génération grandie ait disparu, pour proposer un système dont l'objet est de remédier au mal présent, et parer aux malheurs futurs encore plus grands.

70. Dans ma prochaine lettre, je ferai voir clairement, que .sous une administration convenable, les parens ont tout à gagner dans le présent système, sur les précédons, si on leur fait payer une taxe directe.

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